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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:41

 

Sur les ailes d'un poisson volant

j'ai traversé de sombres océans,

explorant des îles perdues

avec l'aide de ma longue vue.

 

J'y ai croisé de grands crabes mangeurs de rêves

enveloppant leurs victimes d'un sommeil sans trêve,

des envols de chatoyants papillons butineurs de pensées

qui vous harcèlent jusqu'à ce que vous soyez à cours d'idées.

 

J'ai vus des eaux infestées de poissons flottants

qui n'avaient vraiment rien de charmants,

avec leurs rangées de dents acérées

pouvant vous manger tout entier.

 

Apercevant parfois une tortue solaire

plongeant pour aller éclairer le fond des mers.

Jusqu'à ma destination finale, une plage de rochers sans fin,

abritant des crevettes à piment et regorgeant de délicieux chérubins.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 13:23

frog

Un jour, une grenouille de papier

qui ne savait pas du tout nager,

sauta sur le rebord d'une fenêtre

et un coup de vent l'envoya paître.

 

Elle se posa comme une feuille

sur le rebord d'un gros écueil.

Sachant que sa matière

ne s'accorde pas avec la mer,

 

elle frissonnait au son du ressac

de peur que les gouttes d'eau l'attaque.

Alors qu'elle réfléchissait au moyen de s’échapper,

elle vit dans le ciel, une forme qui près d'elle vint se poser.

 

C'était une grue rouge en buvard

qui bravait l'eau d'un sombre regard.

Elle proposa alors au batracien

de la conduire vers un autre destin.

 

La grenouille sauta de joie,

et dans la seconde accepta.

C'est ainsi qu'elles s’envolèrent

profitant d'un léger courant d'air.

 

Elles finirent par trouver un endroit sec

dans une monumentale bibliothèque.

Une puce électronique

qui était bourrée de tics,

 

vint pour les y accueillir

et dans le registre les inscrire.

Elle leur demanda dans quelle section

les classer avant de leur mettre le tampon.

 

Nous sommes venues nous abriter, dit la grue,

nous ne sommes point des livres perdus.

C'est la règle, dit la puce, vous êtes de papier,

alors ici vous vous devez d'être classés.

 

Ne pouvant s'en satisfaire,

elle ne se laissèrent pas faire.

La grenouille sauta sur les étagères,

et l'oiseau la rejoignit par derrière.

 

Et ainsi voyant du haut de leur perchoir

les gens se plonger dans des histoires,

ou discourir sur des traités de philosophie,

autour d'une table en chuchotant entre amis.

 

Sur le rayonnage du dessous, un dictionnaire des arts

leur suggéra d'aller parmi les allées, trouver un livre rare

se trouvant sur la plus haute étagère

et qui dormait sous un tas de poussière.

 

C'était un vieux livre chinois

qui les salua avec grand émoi.

Il leur parla pendant des jours d’origamis,

et d’œuvres si parfaites qui soudain prennent vie.

 

grue

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 14:08

 

On l'a traîné de force

jusque dans la fosse

à cause de sa différence.

On en a fait un tas d'os.

 

Celui là clamait ses opinions

sur ce triste mode de vie

voué au pillage et à la destruction,

basé sur le pouvoir et l'envie.

 

Mais personne ne voulait l'entendre

de peur de risquer un changement.

On à préféré le fustiger et le faire pendre

pour garder une conscience d'innocents.

 

Nous avons malheureusement perdu le combat

d'un vrai monde de justice.

Car ceux qui dominent la nature et les lois

ont fait de la liberté un vice.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 09:50

 

Nous avons perdu le temps,

engloutit dans le néant.

Les aiguilles se sont depuis affolées,

à toute vitesse se sont mises à tourner.

 

Toujours pressés nous avançons

précipités vers le mur du son,

laissant derrière les instants de la vie à jouir

sans se concocter des plans d'un radieux avenir.

 

Emportés par cette fuite du temps incessante,

la vision ne vas plus au delà d'un tour de tocante,

égarés dans cette quête des secondes,

englouties par ces recherches infécondes.

 

Le peu qu'il reste, taxés par les marchands du temple

est dévoré par les images empoisonnant qui les contemplent.

Il nous restait encore l'espoir de l'espace,

mais il à aussi disparu par manque de place.

 

 

(musique: Noir désir "l'homme pressé")

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 09:59

 

Aujourd'hui, je vous propose un petit texte

qui est partit hors de contrôle

et où il n'y a rien de drôle,

il pourrait même vous faire perdre la tête.

 

C'est pourquoi il est formellement interdit

aux enfants et à ceux qui aiment le whisky.

 

Pour les autres, accrochez vous bien au ballon,

et bonne lecture.

 

 

Il courrait après le ballon

parce qu'il voulait le pompon.

Et à la buvette, son paternel tout fier

l'encourageait en buvant des bières.

 

Il le voyait déjà champion

lui rapportant des millions.

