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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 16:23

 

Il fut un temps

où les villes sentaient le ciment,

et les routes,

se paraient de vapeurs de mazout.

 

Une ère où les plantations

fleuraient bon la pollution,

avec sa pellicule de pesticides

qui donnait un petit goût acide.

 

En cette période, les soirs d'hiver

on se réchauffait au nucléaire,

et les torrides journées d'été

on se cloîtrait pour ne pas brûler.

 

On avait de tout en excès

pour le plaisir de faire des déchets,

les océans un brin acides,

n'étaient pas encore ces mares putrides.

 

On se gavait de nourriture transgénique

avec un arrière goût d'amertume nostalgique.

On pouvait même raser des forêts

pour se faire une partie de cricket.

 

Tu n'imagine pas comment ça pouvait être bien avant,

nous n'avions pas à vivre sous terre en mangeant les gens,

on buvait de l'eau et non des liquides corporels,

et il y avait même de l’oxygène naturel.

 

 

(musique : Zoufris Maracas "dis papa"

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 18:21

 

Flaque de temps

dérive lentement,

accroche au passage

d'anciens présages.

 

Poussière d'éternité

sur un univers éclaté,

contemple les millénaires

de mondes éphémères.

 

Goutte d'infini

enjambant les galaxies,

passe silencieuse

frôlant les nébuleuses.

 

Souffle d'effondrement

s'enfonce dans le néant,

finissant son histoire

au travers un trou noir.

 

Pensée d'atome,

universel idiome,

à la création

de civilisations.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 12:10

 

Petit Jeannot le lièvre était accro au chocolat,

et bien qu'il faisait tout pour pas que ça se voit,

il se trahissait souvent par de petites tâches

sur le bout de son museau et de ses moustaches

 

puisque ce vilain polisson

mangeait comme un cochon.

Il était vraiment prêt à toute sortes de bassesses

pour se procurer ces friandises pleines de promesses.

 

Il avait détourné le panier magique

de son cousin le lapin de pâques,

en avait dévoré tout les œufs

les déclarants forts délicieux.

 

Quand à la poule du bedeau

qui pondait des œufs cacao,

il l'avait enfarinée et mise à cuire au four

pensant qu'il en sortirait une forêt noire.

 

N'en pouvant plus de ses facéties,

le voisinage se fâchât contre lui,

ils le plongèrent dans un gros tonneau de chocolat fondant

et le bannirent après l'avoir roulé sur des caramels collants.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:44

 

Derrière chacune des fenêtres,

il y avait un monde à paraître.

Si par hasard, vous passiez par le sas des toilettes,

vous atterrissiez dans le pays des hommes sans tête,

 

sitôt que vous franchissiez celui du bureau,

vous vous retrouviez entre les mains du bourreau,

et si vous passiez par la lucarne de la cuisine,

on vous mettait au turbin sur la planète usine.

 

Mais c'est en traversant le placard

juste après la porte des dortoirs

que les choses devenaient vraiment intéressantes,

car on y entrait dans un univers aux mœurs décadentes,

 

où les étoiles frayaient avec les trous noirs,

et les planètes étaient en quêtes de pulsars.

Là où la nature damait le pion

à toutes sorte de civilisations.

 

C'était là, la maison de l’esthète

qui se nichait dans un coin de sa tête,

étouffée par l’humanité

à l'encéphale lobotomisé.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:37

 

Parlons de mathématiques

pour éviter les statistiques,

car j'ai une petite préférence pour le hasard

puisqu'il implique beaucoup de bazar.

 

Commençons par la loi de Murphy,

toujours beurrée, mais jamais ravie.

Puis j'aime trop le chaos,

l’improbabilité c'est si beau.

 

Quand à la recherche absolue,

pour un mathématicien c'est l’inconnue,

il ne leur était pas concevable de la mettre au masculin,

sinon leurs recherches ne seraient pas allées bien loin.

 

Après, il y a l'alternance,

un concept fort dense,

ou comment un simple pile ou face

puisse encore leur faire des farces.

 

Si on les écoutaient, on n’arrêterait pas avec les matheux,

car tout ce qui nous entour pour eux n'est rien qu'un jeu.

Je veux bien m'amuser à analyser le quantifiable,

mais pas décortiquer chaque atomes d'une table.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 18:08

 

Mourir dans l'absurde,

le cœur qui lâche d'une blessure.

Partir d'un monde rude

sans pleurs qui fâchent, juste une fêlure.

 

Crever pour s'enfuir

d'une vie qui n'en finit, ne cède.

Crier pour en finir

avec les pourris, avec ici, la merde.

 

Croupir dans ce marécage puant

qu'est devenu la société.

Souffrir de l'image du décadent

qui pue à s'en décomposer.

 

Macérer dans l'immonde consommation,

suant jusqu'à sa dernière goutte.

Museler la faconde des populations,

noyant sa colère dans la déroute.

 

 

(musique : "Nora Luca" Gipsy star )

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:31

 

Voyageant dans un monde surréaliste

j'ai rencontré un homme bien triste,

il venait d'échapper à un sale trépas

devant une auberge pas très sympa.

