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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 10:31

 

Bien le bon jour chères lecteurs, dans l'épisode précédent notre homme de fer a fait une rencontre qui l'a comblé de joie, une vieille qui lui a révélé l'emplacement de sa quête, alors sans plus attendre, allons le rejoindre dans son aventure pour savoir ce qu'il y a trouvé.

Bonne lecture.

 

 

La cave.

 

Quand l'homme de fer arriva à la cave indiquée par la vieille femme, il fut assez surpris par l’apparence des lieux.

C'était une bicoque en état de délabrement avancé en bois, tout en longueur, planté au milieux des vignes, s'écroulant sur un côté et flanquée d'une enseigne qui ne devait pas être pour rien dans l'effondrement du haut de l'auberge, annonçant en grosses lettres rouges « cave du cochon ».

notre bonhomme laissa sa roulotte à quelques distances du bâtiment en demandant à son chat de rester à l'intérieur pour garder un œil sur leur bien. Celui ci, ayant aperçut cet endroit sinistre ne se le fit pas dire deux fois, et acquiesça sans rechigner.

Cet ersatz de taverne mettait mal à l'aise notre ami, lui qui d'ordinaire ne se laissait pas démonter pour deux sous. Hésitant sur le seuil, il se décida finalement à entrer.

Lorsqu'il fut à l'intérieur, l’atmosphère du lieu le fit descendre d'un cran dans son assurance.

Il y faisait sombre, et le peu de lumière qui filtrait, venait d’interstices entre les murs. Les fenêtres étaient en partie bouclées par des planches, et les rares carreaux rescapés, noirs de crasse ne laissaient plus passer de lumière depuis belle lurette. L'ensemble n'était composé que d'une pièce s'étendant d'un bout à l'autre du bâtiment, flanquée d'un comptoir crasseux sur la longueur opposée.

Sur sa gauche, la partie effondrée était étayée par des bancs subtilisés à des tables qui n'avaient pas dus voir de clients depuis des lustres. Sur la première table à sa droite, propre selon les critères du lieu, seulement recouverte d'une ou deux couches de crasse, somnolait un gros homme tout rouge, une bouteille bien calée entre ses gros doigts.

En face de lui, derrière le comptoir, les deux frères Piquette l'observait. L'un, aussi costaud qu'il était grand, l'autre aussi petit que maigrelet, s'amusaient à la venue de ce drôle de client.

Après quelques instants qui parurent une éternité à notre ami, le plus petit dit à son frère :

« -et bien frangin, regarde c'que l'vent nous amène, se n's'rait t'y pôs notre alambic qui part en ballade ? »

Et ils éclatèrent de rire, ce qui eut pour effet de faire relever le nez du gros bonhomme qui ricana sans comprendre pour retomber direct le nez sur la table.

Notre compère, s’approcha des maîtres des lieux, et se présenta :

« -bien le bon jour messieurs, je suis l'homme de fer, et je...

-ah ben ça, s’exclama le grand, j'm'en s'rais pas douté, j'ai bien crus que t'étais en liège, et j'ai faillis te dé-bouchonner. Et ils éclatèrent de nouveau de rire. Ben moi c'est Sosse, et lui c'est mon frérot, et il s’appelle Broc. Mais j'vois pas ce qu'un gus dans ton genre viendrait traîner dans notre rade, nous on n'fait pas d'huile ici..

-à moins qu'il carbure au ch'tiot rouge comme nous aut' renchérit le petit. »

et sur ce mot d'esprit ils se mirent à rire de plus belle.

L'homme mécanique leur exposa la raison de sa venue, et son désir d'acquérir leur légendaire tire-bouchon. Les deux frères se regardèrent, et en lui faisant signe de rester où il était, s'éloignèrent du bonhomme de fer pour aller s'entretenir un peu à l'écart.

« -dis donc Broc, t'sais où qu'on l'a foutue s'te vieille rougne toi ?

-ben j'en sais rien moé, l'doit être queque part au fond d'ce bordel, tu crois qu'on pourrait en tirer un bon prix ?

-sûr frérot, t'as vus l'pigeon, d'façon, l'bitonio y reste là à pourrir dans un coin, et vus la dèche que c'est depuis qu'l'autre enfoiré de Satire Bouchon il à copier no't invention, c'est une aubaine à ne pas laisser passer. Vas juste falloir la jouer finaude pour en tirer un max, d'façon on n'aura pas d'autres occasions d'la vendre s'te merdouille.

-ouais, ben pour ça y faudrait déjà qu'tu l'retrouve l'picot, et pendant qu'tu cherche, j'vais y faire la causette à l'aut' tête de boulon pour essayer de l'gauger et voir ce qu'on peut lui soutirer.

 

À suivre...

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Published by orcheon - dans autres
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commentaires

millgram 27/08/2012 15:04


cré vin diou c'est du patois bourguignon ou bien?


 je rattrape les autres episodes, mais je sui spas sur d'etre plus éclairé!! lol

orcheon 27/08/2012 15:17



on va dire que c'est du parlé campagnard d'une autre époque dans un monde un peu loufoque...



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