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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:03

 

en cueillant des champignons

je suis tombé sur un gnome,

il avait l'air bien mignon

et pas plus haut qu'une pomme.

 

Pourtant il n'était pas vraiment charmant,

c'était un petit être désagréable

qui m'ordonnait de partir immédiatement

avant qu'il ne m'écrase sous un érable.

 

Il devait avoir des tendances suicidaires,

j'ai même pensé qu'il devait être fou

pour m'interpeller sur cet air,

il cherchait sûrement des coups.

 

Je lui ais demandé si il s'était regardé,

avec sa carrure de sauterelle.

Je pouvais sans efforts l'écraser

d'un seul de mes orteil.

 

Mais il se mit à rire

et disparut d'un bon.

Il venait de s'enfuir

sans explications.

 

Je criais que c'était digne d'un lâche

de lancer des menaces

et de disparaître dans une cache

quand il faut parler en face.

 

Mais j'entendis un rire lugubre

résonner à travers les bois,

et je vis avec étonnement un arbre

s'avancer lentement vers moi.

 

Le lutin me redemanda de poser ses champignons,

ou il ferait de moi du compost.

Mais je les avais trouvés, il n'en était pas question.

C'est alors que l'arbre me réduit en compote.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 12:31

 

Durant les siècles qui ont passés

j'ai parcouru le monde de ports en ports,

à la recherche d'une légende cachée

qui renfermerait un fabuleux trésor.

 

J'ai parfois erré en démon

en me déplaçant avec fureur,

rasant châteaux et maisons

dans un élan de mauvaise humeur.

 

Fouillant chaque pierre

qu'une à une je désolidarisais,

jusqu'aux fondations sous terre

au cas ou elles recèlerait un secret.

 

Tantôt me déplaçant en vagabond,

allant de villes en villages

me faisant inviter dans chaque maisons,

questionnant les fous et les sages.

 

À certaines époques j'ai remplacé la mort

dans son labeur aux quatre coins de la planète,

ne laissant derrière moi que des corps

après avoir farfouiller dans leurs tête.

 

Et finalement au milieux du 20ième siècle

j'ai mis la main sur une fantastique invention

qui me fit oublier l'objet de ma quête

et enfin me permis d'avoir chaud aux roustons.

 

Car dès la découverte de l'apparition du slip

je me suis quand même un peu radouci,

et ne prend plus tout le temps le monde en grippe

depuis qu'est confortablement installé mon zizi.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:13

 

C'est dans l'action

que naît la révolution,

c'est de la création

qu'arrive la destruction.

 

C'est dans le sang

que périssent les gens,

et depuis le temps,

ils ne savent faire autrement.

 

C'est dans la différence

qu'évolue la tolérance,

mais dans l'indifférence

s'entretient la souffrance.

 

C'est dans l'ignominie

que s'enrichissent les nantis,

et en soumettant la vie

ils créent leurs paradis.

 

C'est dans le rire

qu'ils s'emploient à détruire,

nous sommes là que pour les servir,

se taire et puis mourir.

 

 

(musique : "Walk this way" Aerosmith & Run Dmc )

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:34

 

toute tendance épuisée

en absence de nouveauté.

La routine annihile,

piétine ce qui fourmille.

 

Le présent dans l'absurde

se répand sur le monde.

Le ridicule s'installe

tel une pustule virale.

 

nuées de moutons décérébrés

plein d'émissions télévisées.

Populace de légumes

qui embrasse le bitume.

 

Détruisant par consommation

asservissant avec passion.

De leurs vœux priant

le grand dieu argent.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:01

 

comme la tour de Pise

j'ai la tête qui penche,

mais sans surprises,

c'est le cerveau qui flanche.

 

Alors pour s'efforcer de la redresser

il faut user de malice,

et le piéger entre deux seins bombés.

Mais ce n'est pas par vices,

 

c'est pour stimuler l’encéphale,

lui redonner du tonus.

Et aussi ré-aligner les cervicales

jusqu'à l'hypothalamus.

 

Mais la kiné strip-tease,

ce n'est même pas remboursé par la sécu,

alors j'improvise,

et me contente de rembourrages en papier cul.

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 13:01

 

Dans ce monde d’obsolescence

qui pousse à la dépendance,

des millions meurent de faim

dans cette consommation sans fin.

 

Tandis que les uns crèvent d’excès,

les autres périssent sur les bancs d'essais.

Milliard d'esclaves volontaires

faisant la queue pour se faire traire.

 

Et sur cette petite planète qui se meure,

les gens courent à la recherche du bonheur,

en achetant de l’inutile

sur des envies bien futiles.

