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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 10:12

 

Il y avait dans un pays fort lointain

un monarque qui aimait les points.

Tant et si bien que à travers tout le royaume

il n'y avait qu'une loi pour plaire au bonhomme.

 

D'un bout à l'autre du pays

rien ne pouvait être unis.

Du coup, on ne laissait pousser

que des végétaux mouchetés.

 

L'écriture étant composée de petits points,

les histoires se ressemblaient plus ou moins.

Les routes comme les chemins étaient couverts de pois,

on en recouvrait les maisons, des murs jusque sur les toits.

 

La mode, forcément suivait ce caprice,

et avait tendance à accentuer les vices.

Celui qui osait sortir sans taches de rousseurs

on lui en tatouait au fer rouge pendant des heures.

 

Un matin, un homme se présenta à la cour

affublé de curieux et blasphématoires atours.

Il était vêtu de la tête aux pieds

de frusques pleines de carrés.

 

En le voyant apparaître comme ça,

le roi en eut une crise qui le terrassa.

Personne ne sut quoi faire

en face d'une telle affaire.

 

Tout le monde s'attendait à voir arrivé le bourreau

mandaté par le roi pour s'occuper du type à carreau.

Mais le subit trépas du monarque

laissa le peuple totalement patraque.

 

Et on ne sut pas quoi en faire

de cet homme si peu ordinaire.

Alors que le pays était encore en pleurs,

il s'installa non loin de là comme tailleur.

 

Il y faisait des chemises de bûcheron,

à grosses rayures rouges et marron.

Il y fait aussi du tissus écossais,

c'est ce qu'il vend le plus il parait.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 09:58

 

Déplacement sans mouvements

d'un voyage permanent

découvrir l'infini de l'éther

au confins de l'univers.

 

Rêves sans substances

brillants de leur absence

pour une pensée de vide

aux idées arides.

 

Présence du néant

inconscience de l'instant

l'oublie se fait forme

au manque des atomes.

 

Aucune longueurs d'onde

ne se reflète en ce monde

royaume de ténèbres éternelles

ou la couleur est un mythe irréel.

 

Attente interminable

d'un instant agréable

que l'on guette dans le lointain

et qui pourtant jamais ne vient.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:06

 

Il ne faut pas penser,

juste ressentir et poser

sur une feuille de papier

un thème pour débuter.

 

Ensuite, vous laissez courir le crayon,

les lettres sous vos yeux apparaîtront.

Il suffit d'y rajouter quelques précisions,

pour pouvoir faire changer les émotions.

 

Le problème avec cette méthode,

c'est que souvent les mots débordent

et finissent par se retrouver en désordre

tout en transformant les lignes en codes.

 

Il faut pour remédier au problème

séparer ceux qui veulent un poème

de ceux qui proposent la bohème.

Vous les placez alors dans un théorème.

 

Ainsi vous les mettrez au pas

tout ces mots sans foi ni loi.

Et si il y en a un qui se débat,

alors vous l'effacez de là.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 12:23

 

Par une belle nuit totalement noire,

mon corps se changea en brouillard.

Je pus alors sur les ailes du vent,

parcourir les terres et les océans.

 

Grisé, je naviguais entre les nuages

et me faufilais dans d'étroits passages.

Quand soudain, au petit matin,

le charme pris soudainement fin,

 

je planais alors au dessus d'une ferme,

ou se disputait un homme et une femme.

Retrouvant mon corps de chair,

je tomba comme une pierre.

 

Par chance, j’atterris sur une botte de foin,

mais sous les yeux des fermiers du coin.

Et comme mes habits

ne m'ont pas suivis,

 

j'étais aussi nu qu'à mon tout premier jour,

et de chuter à poil dans la paille vaut le détour.

Des pics se fichèrent dans des endroits improbables

de ma délicate anatomie affreusement mise à mal.

 

Bondissant du tas, sous les regards étonnés

des paysans qui se retenaient de rigoler.

Un peu confus, de mon apparence,

mais surtout perclus de souffrances,

 

je tentais d’ôter une paille plantée dans mon derrière,

mais un type s'approcha, par chance il était vétérinaire.

Il enleva les brins qui me perçait de toutes part,

et me désinfecta avec un onguent pour les porcs.

