Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:36

 

D'un dessin de mélancolie

le ciel et les ombres se confondent dans le gris,

l'attente lue sur les visages

aux regards perdus sur d'autres rivages

se transforme en profondes rides,

grossiers traits creusés de vide.

 

Le paysage semble se recroqueviller

comme pour éviter d'y être regardé.

Pris dans cette sombre spirale

tournant dans un rythme infernal,

trouble la totalité du tableau

semblant faire ressortir tout les maux.

 

Arrive alors une vague de froid

qui s'insinue sournoisement par le bas,

figeant d'un coup tout l'ensemble

sans que le moindre brin ne tremble.

 

Dans ce monde devenu blanc

sous le pinceau un peu rageant

du peintre insatisfait

d'un sentiment trop peu abstrait.

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:58

 

Je déplore ce manque d'humanité

qui sévit sur cette terre,

ce désir tordu de s’entre-tuer,

ce besoin de faire la guerre.

 

La plus grande des déficience

de ces êtres qui semblent si méchants,

ce sont leur manque d'intelligence

qui leur font détruire leur environnement.

 

Leur faiblesse, cette envie de domination,

de faire des esclaves de leurs congénères,

cette habitude de raser et bétonner des régions,

de briser, de tuer, de se complaire dans la colère.

 

Quel est ce besoin de se prendre pour un dieu,

de décider pour les autres,

dire ce qui est bien pour eux ou alors odieux

en se prenant pour de bons apôtres.

 

Faisant fit de toute morale

ne respectant qu'une loi,

celle de celui qui tire les balles

et qui se prend pour un roi.

 

 

( Musique : miséréré à 9 "king's collège" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 12:14

 

Depuis que mon cœur est parti,

il y a mon âme qui frémit

et mon sang qui se refroidit.

Mes membres se sont figés,

mes os se sont alors effrités

et mes dents ne font que claquer.

 

Je contemple de mon banc

le manège des passants

et les jeux des enfants.

Je regarde simplement tomber le soir

et les ombres s'allongeant sur le square,

appelant l'obscurité et le désespoir.

 

C'est l'heure que choisit la tourmente

pour pousser les paumés sur la mauvaise pente

et leur insuffler des pensées méchantes.

Ils se transforment en dealers de poisons

que distille les veines de nos prisons

pour engendrer le malheur et la destruction.

 

Lorsque pointe le petit matin,

disparaissent les derniers mutins,

laissant traîner les restes de leur festin.

Cadavres abandonnés aux charognards

en quête de chaos dès la sortie du plumard,

suivi au lueurs du soleil par des hordes de cafards.

 

Cette population en déchéance

qui ne compte plus que sur la chance

pour sortir de leur vie de souffrances.

Zombies en attente de rédemption,

troupeau décérébré de moutons

qui stagne saison après saison.

 

Et l'herbe lentement se meure

dans ce parc où s'installe la terreur

d'où pourtant ne s'élève aucune clameur.

Chacun y continue son chemin solitaire,

sans le moindre petit regard en arrière

en longeant chaque jour de nouvelles barrières.

 

 

(musique : Saez "jeune et con" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:52

 

En quête du temps

j'ai pris les devants

en laissant courir les années

pour mieux les rattraper.

 

J'en ai d'abord pris par paquet de trois

que j'ai secouées et remises à l'endroit,

ensuite j'ai attrapé des paquets de dix

que j'ai mis de côté pour les prémices.

 

J'ai pioché par ci par là quelques années

que j'ai mises à sécher pour les saupoudrer

sur une poignée de millénaires

que j'ai dégusté en dessert.

 

Je me suis alors préparé une brassée de siècles

que j'ai délicatement disposé en arc de cercles

pour avoir une meilleur vision

du devenir des civilisations.

 

J'ai juste bloqué une semaine

pour tenter d'éradiquer la haine,

et puis je me suis donné un mois

pour vivre la vie d'un roi.

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 23:15

 

À crever sur le trottoir

le carmin du sang s'écoulant

de ce gros trou noir

d’où s'échappe le cerveau fumant,

 

grillé par cette balle

que tu me destinais depuis le début

de cette histoire banale

que tous les deux nous avons eu

 

avec ton air désolé

que tu as quand tu fais une vacherie,

lorsque tu as tiré

en souriant tu me l'a servi.

 

Le sourire depuis à reconquis

ton visage à qui il manquait

sans moi tu te sens plus jolie

jusqu'au prochain banquet

 

où tu rencontreras un cœur à conquérir

que d'une main experte prend dans ses filets

que tu choieras jusqu'à en pâlir

et que de ton revolver tu le cocheras sur ton carnet.

