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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 11:52

 

J'ai rencontré Pierre Noël,

il avait le visage tout rouge et dégueulasse,

il vivait dans les poubelles

et se saoulait avec de la mauvaise vinasse.

 

Son passe temps favori

était de sculpter des petits jouets en bois

qu'il emportait avec lui

quand il partait en mission sur les toits.

 

Car toutes les nuits il passait par les cheminées

pour s'introduire chez les gens,

puis sans le moindre bruit, prestement les voler

et repartir en laissant un présent.

 

Accompagné d'une bande de gredins

équipés de sacs en peau de rennes

pour entasser et embarquer le butin

jusqu'à ce que l'aurore vienne.

 

C'est à cette heure jeune qu'ils regagnaient leurs pénates,

les bras chargés de trésors et de merveilles.

Alors les gredins pour se détendre combattaient à la lutte,

d'où leur surnom, les lutins du père Noël.

 

 

(musique : chrismas song."we wish you a marry chrismas" )

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:37

 

voici la suite et fin du conte de l'ambassadeur commencé hier.

Bonne lecture.....

 

 

 

Alors, redoublant d'enthousiasme, le messager s'élança sur ce nouveau territoire,

rêvant déjà à de somptueuses rencontres et de festins pour accompagner son histoire.

Mais au bout d'un moment d’ascension, un violent orage rugit,

et les élément se déchaînèrent tant, qu'il du chercher un abri.

 

Il finit heureusement par trouver une belle grotte

qui malheureusement pour son nez sentait la crotte

et qui semblait s'empuantir davantage

à chaque grondement de cet orage.

 

C'est alors que pour la première fois depuis des mois,

il entendit derrière lui s'élever une puissante voix.

L'émissaire en se retournant, se trouva face à un démon qui venait de sortir de sous terre.

Comme à son habitude, le seigneur de ces montagnes venait profiter du chant des éclairs.

 

« - et bien, qu'avons nous là, demanda-t-il, tout content,

ne serais-ce pas un voyageur égaré qui se cache du temps ?

- que nénni, répondit le jeune homme, je suis ici pour vous rencontrer,

ainsi que tout ceux que mon chemin pourrait me faire croiser.

 

- me rencontrer dis tu ? Personne depuis la nuit des temps n'est venu me voir,

puisque tout le monde sait bien que quiconque s'approche d'ici je le dévore.

Car je suis le fléau des âmes égarés et la terreur des vagabonds, jeune sot !

- mais je ne suis ni l'un ni l'autre, je suis ici pour conter mon roi et son château.

 

- Hum, fit le démon, effectivement, cela demande réflexion,

surtout, qu'il y a fort longtemps que je n'ai tenus conversation.

Très bien petit homme, je suis prêt à écouter ce que tu as à dire,

mais si tes mots ne me plaisent pas, je te met aussitôt à rôtir. »

 

Notre jeune aventurier qui pourtant n'était pas bien malin

compris quand même que de sa verve dépendait son destin.

Alors il raconta l'histoire de son roi et de son pays,

il enchaîna avec sa courte vie et celle de ses amis.

 

Mais le démon depuis trop longtemps solitaire en voulait toujours plus,

encourageant le conteur à parler de tout jusqu'à la moindre petite puce.

Après des jours et des jours de récits,

où chaque brin d'herbe furent décrits,

 

le petit homme, la bouche sèche, fut à cours d'idées

et se creusa la tête afin de ne pas se faire dévorer.

Mais le démon sanguinaire

voulait encore des histoires.

 

Il lui promis, que si il lui en racontait encore au moins vingt,

il laisserait libre le petit conteur de reprendre son chemin.

Alors le jeune homme improvisa et enjoliva ses rêves les plus joyeux

pour le plus grand plaisir de cet être terrible et incroyablement vieux.

 

Mais il tenu parole, bien qu'il soit un démon perfide.

Et laissa l'humain reprendre sa route en direction du vide.

En réalité, il laissait une chance

à un très vieil ami d'enfance.

 

L'être sans âges salua le petit homme d'un rire sardonique

et le regarda partir en direction du passage entre les pics.

L’émissaire cheminait, fier de cette rencontre hors du commun.

Mais il s’avançait, vers le bord où s'étend le grand vide sans fin.

 

Passé le sommet, il tomba dans le néant

où à son étonnement il croisa un géant.

Qui malheureusement était un dévoreur de chairs

mais qui n'en avait plus vu depuis des millénaires !

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:24

 

Il y a fort longtemps, aux confins du monde

vivait au cœur des montagnes immondes

un vraiment terrible et très ancien démon

qui se nourrissait des égarés et des vagabonds.

 

En ce temps là, un roi un peu fou

qui voulait être reconnus de partout,

envoya des émissaires

sur la totalité des terres,

 

pour conter la bonté de leur monarque

qui était en réalité plutôt fantasque.