 

On me proposa gentiment un sac de jute

que je ne pus porter que comme jupe,

le pire c'était que je me trouvais dans un village

ou je ne comprenais pas un mot de leur langage.

 

Alors j'ai marché pendant fort longtemps,

mon ombre s'étirant dans le soleil couchant,

la démarche mal assurée comme un homme saoul,

et bien oui, c'est pas facile pied nus sur les cailloux.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:02

 

Il est grand temps de se mettre au jardinage,

mais, ce n'est pas réservé aux enfants sages.

Il faut d'abord, commencer par bêcher le jardin,

ça c'est facile, il suffit de demander à un voisin.

 

Il sera si content de vous montrer l’efficacité

de sa machine infernale qui le fait cavaler.

Mais il faut bien rester vigilant,

car il peut vite prendre de l'élan,

 

et se retrouver à vous labourer

les racines des arbres fruitier.

Si il a vraiment perdu le contrôle du motoculteur,

arrangez vous pour qu'il se dirige sur sa voiture.

 

Maintenant que l'on a retourner la terre,

il vous faut penser à inviter le beau père.

Après un bon petit repas volontairement bien arrosé,

vous lui dites que vous ne savez pas comment sarcler.

 

Surtout ne tarissez pas de compliments

sur son magnifique jardin si pimpant.

Et alors, grâce à son orgueil et un peu l'alcool,

il va vous montrer comment on ratisse le sol.

 

Voilà, votre potager est prêt à accueillir

les semis, et les plants parés à grandir.

Pour le métrage du terrain, ne vous faites surtout pas de soucis,

dites aux enfants que vous voulez voir leurs progrès en géométrie.

 

Bien, les piquets sont donc plantés bien droit,

les trous alignés et les sillons pas trop étroits.

Vous pouvez dire à votre femme que pendant qu'elle repique ses fleurs,

elle n'a qu'à planter les graines et les boutures qui lui tiennent à cœur.

 

Et voilà, votre petit potager est désormais prêt,

il ne vous reste qu'à clipser l'arrosage sur le robinet.

Je vous assure que depuis que je l'entretiens par procuration,

mon jardin n'a jamais donné d'aussi beaux légumes de saison.

 

Surtout il vous faut feindre la surprise,

quand votre épouse pique une crise,

et vous dit Ah parce que maintenant il faut que je ramasse,

décidément tu n'est rien d'autre qu'une grosse fainéasse.

 

C'est comme avec son paternel,

vous lui jouer la fibre maternelle.

Mais chérie, le jardin fait tellement plaisir aux enfants

qu'il serait cruel de ne pas les laisser jouer en désherbant.

 

Alors, vous voyez, ce n'est pas si dur,

d'avoir de beaux légumes bien mûrs.

Il suffit d'un peu de bonne volonté

de la part de votre famille bien aimée.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:13

 

Quoi ? Non mais, je ne vous ais jamais parlé de la musique

quel oublie impardonnable, c'est pourtant si fantastique..

Jusqu'à ce que ce satané xylophone,

se mette à vibrer au son du téléphone.

 

Ou que la grosse corde du violon,

en cédant vous lacère le menton.

Et qu'en voulant jouer de l’harmonica,

vous vous coinciez la lèvre du bas.

 

Quand il tape le soir sur son djembé,

et que ses mains se mettent à saigner.

Je ne vous parle même pas du piano,

lorsque le clapet retombe sur le do.

 

Trouvez vous ça toujours si extraordinaire,

de vouloir jouer sur un peu tout les airs.

Bon, je vois que vous n'êtes pas convaincus,

et bien, c'est parce que vous n'avez pas tout vu.

 

Imaginez donc la pointe de la contrebasse

qui simplement traverse votre godasse.

Il y à aussi le poids de l'accordéon,

qui finit par vous pincer les roustons.

 

Tiens, mais j'allais oublier excellentissime harpe,

qui peut vous rendre aussi manchot qu'une carpe.

Dans un tout autre registre,

il serait vraiment bien triste

 

de ne pas parler du fameux saxophone,

qui à la longue peut vous rendre aphone.

Ce n'est pas grand chose à côté de la trompette,

qui a un risque, c'est de vous faire exploser la tête.

 

Attention entre autre au tuba,

qui à coup sûr vous étranglera.

