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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 12:53

 

vois comment la folie à eu raison d'eux,

comment ils ont basculé vers l’innommable,

avec quel entrain ils créent des malheureux,

se gaussant d'être bons et respectables.

 

Sur un pari se joue une terrible guerre

qui de l'enjeu est leur ego,

dans un pays dont ils n'en ont rien à faire.

La conscience c'est pour les prolos.

 

Sur des bénéfices s'exploite le monde,

sautant d'une terre à un continent

où chaque parcelle un peu féconde

est saignée jusqu'à son épuisement.

 

Dans une soif avide de pouvoir,

ils noient dans l'immonde toute vie,

recouvrant d'un sombre désespoir

la planète qui lentement en périt.

 

 

 

(musique : Léo Ferré "Y'en a marre" )

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 10:49

 

sur un fil tout fin se tisse la vie,

s'accrochant à la toile de l'oubli,

guidée par la course de l'aiguille

se mouvant comme une anguille.

 

Plus fragile qu'une fleur dans le vent,

et tout aussi solide que du diamant,

s'effilochant sur le passage

des années qui le désagrège.

 

Chevauchant d'autres fils dans des croisades

pour former l'insondable trame du monde,

brodant inlassablement l'histoire

dans un immense foutoir.

 

Quand arrivée au bout du rouleau

que le fil tendu se brise sous le fardeau,

une vibration se fait ressentir sur la structure,

près de l'endroit où s'est produit la rupture.

 

Alors reste des bribes de son existence,

coincée sous les autres en apparence,

pour rappeler qu'il a fait parti du motif

du grand tout avant le départ définitif.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 14:23

 

quelqu'un

 

Mais quelle révolution sur la toile résonne,

ce sont les discours enflammés de personne.

Qui donc nous parle de liberté,

personne s'exprime sur l'égalité.

 

Qui nous crie notre responsabilité,

personne nous en donne les clefs.

Qu'ouïs-je de la politique

et de leurs douteuses pratiques.

 

Personne nous raconte la démocratie

et analyse comment elle a périt.

Qui avec autant de talent nous passionne,

c'est bien sûre le journal de personne.

 

 

Une fois n'est pas coutume, je vous ais parlé d'une chroniqueuse que je lis et écoute depuis un petit moment, bien que parfois je ne suis pas forcément d'accord avec ses mots(c'est rare..:) ..), je me sent tout petit en écoutant un tel talent. Voici le lien de sa page que je vous conseille d'aller visiter si ce n'est déjà fait et approuvé."Le journal de Personne" link

Et voici un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche..

 

 


 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:30

 

dans une bonne grosse pelote

abandonnée distraitement par un mouton,

j'ai trouvé une petite crotte

mais aussi, trois jolis petits boutons.

 

En les sortant, j'en ai tiré un pull

suivis d'une jupe bien légère.

Intrigué, j'ai refouillé dans la balle,

et en ais sortis une vétérinaire,

 

toute vêtue de sous-vêtements en dentelles.

Elle s'est justifiée par l'arrivée au centre du troupeau d'un loup,

qui a fait irruption en faisant claqué ses bretelles.

Elle s'était alors jetée dans la toison d'un bélier tout doux.

 

Mais l'animal totalement effrayé,

à laissé son pyjama pour s'enfuir.

Et c'est ainsi qu'elle est restée coincée

jusqu'à ce que je la fasse sortir.

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:22

 

Par un malencontreux effet pervers,

je me suis retrouvé la tête à l'envers.

Forcément, de cette position je voyais le ciel en bas

et ne pouvais qu'imaginer le haut à chaque pas.

 

Dans la vie de tout les jours,

ça peut vous jouer des tours.

Par exemple, quand vous vous servez un café,

vous avez la fâcheuse tendance à en mettre à côté.

 

Et si vous êtes un mec, et que vous allez aux toilettes,

ce n'est pas si évident de bien viser dans la cuvette.

Et quand je me retrouve dehors sous la pluie,

je ne vous dis pas comment le nez il se remplit.

 

À part le fait que si je me laisse pousser les cheveux

je suis sûre de ne pas me les retrouver dans les yeux.

