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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:22

 

Pour aujourd'hui, je vous propose cher lecteur,

un petit texte qui pourrait presque faire peur.

 

Alors je vous conseil de ne pas laisser près de l'écran

sous aucun prétexte, les cuisiniers et les enfants.

 

Pour les plus courageux

attention les yeux,

et bonne lecture.

 

 

Pas plus tard qu'aujourd'hui

j'ai improvisé une autopsie,

et comme on m'a toujours dit qu'un plaisir

ne venait jamais sans un petit peu souffrir,

 

alors j'ai attaché sur la table un pauvre hère

sans même lui avoir fait respirer un peu d'éther.

J'ai tout d'abord découpé la peau

à l'aide d'un trop grand couteau,

 

ce fut assez pénible je doit l'avouer,

car le bougre n'arrêtait pas de hurler.

Et ce fut un soulagement quand l'homme

n'en pouvant plus tomba dans les pommes.

 

Ensuite pour ôter la cage thoracique

j'ai pris une tronçonneuse électrique,

après, j'ai utiliser un gros tire bouchon

pour en extraire ses spongieux poumons.

 

Quand c'est le tour du foie,

c'est plus facile avec les doigts.

Ensuite, la vésicule biliaire

s'arrache à la petite cuillère.

 

Il faut tirer fort sur le pancréas,

ouais, je sais c'est dégueulasse,

mais c'est tellement plus marrant

qu'en le déchirant avec un cure-dent.

 

Nous remontons enfin au cœur

en y allant avec infinie douceur,

sectionnant délicatement les artères

avec une vieille lame de cutter.

 

Maintenant qu'il est prêt,

vous l'ôtez avec intérêt

et le déposez tout en douceur

dans une poêle avec du beurre.

 

Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bon appétit,

et pour la prochaine recette, c'est promis,

je vous montrerais comment préparer

des rognons blancs au grand-marnier.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:47

 

J'ai dus emprunté une bétaillère

pour embarquer une vache laitière,

car j'avais à nourrir un bébé

d'une espèce jamais rencontrée.

 

Mais lorsqu'il fallut faire monter à l'arrière

cette bonne grosse et placide mère,

elle se mit soudain à ruer

comme une vache enragée.

 

J'ai même perdu une molaire,

et sans me mettre en colère,

je l'ai finalement domptée

et avec soulagement enfermée.

 

Je pus enfin rejoindre ma chaumière

construite au centre d'une clairière.

J'en fus pleinement soulagé

et courus voir le nouveau né.

 

Il n'avait pas bouger de sa panière

installée tout contre la cuisinière

permettant de le chauffer,

où il dormait à point fermés.

 

Attendri par la bouille du petit père,

sans bruits je suis sorti de son repère

pour aller extraire l'ongulé

et lui présenter le petit déjeuner.

 

Mais ce ne fut pas une mince affaire

de la garder en place pour la traire.

Mais s'étant pendant ce temps réveillé,

le petit chérubin se mit à pleurer.

 

Alors pour le faire taire,

près de moi je l'ai posé à terre.

Mais à peine je me suis retourné

que la vache il l'avait dévoré.

 

Bon, ce ne fut que sa première,

mais qu'est ce que j'en étais fière

de mon tout petit protégé,

croisement d'un ogre et d'un démon affamé.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:10

 

un départ

sans au revoir

se prépare

dans le noir.

 

Couché sur un lit,

presque centenaire

dort tout rabougri

un vieux grabataire.

 

Dépourvu de malice,

soldat d'une antique guerre

combattant le vice

en répandant le sang à terre.

 

Mais il s'était repentit

de toutes ces vies dérobées

qui le visitait dans son lit

pour ne pas le laisser oublier.

 

Alors, il attendait serein

que le temps vienne l'extirper de ce triste monde

où il ne comprenait plus rien,

prêt à rejoindre ses démons dans la tombe.

 

 

(Musique : Boris Vian "le déserteur" )

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 11:10

 

Dans les couloirs d'un musée

j'ai traqué une petite fée.

Elle était bien espiègle,

et avait le regard d'un aigle.

