Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 09:57

 

Du monde immaculé

qui s'étend sous mes pieds

j'ai entendu la musique du silence

me rappeler d'anciens souvenirs d'enfance

quand sur la neige gelée

je plongeais tout entier.

 

Les flocons paresseux

qui descendent des cieux

se posent avec douceur sur le coin de ma peau,

points glacés se changeant en petites gouttes d'eau

humidifiant mes yeux

d'amusement joyeux.

 

Accompagnés du givre

qui fait passer pour ivre

en transformant des coins de route et les trottoirs

en brillantes et authentiques patinoires

nous condamnant à vivre

un cri au bord des lèvres.

 

Brouillant notre vision,

une brume en suspension

s'échappe de nos souffles en volutes éphémères,

fumée furtive jouant avec les courants d'air,

ranimant la passion

d'un hiver d'émotion.

 

 

(musique : Goldfrapp "lovely head" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:34

 

Lors d'un long voyage, j'ai perdu une case.

C'est que je suis tombé sur une sacré occase.

Il y avait un type un peu dérangé

qui avait une montgolfière à échanger.

 

Mais en fin de compte, c'était un vrai roublard,

car elle ne se gonflait qu'en y brûlant du lard

et en plus, il y avait des trous dans tout les coins du ballon

qui était en fait confectionné avec des peaux de saucissons.

 

Pour y pallier, j'ai échangé contre un neurone

une bonne grosse poignée de vieilles rustines.

Du coup, j'ai pu m'élever dans les vents

qui m'ont emmenés loin du continent.

 

J'ai survolé des régions inconnues et exotiques

où j'ai croisé tout un tas d’animaux sympathiques.

Un jour, j'y ai eu une demande saugrenue d'un perroquet

qui voulait une de mes cases pour être moins simplet.

 

Mais comme mon moyen de transport

était depuis peu définitivement mort,

je lui ai proposé de la troquer contre une pirogue

et un coin tranquille pour me servir de gogues.

 

Après l'échange, je me suis retrouvé voguant sur l'eau

en beuglant à la jungle qu'il n'y avait rien de plus beau.

Mais dès les premiers grands méandres,

je me suis échoué près d'une salamandre.

 

Je l'ai suivie le long de la plage

où j'ai vu une famille de singes.

Ils étaient tous tellement forts et intelligents

que je suis devenu leur admirateur le plus fervent.

 

Je leur demandai souvent comment ils savaient tant de choses

et que d'apprendre d'eux serais pour moi vraiment l'apothéose.

Un jour, exaspérés, ils me répondirent que pour ne pas finir idiot

il fallait conserver, ménager et surtout faire travailler son cerveau.

 

 

(musique : "Jump in the line" Harry Belafonte )

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 14:02

 

Au carrefour de la pensée,

j'ai eu un instant de volupté,

je l'ai capturé avec douceur

pour le garder près de mon cœur,

 

et ainsi pouvoir le ressortir

à mes sombres excès de désirs,

et garder sur eux le contrôle

en évitant qu'ils s’envolent,

 

faisant une traîne odieuse

qui s'insinuerait insidieuse,

gâchant les instants de plaisirs

de ceux que je pourrais offrir.

 

Ainsi, ces sentiments choyés

conservés pour être restitués,

pour ne laisser que de la joie

à ceux qui passent au près de moi.

 

 

(musique : Bon Jovi "always" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 11:19

 

Il y a fort longtemps, je ne sais plus comment, j'avais perdu le sommeil.

Je l'ai cherché du plus profond des abysses jusqu'au cœur du soleil.

Ne le trouvant point, je suis allé questionné de vieux sages

qui m'ont fortement conseillé d'aller en parler à un ange.

 

Après de bien longues pérégrinations,

j'ai trouvé l'être ailé au fond d'un vallon.

Ne sachant plus depuis quand il y avait échut,

il avait oublié toute chose, et je dus repartir déçus.

 

Mais n'ayant qu'une idée en tête,

bien que fatigué, je repris ma quête.

Un jour, sous le soleil brûlant d'un désert,

je suis tombé sur une étrange cruche de verre.

 

Quand je la dégagea du sable, il en jaillit un bon gros génie.

Après l'avoir questionné, il m'invita à allé demander à la nuit.

Sans repos, il m'a fallu de longs mois de marche

pour dénicher la grotte où la journée elle se cache.