 

Dans cette orgie d'exploitation

accélérant une totale désolation

s'étendant jusque dans les océans,

et plongeant la terre dans le néant.

 

 

 

(musique : Boris Vian "les joyeux bouchers")

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:44

 

Aujourd'hui, on va se promener dehors,

mais comme ça risque d'être un petit peu gore,

je me dois de vous avertir

de ce qui dans ces mots va venir.

 

Donc comme je viens de vous le préciser,

ce texte est interdit aux enfants et aux sorciers.

 

Pour les autres, accrochez vous à votre tête

et bonne lecture.

 

 

Pour la fête des morts

je descend au cimetière

et je lance un antique sort

pour les faire sortir de terre.

 

Ensuite, comme dans les films de zombies,

je prend une batte de base-ball.

Sur les décédés, c'est plus efficace qu'une scie,

car si on frappe bien, la tête s'envole.

 

En ce jour au milieu des tombes

c'est vraiment la fête

entre les corps qui tombent

après avoir perdu la tête.

 

Ce qui est vraiment amusant,

c'est de voir ces corps ramper au sol

et de leurs bras pourrissants

tâtonner pour trouver une tête ou une balle,

 

parce que si l'on laisse traîner un ballon

ils essayent de se le visser sur les épaules,

car même sans tête, un mort ça reste con.

Mais de jouer avec qu'est ce que c'est drôle.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 12:52

 

Je vous aurais prévenus.

 

En cette nuit d'Halloween, je me devais de vous inviter à une petite visite de mon blog.

Alors ce soir, dans cette ambiance à peine éclairée par la lueur d'une maigre bougie, glacés par les courants d'air qui s'engouffrent dans les couloirs lugubres, au son crissant de ma plume griffant le papier et à mon rire sardonique, je vous laisse en compagnie de mon majordome qui va se faire un plaisir de vous faire découvrir les lieux.

N'oubliez pas vos bonbons à la sortie, m'enfin si vous en sortez...

 

Bienvenue à vous, chères lecteurs. Laisssez moi vous débarrassser, n'ayez pas peur de mon facsièsss reptilien, et mes appendicses, oh ils ssont plus ssouples que des tentacules, mais le maître à dit que vous ne vous en offusssquerez pas.

Je sserais vôtre guide lors de scette visite. Veuillez ne ssuivre. Par issi je vous prie.

À oui, les crânes ssont des présents de scertains des illusstres invités du maître, ss'était des perssonnages qui l'avaient contrarié, et comme il est très clément, il laisse parfois courir.

Et de temps en temps, lors de récsseptssions, l'un de cses convive lui offre la tête d'un de cses importuns ssur un plateau, il raffole de csela.

Ssur votre gauche, c'est la bibliothèque, mais perssonne n'y entre ssans le maître, ou il n'en resssortirait jamais, on ss'y perd aisément, il y à plein de couloirs et de passsages ssecrets, des livres que l'on ne nomme pas et qui vous calcsine ssitôt que vous posez les yeux desssus, des trous de magie, et il y aurait même un rayon ou les livres sseraient redevenus ssauvages et vous dévoreraient si vous ossiez vous en approcher. Aller, assez parlé de cette pièce interdite, et venez avec moi au ssalon, la vraie vissite commencse issi. Voyez, à ma droite ssont expossés les écorchés préférés du maître, et à votre gauche sse ssont les ssujets d'expériencsses qu'il a fait pétrifier dans de la réssine pour une meilleur consservastion. Prenez par exemple scette femelle là, il voulait créer un prédateur implacable en fussionnant les gênes d'un félin, d'un glouton, d'une orque et d'un humain. Le résultat est allé au delà de sses esspéransces, du coup, il l'a tout de ssuite figée pour la consserver intact.

Voyez là, au fond du ssalon scette cheminée ssculptée de tous sces perssonnages, oui, sce ssont bien des petits démons, et ssi vous pouvez tenir à plusieurs dans le foyer, sce n'est pas par hassard.

Car ssi on ssacrifie dans le bûcher un nouveau né, il ss'ouvre un acscès direct dans les appartements de Lusscifer.

Passsons donc à la ssalle à manger qui malgré sses dimenssions est en ssoit on ne peut plus banale de même que la ssalle de bal qui la jouxte. Mais on peut y relever un détail des plus intéressants, le fauteuil du maître à la table prinsscipale. Finement sssculpté, il est tellement confortable que toute autre que le maître ss'assseyant dedans, s'y perdrait à jamais.

