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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:44

 

Sur ma planète, il n'y a ni jour, ni nuit.

Et dans ma tour, pour tromper l'ennuie,

je joue prudemment avec les mots

à la lueur d'impossibles flambeaux.

 

De temps en temps je créé des moments magiques

en inventant sur deux temps, quelques petites musiques.

Une fois, un de mes facétieux harmonicas

avait perdu une note que l'on ne retrouvait pas.

 

Alors j'ai essayé vivement de souffler

à l'endroit ou elle devait se trouver.

Je fus transporté à travers mon souffle, dans un lieux

où se retrouvait les choses perdues de nos aïeux.

 

J'y trouva la note qui venait de s’égarer,

je la pris pour pouvoir la ramenée.

Un vieux corbeau me demanda si j'étais venu en guide.

Je ne suis rien lui répondis-je, je viens d'un monde de vide.

 

Ou à part moi, ma tour et mes créations

il n'y à rien, même pas un prénom.

Il me dit que de mon univers, certains étaient déjà venus,

il y a longtemps, bien avant moi et les anciens perdus.

 

Moi et ma note, on va chercher un chemin du retour,

voudrais tu venir avec nous jusque dans ma tour ?

Puisque rien ne le retenait, il accepta avec joie,

et nous avançâmes sur cette terre sans lois.

 

Peu après, je fis la connaissance du jour,

un être lumineux et plein d'amour,

il ne dit qu'il me connaissait,

car de chez moi il venait.

 

Un beau matin il s'était perdu,

et dans ce monde il avait chut.

Depuis, il ne pouvait plus se coucher

car en cet endroit il était prisonnier.

 

Émerveillé devant ma première journée vécue,

je lui dis que sa rencontre m'a vraiment émue

et qu'avec nous je serais heureux qu'il chemine.

Il ne se fit pas prier, et dit enfin je m'illumine.

 

Avec mes nouveaux amis,

nous partîmes chercher la sortie.

Au pied d'une montagne, il y avait un grand trou,

et malgré la clarté du jour, on y voyait pas un clou.

 

Le noir était si profond que nous fûmes un peu troublés.

Le corbeau dit alors qu'il ne fallait pas s'en effrayer,

à l'intérieure vivait la nuit qui jamais ne sortait,

et d'aussi loin qu'il se rappelle, celle ci pleurait.

 

Intrigué, je demanda au autres de bien vouloir m'attendre,

je voulais savoir si je pouvais la réconforter avec des mots tendre.

Elle était celle qui un soir s'était égarée

et qui depuis était dans cet antre terrée,

 

pleurant sur la terre dont elle était privée

dans cet endroit inconnus qui l'avait effrayé.

Je lui expliqua alors qu'avec une note,

un oiseau et le jour on cherchait une porte

 

pour nous ramener chez nous,

et qu'elle pouvait faire beaucoup

si elle acceptait de sortir et venir en notre compagnie.

Elle sécha ses larmes, et me pris dans son ombre réjouie.

 

En sortant, toute heureuse, d'un bond elle se précipita

dans le jour, son ami du crépuscule qu'elle croyait là bas.

Notre petite troupe se mit donc en chemin

à la recherche de l'endroit dont on ne savait rien,

 

un passage ou l'on retrouve ce qui c'est perdu,

sur cet astre qui nous était totalement inconnu.

Mais le piaf nous dit avoir vu

un être étrange, grand et velu,

 

il est passé il y a des lustres, sous une vieille arche

et sans l'avoir traversé, a disparut avec panache.

Dans l'idée que c'était l'endroit ou errant l'on retrouvait

la patrie perdue, nous suivîmes le corvidé qui nous guidait.

 

Au pied des ruines qui semblaient aussi vieilles que l'univers,

notre troupe se mit en branle, et d'un pas, passa au travers.

À mon grand étonnement, je me retrouvas dans mon fauteuil

avec mon harmonica et sa note retrouvée, qui chanta sans écueil.

 

J'étais serein de me retrouver ainsi,

au milieu de mon monde bien assis,

au crépuscule, qui se maintenait incertain,

jusqu'au moment ou je vis mon premier matin.

 

Que ce jour est plein de promesse

me dit le corbeau perché avec adresse

sur le grand lion de pierre

qui gardait ma porte cochère.

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Published by orcheon - dans fables
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commentaires

Quichottine 12/01/2012 23:53


Le corbeau a raison...


J'aime l'idée de la sérénité retrouvée... Ne te perds plus, Orcheon.

orcheon 13/01/2012 12:48



Ma tour de pierre


n'est pas sur terre,


il y à longtemps que je suis perdu


sur cette planète où rien n'est bien foutu.


Coincé dans ma chair


éternel hiver.


 


Mais bon, on est ici


alors faisons fis des soucis



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