 

 

Repost 0
29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 17:37

 

Un jour, il est possible que vous fassiez un pas

et qu'il vous emmène à des lieux de là.

Que vous vous retrouviez dans un monde inconnu

en plein milieu d'une gigantesque avenue

 

bordée de lacs et de profondes forêts

où chantent des oiseaux et des criquets.

Et que dès la seconde enjambée

vous soyez d'un coup propulsé

 

dans une immensité désertique

où trônerait une vieille boutique

qui proposerait toutes sorte de babioles

et d'huiles étranges dans de petites fioles.

 

Au troisième pas il se pourrait que vous vous perdiez,

mais là il ne faut surtout pas que vous paniquiez,

ou vous seriez aspiré dans une terrible chute sans fin

sans la possibilité de faire un pas plus loin.

 

Et donc serein vous entamez le quatrième

qui au pas de votre porte vous ramène

où vous rentrez pour prendre du repos

jusqu'à ce que vous rechaussiez vos sabots.

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 14:48

 

La mobilité dans l’immobilité

d'un océan sans gravité

où plongent d'en bas

des oiseaux de bois.

 

Une intense végétation

s'élevant en lévitation

déchire la musique du silence

par le chuchotement de son essence.

 

La violence des orages

de ciels sans nuages

lancent leurs éclairs

plus clairs que l'air.

 

Des rafales de vents féroces

sans le moindre souffle ni force

détachent les étoiles

suspendues à la toile.

 

D'insaisissables lumières sombres

projettent d’improbables ombres

s'étirant en brumes évanescentes

éclatées en fleurs iridescentes.

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 17:36

 

Perché sur le sommet du monde

un corbeau déversait sa faconde

en interminables tirades

qu'il déclamait aux dryades.

 

Celles-ci flattées de tant d'attentions

lui proposèrent de devenir leur échanson.

Le corvidé fou de joie

tout aussitôt accepta.

 

Il était le plus heureux au près de ses muses

à leur servir de fraîches boissons exquises.

Mais dans ce cadre idyllique

il devint bien vite alcoolique.

 

Rentrant de plus en plus tard,

le plumage tout en pétard,

en oubliant de glorifier ces damoiselles

et plongeant son bec dans toutes les gamelles.

 

N'y tenant plus, les belles en colère

rompirent alors sont contrat aviaire

et le chassèrent du grand arbre

sans aucun préavis ni palabres.

 

Depuis, notre ami a dessoûlé

et ne croasse plus aux divinités

mais part écumer les bars

avec son collègue le renard.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 14:10

 

Coincé dans ce corps

je suis déjà mort,

perdu dans les méandres de ma tête

j'entends sonner un chœur de trompettes.

 

Brisant mes chaînes

que je laisse à la traîne,

je part pour un éternel

voyage dans l’irréel.

 

Quand le temps d'un soupir

s'écrit les pages de l'avenir,

je survole la trame des songes

que j'absorbe tel une éponge.

 

De là, je pars dans l'abîme du temps

pour contempler la migration des titans

en route pour le grand chaos, leur dernier grand combat,

celui de la fin de toute chose dans l’immensité de l’au-delà.

 

Et je me perds avec délice dans l’éther

à contre courant des ondes de l'univers,

en compagnie des placides cétacés de cristal

qui évoluent avec grâce à travers le voile.

 

 

 

(musique : Richard Strauss "ainsi parlait Zarathoustra" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 17:31

 

La course du temps est devenue folle,

les montres molles batifolent et caracolent.

Tout à l'heure, mon horloge comtoise

s'est mise à égrainer les framboises.

 

Elle n'était pas du tout à l'heure,

mais déboussolée et toute en pleurs.

Le balancier ne se balançait plus,

mais faisait des sauts touts tordus.

 

Les vieux d'un coup ont rajeuni,

et les jeunes, et bien ils ont vieilli.

Quand aux aiguilles de mon antique tocante

elles zigzaguaient et étaient toutes branlantes.

 

Tout ça c'est de la faute du vieux coucou

qui depuis plusieurs jours est devenu fou,

il s'est envolé de sa pendule

pour aller picorer des pilules.

 

Des trucs pas vraiment très nets

qui l'ont fait tomber sur la tête.

Depuis, il n'a toujours pas voulu réintégrer ses pénates

et au lieu de compter le temps il se prend pour un mainate.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article

Bienvenue !

  • : orchéoniades
  • orchéoniades
  • : Bonjour, ou bonsoir, visiteur, ici tu découvriras des textes sous toutes formes, humour noir, humour, et poésie. En proses je dispose de mes écrits.
  • Contact

blog vert.

Recherche