 

Chaque fois que je l’apercevais,

dans un éclair elle disparaissait

et là, de sa voix fluette

entamait une chansonnette.

 

« Monsieur le gardien,

monsieur le gardien,

ne vois tu donc rien ?

Voilà un gredin !

 

Tu ne l'auras pas,

tu ne l’auras pas,

à travers tes doigts

il va filé bas.

 

Monsieur le gardien,

monsieur le gardien,

gare à l'arrière train,

voilà qu'il revient. »

 

et je recevait invariablement un coup sur le derrière

sans que je n'ai même eus le temps de l’apercevoir.

Tandis que j'étais seul en train de souffrir,

je l'entendais s'éloigner dans de petits rires.

 

Un jour, j'ai eus une idée

pour pouvoir l'attraper.

Il me fallait un miroir

et une cage en ivoire.

 

Lorsqu'elle vit sont reflet dans la glace,

elle fut alors comme clouée sur place,

ne pouvant s’empêcher

de plaisamment s'admirer.

 

Elle ne me vit pas ouvrant la cage

et l'enfermer dans un geste sauvage.

Ainsi je m'étais débarrassé de se fardeau

en l'exposant parmi un capharnaüm de bibelots.

 

Mais là haut, sur son étagère je l'entendais

toute la nuit, à grands sanglots qui pleurait.

Alors me sentant carrément honteux,

je l'ai libérée de son sort malheureux.

 

Depuis elle passe de longues heures à se mirer

devant le miroir que j'ai négligemment laissé,

et passe le reste du temps

à inventer des petits chants.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 10:53

 

En route vers l'inconnu,

je suis parti sans retenue

découvrir de nouvelles contrées

vierges de toute identité.

 

Des pays extraordinaires

où c'est toujours l'hiver,

peuplés de troupeaux revêches

se nourrissants de neige fraîche.

 

Des continents merveilleux

où le ciel est toujours bleu,

emplis de nuées d'oiseaux marins

pépiant de joie du soir au matin.

 

Rencontrer des peuplades isolées

d'une sagesse jamais égalée,

communiquant avec la nature

pour influencer leur futur.

 

Approchant des civilisations pacifiques

vivants de potions et de filtre magiques,

n'ayant pas connaissance de la guerre

ni de la malveillance ni de la misère.

 

Marchant sous des cieux éternels

qui le jour sont couleur de miel,

et la nuit se parent de myriades d'étoiles filante

inondant le paysage de lumières chatoyantes.

 

Traversant des forêts de résineux

vous enivrant des parfums capiteux

s'échappant d'incroyables tapis de fleurs

poussant spontanément à toute heures.

 

Escaladant des montagnes de cristal

mouchetées d'éclats de rubis et d'opales,

emprisonnant les rayons du soleil

pour embrasser son cœur vermeil.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:46

 

À travers les branches des arbres

quelques pâles rayons de soleil dardent

une lumière quelque peu fade

reflétée sur leurs feuilles malades

 

éclairant un humus pourrissant

parsemé de champignons naissants

au pied de la carcasse putride

d'un daim au destin sordide

 

servant de festin savoureux

à des milliers de petits amoureux.

Tout un cheptel de charmants insectes

glissants leurs œufs dans cette couveuse infecte.

 

Tandis qu'une paresseuse tique

cherche un endroit pratique

pour se laisser tomber sur une proie

qui lui fournira un bon repas.

 

Des buissons aux fleurs trompeuses

se frayent un passage d'une allure paresseuse

pour envahir forêts et ravines

et les couvrir de traîtresses épines.

 

 

 

 

(Musique : "waiting for the miracle" Léonard cohen )

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:13

 

Lors d'un banquet royal

un lutin caché sous les tables

se gavait de la nourriture qui tombait gâchée

que les convives orgiesques laissaient tomber.

 

Il vivait dans les souterrains secrets du châteaux

et phagocytait les les banquets et les trésors royaux.

Il était assez malin, discret et petit

pour n'avoir jamais été pris.

 

Un soir où il furetait dans les cuisines

il se retrouva nez à nez avec une petite maline,

une jeune fée pilleuse

qui était assez peureuse.