 

Mais après sa nocturne et harassante tâche de travail,

je dus attendre pour pouvoir l'interroger qu'elle se réveille.

À l'arrivée du soir, je l'ai harcelé pour qu'elle me plonge

dans ce lieu que j'avais perdu, ou naissent tous les songes.

 

Mais elle m'a dit qu'elle n'était pas marchande de sable,

et qu'elle ne pouvait rien à mon état et c'était regrettable.

Mais elle m'indiqua la demeure d'un sorcier africain

qui pourrait sans doute me donner un coup de main.

 

Bien que las de ces années d'investigations,

je la remercia et repris ma progression,

en route pour m'en remettre à la sorcellerie

d'un vieux fou sûrement tout rabougris.

 

Arrivé au cœur de ce continent,

je ressentis un fin changement,

comme une sensation de liberté

que l'on ne peut que rêver.

 

Alors que je me croyais définitivement perdu,

un homme d'une grande prestance vers moi est venu.

« voilà que je trouve enfin celui qui m'est envoyé par la nuit » me dit-il.

Et face à mon ébahissement, il m'invita à le suivre d'un signal subtil.

 

On arriva dans une très grande case

ou il m'invita à me mettre à mon aise.

Là, il me parla d'un vilain sortilège dont il allait me désenvoûter.

Et au son d'une litanie je m'endormis noyé dans une épaisse fumée.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:24

 

Pour m’échapper du cauchemar d'un monde de déchéance,

sur les ailes d'un millier de corbeaux

je me suis laisser emporter à la recherche d'une nouvelle chance

pour trouver un coin bien plus beau.

 

Avec mes corvidés nous avons fait le tour de la terre,

mais nous n'avons trouvé aucun endroit qui avait été épargné.

De partout était des décharges et d’infinis déserts.

Alors, n'ayant plus d'avenir sur cette planète, nous l'avons laissé.

 

Nous sommes aller conquérir de meilleurs cieux,

s'installer dans un monde vierge

sans se retourner pour un dernier adieu

ni même lui allumer un petit cierge.

 

Nous avons voyager pendant longtemps,

dépassé de nombreuses et belles étoiles

en nous laissant dériver sur leurs vents,

et nous sommes arrivés au bord de la toile,

 

là ou elle se déchire pour laisser passer la lumière,

nous l'avons franchit avec le plus grand respect,

et nous avons été ébahis par ce qu'il y avait derrière.

Mais on nous a interdit de dévoiler le secret.

 

Tous les corbeaux y sont maintenant aux anges,

et moi même j'y suis plus que comblé,

nageant avec délice dans cet univers fort étrange

qui vit là, pur depuis des milliards d'années.

 

 

(musique : "Il est libre Max" Hervé Cristiani )

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 09:28

 

Dans les yeux d'un ami,

j'ai vu se refléter la vie.

Sous les doigts d'une amante,

j'ai senti s’enflammer mon ventre.

 

À travers les mots d'un étranger,

j'ai entendu le sens de la félicité.

Juché sur le dos d'un géant,

j'ai compris la joie des enfants.

 

Au côtés d'une acrobate originale

j'ai fait des pirouettes phénoménales.

En suivant le méandre des pensées d'une groupie,

j'ai plongé dans la quintessence de la folie.

 

En déchiffrant les écrits de la science,

j'ai appris ce qu'était la patience.

Par la bouche d'une prêtresse,

j'ai goûté aux saveurs de l'ivresse.

 

 

(musique : Korn "freak on a leash" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 11:52

 

Une simple pensée amère

m'a fait juger par mes pères.

Ils ont distiller leur poison

en m'envoyant en prison.

 

J'étais un mauvais esclave

qui a fait fi de ses entraves,

manquant de respect au bourreau

en m'endormant au boulot.

 

Mais ils ont été cléments

en m'envoyant dans un camp,

j'aurai pu écoper de la pendaison

ou même bien pire, la crémation.

 

Quelques années de tortures

ne sont que simple fioriture,

face au longues journées de labeur

ou tant de malheureux meurent.

 

Que sont des peines de détention

face à une vie de damnation.

Alors je m'estime content de mon funeste sort,

car mon esprit est libre et pas encore mort.

 

 

(musique : Vivaldi, les 4 saisons "L'hiver" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:08

 

Plongé au cœur des abysses,

un mystère depuis longtemps perdu

attend le moment propice

pour revenir au monde du dessus.