La cornemuse, là c'est un poil vicieux,

ça peut se rebeller et vous crever les yeux.

 

Et puis il y a aussi ce foutu ukulélé

tout ce temps perdu à le chercher.

Par contre j'aime bien ceux que l'on nome didgeridoo,

ils peuvent vous remonter une jupe jusqu'aux genoux.

 

À essayer sans risques, il y à bien la vièle,

mais là, vous ne séduirez que des vieilles.

Alors voilà, il ne vous reste plus que le pipeau

qui vous sera très utile pour jouer avec les mots.

 

Mais que cela ne vous décourage surtout pas

à choisir entre le ré, le sol, le mi ou bien le la,

après tout, c'est vous qui choisirez

à quelle sauce vous allez être mangé.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 10:27

 

Ce texte comportant quelques propos pas très jolis,

il est donc déconseillé aux enfants et aux abrutis.

 

Soyez indulgent avec moi en ce jour de printemps,

le solstice de cette nuit à été un peu un peu crevant.

 

 

Ce matin, il y avait un cadavre devant mon portail,

alors j'ai dus mener une rigoureuse et minutieuse enquête

pour savoir quel pouvait bien être cette racaille

qui a osé un tel affront à la face de ma demeure si coquette.

 

Il a fallut que j'embauche un photographe professionnel

et un scientifique réputé, comme commis.

Nous avons donc délimité la scène laissée par le criminel

et commencer par observer avec minutie.

 

Chaque détail a son importance,

nous avons relevé trois points principaux.

D'abord, il y avait en évidence,

jeté à trois pas du délit, un récent mégot.

 

Ce ne pouvait être que notre fripouille,

car dans les bois tout autour du domaine,

la nature y est une véritable merveille

et personne n'oserai me faire cette peine.

 

Le deuxième indice aussi capital,

était de petits morceaux de boue séchée

qui n'étaient pas d'ici, bien trop pâles.

Non, vraiment ça jurais avec mon allée.

 

Le troisième, se trouvait fort heureusement dans les fourrés,

l'affront allait déjà bien assez loin comme ça.

Je bouillais de rage et n'avais qu'envie, de lui faire ravaler

ce qui se trouvait là, le contenus de son estomac.

 

J'ai laissé l'expert emballer les preuves,

et sous les crépitements de l'appareil photo,

je relevais les empreintes et la bave

laissés sur le corps du délit et son goulot.

 

Il ne me reste plus qu'à attendre les résultats.

Car nous avons envoyer au laboratoire, la totalité des échantillons.

Et pendant que le jardinier nettoie les dégâts,

j’attends le résultat de l’identité en lissant mon masque de bourreau.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:27

 

Voici pour vous faire patienter, quelques recherches d'internautes, à qui je vais essayer de répondre du mieux que je pourrais.

 

 

Capture d'écran - 06032012 - 18:59:52

 

Alors ça c'est de la recherche, personnellement, mes amis je cherche plutôt à leur faire plaisir, et non à leur faire peur. Mais bon, googol vous à conduit chez moi, donc je me dois de vous aider.

 

Voyons, pour faire peur à des amis, rien de plus simple, vous leur proposer une sortie où ils pourront se lâcher, de ce fait, vous leur dites qu'ils viennent avec vous dans votre auto.

Là, à cent cinquante sur l'autoroute, vous simulez un malaise cardiaque, et donnez un coup de volant pour faire plus vrais. Ainsi, la voiture se mettra à faire des tonneaux, vous, ne bougez pas, sinon la mauvaise blague risque de tomber à l'eau, et ce ne serait plus marrant.

Bien sûr, pour que la farce fonctionne, il faut qu'au moins un ou deux passager s'en sorte, si c'est le cas, et si ils peuvent encore se déplacer, ils ne manqueront pas de venir vous voir, inquiets de votre sort. Au moment où ils essayent de vous ranimer, vous ouvrez les yeux en leur criant surprise, c'était une blague. Là je vous assure qu'ils auront eut la peur de leur vie, et vous diront sans doute, « -Oh le con, que tu nous à fait peur ! »

voilà une solution à votre petite envie. Si vous ne réussissez pas votre blague, n'hésitez pas à venir me demander d'autres conseils, je me ferais une joie d'y répondre.