Sinon, je confirme qu'il n'y a que des inconvénients

depuis que je suis au cou d'un adorateur de Satan.

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:17

 

Nageant dans cet air toxique,

on s'abreuve d'horreurs

servies à toutes heures

par le tapage médiatique.

 

Nourris d'un amalgame de matières explosives,

on se gave de nucléaire

aidant à ce que l'on digère,

avant qu'elles ne deviennent trop corrosives.

 

Comme une invasion de parasites

suçant jusqu'à la dernière goutte de sève,

sur la planète et sur le vivant on prélève

à foison sans jamais fixer de limites.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 13:29

 

C'est l'histoire d'un prince déchu

parce qu'il était par trop farfelu.

Tandis qu'à la cours on respecte le protocole,

monsieur folâtre, s'amuse à dépend et picole,

 

opérant moult tours pendables

sur l'assemblée des notables,

jusqu'à son vieux paternel le roi

qu'il à mis souvent dans l'embarras.

 

Ils ont bien essayer de le mettre sur le droit chemin

en lui imposant des responsabilités, mais en vains.

C'est ainsi que le dernier espoir de son père

fut de l'envoyer au loin pour faire la guerre.

 

Il l'a donc promus général

pour aller bouter son rival,

pensant qu'alors sur le champs de bataille

n'ayant guère le choix il se montre de taille.

 

Mais que nenni, car le petit facétieux

ne voulait pas envoyer de gens aux cieux.

Il remplaça les charges de poix par de la mélasse,

lancées au cœur de la mêlée, figeant les armées sur place,

 

pour le plus grand désarroi des monarques des deux empires

qui se mirent d'accord pour l’évincer de toutes cours et le bannir.

Mais il continu pourtant chaque jours à faire scandale

par des farces à la populace ou marchant nu en sandales.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:21

 

par une nuit sans réverbères

j'ai promené mon revolver.

Je lui ai tout d'abord fait visiter

les avenues et beaux quartiers

 

d’où l'on a rapporté plein de souvenirs.

Des colliers de diamants et de saphirs,

et de grosses valises

remplies de devises.

 

Après cela, je l'ai emmené à la rencontre

de grandes œuvres et de toiles de maîtres.

J'ai tout naturellement commencé par le musée Dali,

mais par un étrange phénomène il s'est tout ramolli.

 

Que pouvais-je bien faire d'une d'une tel arme

qui ne ferait aucunement peur aux gendarmes.

Bien sûr, j'ai pris mes jambes à mon cou,

car la sécurité n'avait plus peur du tout.

 

Et bien finalement je l'ai collé sur un tableau,

et comme tout le monde le trouve trop beau,

je l'ai mis en vente sur un site d'enchères.

Car en fin de compte, ça rapporte plus l'art.

 

 

(musique : "downtown revolver" the bloody hollies )

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:42

 

dans les yeux du maître

se reflète l’apprenti

qui lentement s’épanouit,

apprenant pour mieux renaître.

 

Dans la main du mendiant,

brille le don du généreux

offert à un plus malheureux

pour survivre encore un instant.

 

Dans le cœur du fils,

bat la fierté du père,

voyant grandir sa chair

et le dépasser en malice.

 

Dans le souffle du dormeur

s'animent les rêves

dans une félicité brève,

remontant le ressort pour des heures.

 

 

(musique : Billie Holiday, "let's all the whole thing off".)

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 08:27

 

vous souvenez vous ma chère,

cette nuit où vous fûtes si légère.

Vous couchiez avec passion

les mots de la déraison.

 

Était ce là des folies de jeunesse

ou seulement un signe de faiblesse

derrière cette volonté

de vouloir tout dompter.

 

Ce moment ou vos écrits

se mêlaient à vos cris.

Où pour de furtifs instants de fureur

vous vous plaisiez à briser des cœurs.

 

Mais la vie ne vous a pas donné raison,

et lentement à distiller ses poisons.

Transformant vos rires éclatants

en miaulements enroués et grinçants.

 

De ceux que vous eûtes connus

lorsque vous sortiez à demi nue,

ne reste que des bribes de souvenirs

dans un grand vide sans plus un sourire.

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