 

Il y eut une longue discussion

pour décider qui avait raison

et finalement ils en vinrent aux mains

pour savoir qui s'emparerait du butin.

 

Mais leur furieux désaccord

se finit brusquement dans le noir,

car leur querelle ne passa pas inaperçue

et ils eurent pour témoin un cuisinier pansu

 

qui les piégea sous une marmite

qui servait à faire cuire les frites.

Car ces deux petits voleurs

valaient leurs pesant d'or.

 

Cela signifiait pour le chameau cuisto

qu'il allait devenir riche très bientôt.

Et effectivement lorsqu'il présenta ses acquisitions

il fut assaillit de plein de mirobolantes propositions.

 

Et finalement il les céda au monarque

contre assez d'or pour remplir une barque.

Et les deux petits querelleurs finirent comme décoration

sur la table du banquet qui était le sujet de leur dissension.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:08

 

aujourd'hui, je vous propose de venir faire un petit tour

dans mon parc d'attraction avant de vous pendre haut et court.

 

Comme vous l'aurez bien évidement deviné,

ce texte est interdit aux enfants et aux enjoués.

 

Je vous conseil vivement de passer votre chemin,

ou alors, accrochez vous bien à votre strapontin.

Et bonne lecture.

 

 

Hier matin j'ai fêté l’inauguration

de mon tout nouveau parc d'attraction,

j'ai été tellement ému que j'ai versé une larme

lorsque le ruban à l'entrée est tombé sous la lame.

 

C'est un parc tout public,

à fort pouvoir de panique.

Dans l'amusant palais des terroristes

vous y entrer ceinturé de dynamite.

 

Si vous montez dans le grand huit,

vous serez projeté dans une marmite

toujours remplie d'une huile bouillante

d'où on sort des gaufres croustillantes.

 

La grande roue avec son magnifique panorama

sert pour l’entraînement des jeunes au combat

en visant les cabines hautes avec des canons

qui pour un ticket servent de tir aux pigeons.

 

Il y a le manège des petits plaisirs

qui ne provoque qu'une envie de vomir,

et juste à côté, c'est la piscine à tsunami,

chauffée, et dont vous sortez en charpie.

 

Un peu plus loin, c'est le manoir hanté,

je peut vous dire qu'il est très prisé.

Ce doit être pour sa salle des tortures

que l'on accède avec une petite voiture.

 

Bien évidement il y a le tunnel de la mort,

un grand classique que tout le monde adore.

On y pénètre avec des petites barques en forme de cœur,

si il y a la place pour deux, c'est pour partir en douceur.

 

Et puis il y a aussi les boutiques de souvenirs,

avec des pièges et des manuels pour bien mourir.

On y propose même de superbes cordes à nœud coulant

pour peu que vous ne ressortiez pas les pieds devant.

 

 

(musique : "l'entrée des gladiateurs" Medrano circus orchestra )

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 09:44

 

passage du jour à la nuit,

et de la nuit au néant.

Après l'étalage d'humour à l'ami,

et de l'ami à l'amant.

 

S'étirent les années en décennies,

et des décennies aux siècles.

Quand empire l’acné à la calvitie,

et de la calvitie aux binocles.

 

Transition du froid au tempéré,

et du tempéré à incandescent.

Trahison de l'émoi à l'insensibilité

et de l'insensibilité au dément.

 

Surenchère de la crainte à l’effroi,

et de l'effroi à la terreur.

Pour une guerre sainte à la loi,

et de la loi au valeurs.

 

 

(musique : Marilyn Manson "lunch box" )

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 09:21

 

le mal heure

avance à toute vitesse

sans moteur

sur l'asphalte traîtresse.

 

Le long temps

rapidement nous rattrape

sur des bribes d'antan

qui nous font passer à la trappe.

 

Hors loge

je frémis au vent piquant d'aiguilles,

je m'interroge

sur ce mouvement qui nous laisse en guenilles.

 

Le compte tours,

gracieuse silhouette de métal

nous prend de cours

quand défile les chiffres qui s'emballent.

 

L'arrêt

devenus épis en ôtant le casque

se remet

pour mieux s'ébouriffer sous les bourrasques.

 

 

(musique : "harley davidson" Serge Gainsbourg )

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