 

Pendant des éternités,

cet être cent mille fois antique

dormant dans l’obscurité

faisait un long rêve aquatique.

 

Quand une cargaison de déchets

jetés en mer par les humains

virent d’échoués sur celui qui rêvait,

le sortant de son sommeil serein.

 

Il s'étira très longuement

comme seul peuvent le faire ceux qui dorment des millénaires,

se souleva du fond de l'océan

et remonta à la surface pour goûter à cette nouvelle ère.

 

Pendant ce temps, toute la surface de la planète

était secouée de tremblements de terre,

des tornades se déchaînaient ainsi que des tempêtes,

et de la lave s'élevait de partout en geysers.

 

L'être sans âge sortit de l'eau,

s'ébroua pour chasser les dernières bribes de songes

et ouvrit ses titanesques naseaux

pour aspirer l'atmosphère accumulée pendant les âges.

 

Alors, toute vies animales aussi bien que végétales,

comme si elles n'avaient jamais existé, d'un coup se sont éteintes.

Et quand il ouvrit les yeux, il retrouva son monde normal.

Finalement ça n'avait été qu'un rêve toutes ces vies grouillantes.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:10

 

Lentement j'ai dépéri

en sombrant dans la folie,

absorbant un raz de marée de souffrances

accumulés depuis ma plus tendre enfance,

oubliées dans les sorties,

dans la drogue et le whisky.

 

Dernières bribes de raison

maintenant la cohésion

de mes propos teintés de mots de démence,

dans mes discours en endormant la méfiance,

les présentant en chansons

sous le couvert de passions.

 

Passant dans l'autre monde

j'ai perdu ma faconde,

ma nourriture, mon moyen de subsistance,

depuis lors, je me suis perdu dans l'errance

jusqu'à ce que je fonde,

me dissolvant dans l'immonde.

 

Le néant, mon avenir

est venu m'anéantir

en dévorant le reste de ma conscience,

jetant bas mes dernières bribes de résistance

qu'il emmène pour se nourrir

me laissant là à pourrir.

 

 

(musique : The Doors "the end" )

Repost 0
Published by orcheon - dans poèmes.
commenter cet article
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:43

 

L'autre jour, je suis allé chez le dentiste.

Quand je suis arrivé, il avait un air triste.

Je lui ais demandé quel était le problème,

il m'a répondu , « tu sais que je t'aime.. »

 

je me suis alors fortement inquiété

car j'ai crus qu'il allait m'embrasser,

mais il essayait seulement de me détendre

car il avait une mauvaise nouvelle à m'apprendre.

 

Il n'avait plus une seule goutte d’anesthésiant

pour pouvoir s'occuper de me soigner les dents.

Puisqu'il devait m'arracher une molaire

et qu'il n'avait plus qu'une petite cuillère

 

ainsi qu'une vieille pince monseigneur,

il s’efforçait de me parler avec douceur.

Une fois installé dans le siège,

il me sangla sans ambages.

 

Là, délicatement et sans pleurs,

il m'ouvrit la bouche à l'écarteur.

Et à l'aide de sa pince, il tira sur la dent

qui malgré ses efforts résista fermement.

 

Alors, il força en y mettant tout son poids,

mais la récalcitrante ne bougea même pas.

Tandis qu'il perdait tout espoir,

il finit par faire céder la mâchoire.

 

Il s'excusa un brin gêné

de m'avoir ainsi défiguré.

Mais étant libre de ses mouvements,

il put travailler bien plus facilement.

 

Je vous avoue, que j'étais un peu frustré

car je ne pouvais plus du tout parler.

Mais je la vis sauter avec bonheur,

au soulagement du dentiste en sueur.

 

Puis il remit en place ma mandibule avec précaution

et me détacha avant de me présenter l'addition.

Là, ma mâchoire m'en tomba,

il faut dire qu'il y avait de quoi.

 

Oups, fit il, car il y avait bien une petite erreur,

car l'anesthésie avait été compté par la secrétaire.

J'en fus soulagé en remettant en place mon menton

qui depuis lors, se détache à la moindre occasion.

Repost 0
Published by orcheon - dans autres
commenter cet article

Bienvenue !

  • : orchéoniades
  • orchéoniades
  • : Bonjour, ou bonsoir, visiteur, ici tu découvriras des textes sous toutes formes, humour noir, humour, et poésie. En proses je dispose de mes écrits.
  • Contact

blog vert.

Recherche