À chaque êtres, tribus ou royaumes qu'ils auraient à croiser,

ils se devaient de parler de leur sire dans toutes les contrées.

 

Parmi ces émissaires, se trouvait un jeune homme

joyeux, mais pas beaucoup plus haut que trois pommes,

qui lorsque le roi avait appelé des volontaires pour un destin glorieux,

avait répondu à l'appel, lui qui ne rêvait que de visiter d'autres lieux.

 

Quand il fut choisi, il eu du mal à contenir sa joie.

Il faut dire qu'il s'était présenté bien peu de candidats.

Tout fier de son nouveau statut et de sa prestigieuse mission,

il partit vers sa destinée, le cœur vaillant, plein de bonnes intentions.

 

Mais la direction qui lui avait été assignée

semblait apparemment bien peu peuplée.

Depuis qu'il avait quitté les lointaines limites incertaines du royaume,

il n'avait encore rencontré aucune âme vivante, pas même un fantôme.

 

Jours après jours, il avançait sur des plaines désolées

sans changements ni aucuns repères pour se diriger.

Mais il gardait l'espoir car il avait un optimisme à toute épreuves,

sûrement dus au fait qu'il lui manquait une case et vivait dans ses rêves.

 

Il se disait que ce devait être juste un coin oublié par la nature,

et n'étant que le premier pays croisé sur le chemin de son aventure.

C'est alors, comme pour lui donner raison,

des formes pointues apparurent à l'horizon.

 

Pas après pas, lentement à sa vue ébahit, se dessina les contreforts

d'une montagne sombre qui semblait aspirer la lumière sans efforts.

Notre rêveur était subjugué par la grandeur du spectacle qu'il contemplait,

car rien en son pays, pas même les grandes tours du château ne l'égalait.

 

À suivre...

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:22

Ce petit poème n'est pas à mettre sous toutes les mirettes.

alors dehors les enfants et puis aussi leurs parents...

 

 

Non, ne pleure pas gentil petit n'enfant,

si pour ton premier noël tu n'aura rien,

ce n'est pas parce qu'il n'y a plus d'argent.

C'est que trois jours avant se sera la fin.

 

C'est que papa à préféré tout investir

l'argent pour le réveillon dans des bouteilles,

qu'il s'empresse depuis lors d'engloutir

jusqu'à tomber, et recommencer au réveil.

 

Quand à maman, pauvre créature,

elle se réfugie dans ses émissions et bouquins

censés émanciper les femmes mûres

mais qui lui enlève ce qui lui reste d'humain.

 

Et puis il y a aussi le grand frère

qui passe son temps à beugler et frapper,

cloîtrer dans sa chambre aux posters

pleins de monstres et de filles à peine drapées.

 

Tandis que la sœur, grillée des neurones,

tout les jours scotchée devant son ordinateur

et pendue en permanence à son téléphone,

toujours en pleure pour des histoires de cœur.

 

Alors arrête de chialer et réjouis toi,

puisque dans quelques jours petit veinard

tu ne sera plus opprimé sous ton toit,

car elle va disparaître ta famille de connards.

 

 

(musique : "Endors-toi" Gérard Lenorman )

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:58

 

réfugiés dans la mélancolie

comme dans un douillet abri,

on s'y évade on s’y enfuit

jusqu'au bout de la vie.

 

Prisonniers de notre temps

on hurle le besoin de changement,

toujours blasés, jamais contents,

aveugle à ce qu'offre le présent.

 

Changés en zombis cupides

par toujours trop avides

de toutes ces choses vides

qui s'entassent en tas putrides.

 

Plongés dans l'overdose de la communication

la solitude s'insinue comme un poison

jusque dans le cœur de nos maisons

où chacun est immergé dans sa propre attraction.

 

On a comment marcher,

en toutes occasions motorisés

alors, jamais plus fatigués

dans ces nuits devenues journées.

 

Perdus dans un avenir qui crève,

son cadavre pourrissant sur la grève

on y respire ses émanations corrosives

qui rongent lentement nos rêves.

 

 


 

(musique : Saez "les échoués" )

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:15

 

le monde a aujourd'hui disparu

sous un épais brouillard continu.

Les plantes privées de leur source nourricière,

dépérissent dans ce qui reste de lumière.

 

Les animaux, dans une morne léthargie,

se sont tous lentement endormis,

se laissant petit à petit gagner par la mort,

n'ayant plus la force de bouger leur corps.

 

Les cœurs vaillants autrefois si héroïques,

sont gagnés par des pensées mélancoliques.

Les chansons des grands optimistes

se sont muées en histoires bien tristes.

 

Les survivants ivres

surpris par le givre,

se sont alors figés

pour le reste de l'éternité.