 

Elle avait gloutonnement essayé de le dévorer

avant même qu'il ne passe sa porte d'entrée.

Sitôt après, voilà pas que déboule

un troupeau de pierres maboules.

 

Si il n'avait pas trouvé un lampadaire

qui ne donne qu'à midi sa lumière

et qu'il n'y avait pas joué les ouistitis

il aurait finit en tapis tout aplatit.

 

Il avait pu finalement s'en sortir

en s'accrochant à un gros menhir

qui volait fort bien bas

attiré par ce brouhaha.

 

Et là, recueilli à bord de mon bateau de journal

il m'expliquait pourquoi il n'avait pas le moral.

Alors, je l'ai conduit en cure thermique

pour que plus jamais il ne panique.

 

 

(musique : Emilie Simon "attack of the killerbirds"

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:32

 

trois petits mots

prononcés par un idiot

se sont sauvagement battus

pour savoir qui aurait le dessus.

 

Tout d'abord, le mot d'ordre

se retrouva dans les cordes,

car pour lui, le classement

était ce qu'il y a de plus important,

 

et vu qu'en sortant de la bouche

ils sont partis en escarmouche,

forcément ce fut le bazar

et il se retrouva à broyer du noir.

 

Ensuite, survint un terrible duel

entre le mot d'est et le mot d'elle.

Bien sûr, celui que l'on prenait en exemple

souhaitait se voir attribuer un espace plus ample,

 

et comme de bien entendu, le discret

avec le bien rangé instaurèrent un décret,

leur permettant de sortir d'un seul coup.

Ce qui fit passer l'idiot pour un pauvre fou.

 

 

 

(musique : La Tordue "les mots" )

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:05

 

Summum de la gourmandise,

napper le bout des doigts

de gouttes de chocolat

coulant dans la main sans surprise.

 

Saveur fondant dans la bouche

qui arrache un sourire

avant un grand soupir,

un petit plaisir farouche.

 

Qu'il soit noir, amer ou au lait,

il enrobe le cœur

d'une plaisante douceur

c'est bien pour cela qu'il nous plaît.

 

 

(musique : Olivia Ruiz "la femme chocolat" )

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 13:04

 

Une histoire tout droit sortie d'un livre

déambulait dans les couloirs

d'un antique et sombre manoir

se demandant pourquoi on l'avait fait vivre.

 

Elle avait beau secouer les rayonnages,

pour tenter d'éveiller ses consœurs,

des dictionnaire aux feuilles sans auteurs.

Mais rien, pas même un mot ne sortait des pages.

 

Alors, désespérée, elle hantait la demeure,

en ces lieux si vides et morts,

sans même un petit cafard

pour lui tenir compagnie et la distraire.

 

Mais un soir ou dehors rugissait un orage,

la porte d'entrée s'ouvrit brutalement,

il y entra un personnage dégoulinant.

Et un éclair illumina son visage sans ages.

 

Il appela les occupants d'une voix forte,

mais de l'intérieur ne lui répondit que le silence.

Haussant les épaules, il se rendit à l'évidence,

le manoir était vide, et il referma la porte.

 

Il posa au sol ses affaires gorgées d'eau,

et poussé par la curiosité,

il entreprit de visiter

chaque pièces, du bas jusqu'en haut.

 

L'histoire l'observait cachée dans un coin,

et quand il s'éloigna de ses affaires

elle voulut jouer les commères

et entama une fouille avec grand soin.

 

Il avait laissé là, comme une invitation un manteau et une besace.

Les multiples poches du manteau

étaient remplies de vieux stylos,

le sac contenait des parchemins et une pierre froide comme la glace.

 

Il savait maintenant que les lieux étaient vides,

étant passé dans chaque salles,

de la cave aux combles archi sales.

Il revint à l'entrée où l'attendait ses affaires humides.

 

Mais là, il s'aperçût que l'endroit n'était pas si désert,

car sur sa besace était penché une masse informe,

qui était sombre et composée de mots hors normes.

Alors il s'en approcha en silence par derrière.

 

Arrivé à distance qu'il estima raisonnable, il l'interpella

en lui demandant ce qu'elle était,

et pourquoi elle fouillait dans ses effets.

Habituée à la solitude elle avait oublié l'étranger, et à ses mots sursauta.

 

Elle lui expliqua à mots découverts

qu'elle s'était retrouvée hors de son manuscrit

et qu'elle n'avait pus éveiller aucun autre écrit,

c'est ainsi, qu'elle errait seule depuis lors.

 

Mais le brave homme étant écrivain,

lui concocta une histoire

qui lui tailla sur mesure,

et comme il était aussi magicien,

 

ensuite, il sortit une formule qui lui donna vie

avec l'aide de sa pierre de glace,

et il les présenta avec grâce.

Heureuses, elles le remercièrent tel de vieilles amies.

 

Depuis on peut entendre résonner dans le manoir

des rires, des contes et des chants

qui se répondent mutuellement

aussi bien sous un soleil éclatant que dans la nuit noire.

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