 

 

 

 

 

 

Capture d'écran - 08032012 - 10:13:07

 

Alors, si en allant vous promener en forêt, vous sentez une odeur de caramel, ne vous inquiétez pas,

ce n'est pas grave, il n'y à aucun danger immédiat, c'est sans doute quelqu'un qui se débarrasse d'un cadavre un peut trop gênant, et pas de chance pour lui, le macchabée était simplement diabétique,

donc soit vous vous dirigez vers l'odeur et vous lui proposez votre aide, soit vous fuyez et vous attendez que les gendarmes aient finit leurs investigations pour retournez vous y promener.

Ou il se peut aussi que par inadvertance vous soyez tomber sur la forêt qui abrite la maison en pain d'épice, et que vous soyez arrivé au moment ou les vilains enfants y mettait le feu, là encore pas de panique, soit vous vous précipitez pour sauvez la pauvre sorcière, et vous corrigez ces sales garnements, soit vous rentrez chez vous, et vous vous faites une infusion de camomille et au lit.

 

 

 

 

Capture-d-ecran---16032012---09-23-45.png

 

bon, là je ne peut pas grand chose pour vous, car si l'histoire à peur d'une cuisine mère, je ne peut pas cautionner une telle dérive. Effectivement, l'Histoire montre bien que plus d'un ont été terrorisé par la mère de la cuisine, j'ai nommé Maïté, qui fut remplacé par un affreux tyran qui effraye encore aujourd'hui les fours de toutes les ménagères, et oui, je parle de J-P Coffe, mais chut je ne vous ais pas parlé, je ne voudrais pas le voir venir malmener ma cuisine !

 

À moins que moi, pas avoir compris question de énoncé ? Si le cas est cela, moi désolé être !

 

 

 

 

 

Capture-d-ecran---18032012---10-03-17.png

 

 

Là, je comprend que vous veniez me voir, il est vrais que j'ai quelques idées pour passer des soirées délectables, voir même assez exceptionnelles, pour cela je ne peut que vous suggérer de bien choisir vos invités, et de prévoir le repas et les distractions en fonction de leurs goûts.

Si vous invitez des ados, ne leurs proposez pas du thé et des petits biscuits devant une démonstration de crochet, ils risqueraient de vous gâcher l'ambiance. De même, si vous invitez des végétariens, évitez de leur préparer le facteur que vous avez trouvez appétissant, fraîchement découpé du matin, ils risqueraient de vous pourrir votre petite sauterie.

 

 

 

En espérant que mes réponses puissent éclairer vos lumières. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques. En cas de soucis avec les suggestions, la direction décline toutes responsabilité.

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:52

 

Un Martien discrètement à atterrit

à l’abri sur le toit d'un grand magasin

par un beau dimanche vers midi.

Il sortit de sa soucoupe un sac à la main.

 

Il s'était camouflé du mieux possible

pour aller exécuter sa corvée.

Se faufilant dans les rues d'un air tranquille

jusqu'à l'endroit tant désiré.

 

Il scruta attentivement les alentours,

personne en vue, tout était calme.

Bien, il n'aurait pas à faire de détours.

Les humains devaient être à table.

 

Il entra prestement dans les lieux

pour lesquels de si loin il était venu.

C'était vide, tout allait pour le mieux,

pour le moment personne en vue.

 

Il vida le contenu de son sac sur un banc,

et en fit deux tas de trucs touts poisseux.

Il ouvrit des machines et les y glissa dedans.

Et y rajouta des poignées de cristaux bleu

 

qui fondirent au contact des matériaux gluants.

Il referma le tout avec une grande délicatesse,

en régla une sur couleurs et l'autre sur blanc.

Il ne lui restait plus qu'à y mettre des pièces.

 

Le plus désagréable qu'il y a sur cette planète,

c'est l'attente, tout y prend du temps,

et les habitants le comble en faisant la causette.

Il espérait qu'il ne viendrait pas de gens.

 

Quand sa lessive fut enfin finie,

il respira alors un bon coup,

vérifia que la crasse était partit,

et que son linge était doux.

 

Maintenant, il lui fallait se presser de rentrer

avant que ses parents ne s’aperçoivent de son escapade.