 

 

(musique : Bach "prélude N°1 )

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:52

 

vieille planète électrique

prise dans une toile de câbles,

par dessus un cœur mécanique

qui lentement s'ensable.

 

Grippant un à un ses rouages,

laissant apparaître des pointes d’oxydation

perçants les fragiles engrenages

de ses structures aux immenses dimensions.

 

Les cris d'antiques transformateurs

lançant par intermittence de brillants éclairs,

grincent sous d'intenses douleurs

d'une tension redoublant toujours de colère.

 

Secouant les myriades d'atomes

de cet univers robotisé,

s'étendant en fer et en chrome

sans jamais s'arrêter.

 

Montant jusqu'au firmament

et plongeant loin dans le cœur

de ce monde mourant

victime de son incessant labeur.

 

Prise dans son ambition infernale

d'expansion et d'envie dominatrice,

sur une nature autrefois ingérable

disparue sous les assauts de ce vice.

 

Pensant dominer la vie, la matière et l'atome

la faune s'est elle même éliminée,

laissant le soin aux machines autonomes

de continuer à produire et se multiplier.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 10:59

 

les champs hier inondés

sont aujourd'hui de vastes plaques de glace,

où les lièvres intrigués sont cloués sur place

sous le regard des canards amusés.

 

Sur les arbres blanchis de givre,

les oiseaux serrés les uns contre les autres

attendent que le soleil enfin se montre

et que sa chaleur les enivrent.

 

Quelques brins d'herbe résistants,

la tête dépassant de ses lacs gelés

font le bonheur des ruminants égarés

dans ce monde devenu blanc.

 

Tapis au fond de leur trou

les loirs se sont retirés, pour la saison dormir,

chaudement lovés, forçant leur cœur à ralentir,

pour passer l'hiver tout doux.

 

Les écureuils tête en l'air

ont déjà oubliés les cachettes

où ils ont enterré leurs noisettes

pour tenir le rude hiver.

 

Au matin, sortant de leur foyers bien chauds,

s’exposent à leurs regards hagard

ces grandes et éphémères patinoires

mettant en joie les grands et les marmots.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:20

 

pour un instant de plaisirs, je vous propose une courte comptine

qui devrait effrayer les petits garçons et les petites filles.

 

 

Il était trois petits chatons

qui étaient trop minions.

Le premier avait un joli minois,

mais il était par trop sournois.

Le second était des plus méchant

bien qu'il paraissait tout à fait charmant.

Quand au troisième il était toujours sale

et aimait par dessus tout faire le mal.

 

Il était trois petits chatons,

qui avaient un ventre rond.

Le premier voulait devenir roi,

et faisait fi de toutes les lois.

Le second se servait de toutes ses dents

pour arracher des morceaux aux passants.

Et le troisième traînait de partout une vieille malle

où il conservait les viscères de ceux qu'il empale.

 

Il était trois petits chatons,

qui aimaient les rognons.

Le premier ramenait des filles de joie

qu'ils dévoraient en cœur tout les trois.

Le second prenait tout son temps

quand il éventrait les petits enfants.

Alors que le troisième un peu plus vil,

n'en écorchait jamais moins de mille.

 

Il était trois petits chatons

qui fouillaient vos maisons.

Le premier se nommait effroi,

et hantait le royaume des toits.

Le second se nommait dément,

et rodait près des écoles et couvents.

Le troisième se nommait animal

et ne supportait aucun rival.

 

Il était trois petits chatons

qui étaient bien polissons.

Le premier est mort sous mes doigts,

en sortant son cœur par le nez comme il se doit.

Le second est passé sous les dents

des clients d'un resto pas très regardant.

Le troisième est partit en vrille

quand j'ai voulus le rôtir sur le grill.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 09:01

 

Ce matin une petite souris

s'est glissé sous mon lit,

j'ai sauté au bas de celui ci

en poussant de grands cris.

 

J'ai courus hors de la chambre

et me suis étalé dans l'ombre.

J'ai alors ramassé mes membres

éparpillés sur le sol de marbre.

 

Je me suis précipité sur l’interrupteur

pour dans la lumière chasser mes peurs,

et suis allé téléphoner à un dresseur

pour qu'il vienne la chasser dans l'heure.

 

Après une longue attente, il a fini par venir,

je lui ais tout raconté et il s'est mis à rire.

Il m'a dit qu'il ne pourrait la bannir,

mais seulement pour un temps la faire fuir.

 

Nous sommes monté en haut,

moi caché derrière son dos.

Il m'a alors montré un petit bout de museau

qui dépassait de sous les draps, que c'était beau.

 

Je lui ai demandé si il y avait moyen de l'attraper,

car j'ai eus de suite envie de l’apprivoiser et l'adopter.

C'est comme ça qu'est né une grande amitié,

et depuis je ne me suis plus jamais effrayé.

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Published by orcheon - dans fables
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