Au retour d'une défaite amère,

il déchargeait sa haine sur la mère

 

et après s'écroulait sur le canapé

envoyant le sportif au lit sans manger.

Quand une demi bouteille de whisky plus tard

après que ses neurones aient sombré dans le coltard,

 

il s'endormait dans de terribles ronflements.

En silence et en souffrance, la maman

allait chercher de la nourriture

pour sustenter sa progéniture.

 

Mais un soir elle n'était pas venue le voir,

alors que la faim le força à se mouvoir,

il sortit de sa chambre à pas feutrés

et aperçut sa mère dans un coin allongée.

 

En s'approchant pour la tirer de son sommeil,

il vit dans une larme sa vie s’envoler tel une abeille.

Alors, en faisant cesser ses pleurs,

il s’approcha du vilain dormeur.

 

Il lui brisa sa bouteille sur le front

et lui planta sous la gorge le tesson,

il continua ainsi longtemps à le planter

jusqu'à ce que la tête se soit détachée.

 

Et après avoir enfilé ses chaussures à crampons

il envoya cette balle s'encastrer dans la télévision.

Ensuite, tranquillement il se changea, pris ses affaires

et partit, en laissant derrière lui un brasier d’enfer.

 

 

 

(musique: riders on the storm "the doors")

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 19:48

 

Dans les champs de l'impossible,

j'y ais élevé des probabilités

en rangs d'oignons éclatés

avec les outils de l'improbable.

 

Curieusement il y a poussé des fleurs du mal,

aux couleurs très curieuses

et extrêmement épineuses,

pour qui en approche deviennent fatales.

 

Quelques titans éparses

avaient jaillis

tel des radis,

juste la tête qui dépasse.

 

J'ai finalement pus récolter

de doux fruits de chaleur

qui vous comble le cœur

mais où il n'y à rien à manger.

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:22

 

Sur les lointains rivages

d'une mer sans age,

de puissantes vagues en rochers

sur la grève s'étaient pétrifiées.

 

Face à elles, un géant de feu,

la main sur le front se tenait anxieux.

Son incandescence s'était cristallisée

dans un immobilisme forcé.

 

En le traversant, les rayons du soleil

projetaient une ombre vermeille,

recouvrant la plage des larmes de sang

versées devant ce spectacle désolant.

 

Les ruines d'une cité née des profondeurs de la terre

s'élevaient au loin, faisant front à cette morte mer.

Ses puissants monuments façonnés dans le magma

aux faîtes effondrés à leurs pieds gisants en tas,

 

entrelacés dans une harmonie fantasque

formaient un organisme titanesque,

exposant son cœur

aux affres de la douleur,

 

s'élevant rageusement de cet univers désertique

où le sable s'opposait à cet océan de roches métalliques.

Des réminiscences de vents depuis longtemps oubliés

effleuraient encore parfois ce monde à jamais figé.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:11

 

On nous a promis la lumière

avec l'arrivé du nucléaire.

Ils nous ont servit des discours menteurs

pour nous refourguer leurs réacteurs.

 

Et dans tout ce cirque façon Barnum,

ils nous ont imposer leurs radium

en nous disant, 'c'est sans danger'

tant que vous êtes bien isolés,

 

dans un solide bunker en béton

à dix mètres sous votre maison.

Et puis surtout c'est une énergie pour eux fort rentable

plus chère mais rapportant plus que le renouvelable.

 

Finalement ils nous ont offert une guerre

avec livré en prime un éternel hiver.

puisqu'il à suffit d'une petite journée d'abandon

aux centrales pour s'élever en brillantes explosions.

 

 

(musique: exil sur planète-fantome "H.F.Thiefaine")

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:13

 

En explorant le monde calciné

par l'incendie de la cupidité,

j'ai vus la danse de l'atome

éliminer un à un les mômes,

 

l'invasion de l'industrie chimique

entretenir le vent de la panique,

sur cette triste planète aseptisée

rendant tout égal dans la fragilité.

 

Où le calibrage est devenu une norme

tendant vers l'uniformisation des Hommes,

créant une vie sans saveurs

pour mieux imposer le labeur.

 

Génération d'esclaves volontaires

formatés depuis l'école primaire

par une propagande exterminatrice

embrassée tel une religion protectrice.

 

 

 

(musique: Hells bells "AC/DC" )

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:00

 

Un jeune homme désagréable

avait sortit son téléphone portable

pour nous imposer sa musique

qui me faisait tourner en bourrique.

 

Alors j'ai pris mon harmonica

pour couvrir son brouhaha,

mais il en a monté le son

pour couper ma contestation.

 

Il n'était pas question que je laisse faire,

alors j'ai farfouillé dans affaires

et en ais sortis ma trompette,

là, il s'en ai pris plein la tête.

 

Son appareil de haute technologie

conçut pour polluer par le bruit,

n'a pas tenu longtemps

face au son du vent.

 

 

 

( musique: the green hornet thème "trompette")

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