Avec ses amis, ils étaient aller pour se baigner

dans les lacs d'ectoplasme de la galaxie d’Andromède.

 

Maintenant que ses frusques étaient propres

il avait tout intérêt à ne pas se faire remarquer,

il ne manquerait plus qu'il se fasse surprendre,

ce serait bête pour si peu de se faire coincer.

 

Si on se fait apercevoir par un autochtone,

on se doit de le signaler au bureau des occultations

pour qu'ils envoient des sondes autonomes

qui modifient les souvenirs pour en faire des visions.

 

Et forcément, n'ayant pas encore ses deux cent ans,

il ne pourrait pas signer seul les formulaires,

il lui faudrait donc la signature de ses trois parents,

et là c'est sûr qu'il en prendrait pour chère.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:27

 

Voici un petit texte assez gentillet,

mais il est quand même pas guilleret.

Il s'y est tout de même inséré

quelques petites grossièretés,

 

donc je me dois de vivement le déconseiller

aux enfants et aux grenouilles de bénitier.

 

Pour les autres bonne lecture

et pourvus que ça dure.

 

 

J'ai trouvé un vieil hôtel un petit peu miteux

il sera vraiment l'idéal pour mon congrès.

Les participants se sentiront comme chez eux.

Encore une touche ou deux, et ce sera parfait.

 

La première chambre, juste au dessus de la chaudière,

qui en fait est la plus chaude de l’hôtel,

sera très bien pour y loger le bon prince Lucifer.

Je dois seulement y installer un autel.

 

La chambre deux, sera nickel pour Lilith et ses succubes,

elle est juste assez grande pour pouvoir toutes les y installer.

De toute façon, c'est la seule avec une sale de bain double.

Il me reste à y ajouter des fleurs et ôter ce tableau d'hominidé.

 

La chambre numéro trois, celle là je me la réserve,

je peut y garder une oreille sur cette populace,

des fois qu'il y ai des tensions et que ça s'énerve.

Et puis c'est de loin la bien moins dégueulasse.

 

La quatrième, est pour cette chère mort,

elle est très sobre, grise et vraiment sombre à souhait,

elle s'y sentira bien, même moi je l'adore.

Il y a une patère pour accrocher sa faux et son complet.

 

Quand aux trois chambres suivantes, elles sont déjà prévues,

pour Pestilence, Guerre et Famine, ses anciens compagnons de chevauchée.

Pour des retrouvailles, c'est une surprise, et j'en suis déjà ému.

Ils ne sont pas à la retraite, c'est qu'ils ont eut du boulot ces dernières années.

 

La chambre huit, j'ai tourné le numéro,

pour le transformer en un symbole de l'infini,

cela plaira à Bastet, ça flattera son ego.

Je vais rajouter une bouteille de lait et une souris.

 

La neuvième chambre, celle ci, c'est clair,

elle sera pour le fils du diable,

sinon, il va encore nous piquer une colère,

et je veux qu'il reste calme.

 

Pour la chambre numéro dix, je vais y installer Fenrir.

C'est peu spacieux, et aussi humide,

mais avec son caractère, il faut pouvoir le contenir,

et la porte est de loin la plus solide.

 

La chambre onze avec ses tapisseries en lambeaux,

sera parfaite pour Freddy Krueger,

tout y est cauchemardesque, jusqu'au rideaux.

C'est simple de faire son bonheur.

 

La douzième, elle est pour les deux sœurs sorcières,

elles aiment préparer des potions à minuit,

je les ai embauchés comme trésorière et secrétaire

de la réunion que j'organise pour mercredi.

 

La chambre treize, sera bien sûr pour Jason

il y a une baignoire, et le matelas est déjà en morceaux.

Et puis, au cas ou il y découpe le patron,

il y à déjà une machette, et pour le ranger un grand frigo.

 

Quand à la dernière chambre, elle est sans fenêtres,

c'est exactement ce qu'il me fallait pour Dracula,

je n'ai qu'à y saupoudrer de la terre de ses ancêtres,

et y placer un beau cercueil et enlever le lit de là.

 

Maintenant que tout ça est enfin réglé,

il ne me reste plus qu'à préparer la sale de conférence

avec un grand buffet pour les régaler,

et il n'y aura qu'à faire venir des gens pour l'ambiance.

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