Je vous invite maintenant à me sssuivre au cuisines. Issi ont été accueillis les plus grands chefs maudits. Il y à été préparé les mets les plus rares et les plus exssquis. Il y a été préparé les derniers sspécimens d'espèssces éteintes. Voyez, pendus là, sse ssont des aigles royaux qui sseront farsscis à la diable pour le ssouper du maître.

Ah ! scette pièssce,...elle sert à découper les proies encore vivantes, mais sse n'est pas le ssujet de notre vissite. Nous, nous allons desscendre. L'esscalier de droite au fond des cuissines conduit aux appartements et bureaux du maître, et sselui de gauche qui nous intéressse, desscend dans les ssous-ssols. Il passse par la cour des êtres de l'ombre qui vivent ssous la demeure et desscend jussqu'aux catacombes qui ss'enfonscent loin dans less entrailles de la terre.

Par issi, ssuivez moi, il ne faudrait pas que vous vous perdiez par issi. Nous voisci jusste ssous les cuissines. Je vous préssente les aides cuisstot, sse ssont des trolls qui ss'occupent du garde manger.

Ici, dans sces scellules, nettement plus confortables que des cachots, vous en conviendrez, permettent de conserver sans trop de sstress la nourriture fraîche et en bonne santé.

Et voilà, la vissite ss'achève issi, si vous voulez bien prendre plassce dans vos nouveaux logements, les trolls sse feront un plaissir de vous insstaller confortablement.

Pour sceux qui sse voudraient récalsscitrants, ssachez qu'il n'y à nulle posssibilité de vous enfuir d'issi. Et d'ailleurs, il sserait sstupide de ss'aventurer sseul dans scette deumeure, un ssort encore plus funesste vous y attenderait.

Ssur sse, je vous ssalut bien bas, et je vous dit à un jour prochain. On sse croissera forscément lors d'un repas....et bonne nuit d'Halloween...HiHiHiii..

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Published by orcheon - dans autres
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:31

 

Le givre au petit matin

s'accroche à la cime des pins

et descend dans la vallée

recouvrir les lacs et les prés.

 

Dans un immobilisme surnaturel,

où aucun bruit ni son ne s'envole,

un nuage de vapeur

flotte en apesanteur,

 

attendant un courant d'air

pour l'emmener visiter la terre.

Sous une fine couche de glace,

un poisson furtivement passe.

 

Faisant onduler le calme de l'eau,

cassant sa surface en morceaux

dans des éclaboussures cristallines

qui cet instant de silence profane.

 

Lançant le signal du réveil

de la nature figée par le gel.

Estompant d'heures en heures

son immaculée blancheur.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 10:25

 

Je me suis attelé à la tâche éreintante,

de retarder mes coucous et tocantes

qui jonche les allées de mon vieux manoir

et dont les clefs débordent d'un grand tiroir.

 

Après avoir fini de toutes les remonter,

il m'est resté dans les mains une petite clef.

Après mûres réflexions,

je suis allé voir au donjon.

 

Tout en haut de la tour,

dans une pièce sans jour,

posée au centre sous un vieux drap malade,

se cachait une antique horloge à colonnades.

 

Elle semblait ne plus fonctionner,

mais lorsque je l'ai remontée,

les rouages se sont animés en cœur

comme si elle ne s'était arrêté qu'hier.

 

Il y avait plusieurs cadrans

gravés de signes différents.

C'était des alignements astronomiques

de plusieurs regroupements cosmiques.

 

Lorsque j'ai inséré la clef sous les chiffres dans la serrure de réglage,

les aiguilles se sont lancées anarchiquement dans une course sauvage.

Elles finirent par ralentir et reprendre leur cours.

Mais le cadran semblant donner les heures,

 

avançait de pas moins de cent quarante minutes.

Alors, j'ai tourné la clef pour remédier à cette faute.

L'erreur, c'est que c'était des millénaires,

et la pendule me projeta à une époque obscure

 

ou toute vie semblait avoir depuis longtemps désertée

ce lieu étrange parsemé d'indéfinissable roches taillées,

côtoyant d’impressionnants abîmes

d'où jaillissait de gigantesques flammes.

 

J'entendis un cri inhumain déchirer le silence,

semblant sortir d'une gueule d'où émane la puissance.

Et de l'épaisseur des nuages, aussi gros qu'une montagne,

sortit un dragon de pierre, suivit de sa compagne.

 

Voyant s'approcher ces êtres venus d'ailleurs

et ne voulant pas jouer les perturbateur,

j'ai retourné la clef dans l'autre sens

pour regagner le cours de mon existence.

 

J'ai fait aménager la tour pour plus de confort,

et ais rangé la clef dans un solide coffre fort.

Car quand on joue avec le temps,

on ne sait jamais ce qui nous attend.

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