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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:53

 

Pataugeant les pieds dans l'eau,

j'ai attrapé un rhume de cerveau.

Le vent dans les cheveux

m'a propulsé dans les cieux.

 

Je suis retombé sur mes pieds

et j'ai sentis la roche se briser.

Puis le monde s'est tue,

Et le froid est venu.

 

Une chute de glace

m'a cloué sur place.

Une myriade de blanc flocons

m'ont recouvert jusqu'au menton.

 

Le ciel s'est ensuite dégagé,

la lune s'est mise à briller,

et le givre a tout recouvert.

Mais c'est normal, c'est l'hiver.

 

 

(musique : Boby lapointe "l'été où est-il" )

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 10:28

 

Oh marches d'épouvantes

cache aux yeux des mortels

tes degrés qui serpentent

aux pays éternels.

 

Cheminant aux temples

taillés dans l'obsidienne,

de leurs faîtes contemplent

les putrides plaines

 

où se meuvent démons

poussant de sombres âmes

aux puits de feu sans fond

dans des rires infâmes.

 

Que ne m’accueillez vous

en vos routes suintantes

de corrosives boues

toujours dévorantes.

 

 

(musique : Toccata & fugue en D mineur "J.S.Bach" )

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 12:57

 

un soupçon de magie,

trois brins de sorcellerie,

quelques doigts d'orgueil

et une queue de mauvais œil.

 

Ceci est la recette

pour perdre la tête

les jours de misère

sous un vieux réverbère.

 

Bien sûr évitez les rues en pente

ou la tête sera longtemps absente,

et il est assez difficile de justifier

l'errance d'un corps décapité.

 

Mais cela fait une excuse valable

pour échapper à un rdv indésirable.

J'avoue qu'il y a un inconvénient,

c'est que l'effet est permanent.

 

Aller, demain on préparera une liqueur

pour se débarrasser des percepteurs,

à base de poudre d'arsenic

et d'un peu de panique.

 

 

(musique : C. saint-saens, le carnaval des animaux "aquarium" )

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 11:54

 

c'est un coup de poignard

dans les recoins de la mémoire,

un souvenir amère

qui pousse à la colère.

 

Puis lentement soufflé

par de douces pensées

arrachant alors un sourire

sur une perspective d'avenir,

 

porté sur les ailes

de rêves éternels,

façonnés sans retenue

pour que l'espoir continue.

 

 

(musique : extrait de la flûte enchantée "chanson de papageno" )

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:45

 

je suis parti faire le tour du monde

pour vérifier si la terre est bien ronde.

J'ai d'abord marché

jusqu'au portes de la cité,

 

mais je n'ai rien constaté d'extraordinaire

à part un chien qui suivait un dromadaire.

Alors, j'ai continué au loin

jusqu'au bord d'un ravin.

 

Là, j'ai vus deux hirondelles

qui s'enfuyaient à tire d'ailes,

poursuivies par un canardnivore

qui était à la recherche d'or.

 

J'ai ainsi poursuivis ma route

toujours rongé par le doute.

Mais des montagnes à la mer,

et des prairies aux déserts,

 

je n'ai rien trouvé de concluant,

à part quelques poissons volants

tous attirés hors de l'eau

comme si le bas était en haut.

 

Je ne sais pas si je n'aurais jamais la réponse

à ce mystère qui depuis longtemps me tracasse,

mais je continue sans relâche mon voyage

en espérant un jour tombé dans les nuages.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 12:50

 

Vastes champs de métal

poussant tel un verger du mal

empoisonnant lentement

la planète et le cœur des gens.

 

Titanesques montagnes de béton

s'étendant sous la bénédiction de démons,

plus froid qu'un tombeau,

patiemment rongé par les eaux.

 

Insondables océans de plastique

à teneur hautement tyrannique,

pourrissant le paysage,

inaltérable pour de nombreux âges.

 

Terrible gangrène

que la production humaine,

précipitant le monde de demain

vers son inexorable fin.

 

 

(musique : Yves Jamait  "Jean-louis" )

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 12:15

 

Ne sentons nous pas sous nos pieds

la terre vibrer d'un immense chagrin,

n'entendons nous pas résonner

l'assourdissant chaos et son funeste destin.

 

Sous les branches d'un arbre desséché,

ne serais-ce pas un homme mourant de faim,

ou est-ce l'écho d'un lointain passé

sinon le reflet d'un hypothétique lendemain.

 

Quel est donc la destinée

d'une espèce qui rapidement s’éteint,

serais-ce de tout brûler

pour s'assurer que rien ne survive à sa fin.

 

Ou est-ce de se démener

pour protéger ce qui n'y est pour rien.

Est-ce que vaincra la cupidité

ou l'amour et la compassion gageront enfin.

 

 

(musique : Richard Strauss "ainsi parlait zarathoustra" intro )

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:34

 

Il y avait un vieux dromadaire

assis sur un rocking-chair

qui jouait un ancien air

sur une flûte traversière.

 

Quand vint à passer un hérisson

qui s'arrêta sur le paillasson.

Il salua le maître de maison

et demanda quel était cette chanson.

 

L'ancien dit que c'était une comptine

qui parlait d'antiques bottines

qu'avait découvert une fouine

dans le terrier d'une de ses cousines.

 

Elle les aurait enfilées

et avec se serait envolée.

Mais elle aurait tellement monté

qu'elle se serait fait dévorer.

 

Car au dessus des nuages

il y avait une demeure sans âge

ou réside un ver pas très sage

qui mange tous ceux qui sont de passage.

 

Voyant alors le petit hérisson tout tremblant

le camélidé dit que ce n'était qu'un conte pour enfants,

et qu'il ne faut pas prendre les histoires pour comptant

où il finirait par se faire dépouiller de ses piquants.

 

 

 

(musique : Vivaldi "concerto pour flûte traversière op10" )

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 13:55

 

Assis sur un nid sauvage

je regardais danser un singe.

Du haut de mon perchoir,

d'un coup, je me laissa choir

pour atterrir au pied du primate

et jouer avec lui les acrobate.

 

Mais l'agile petit velu

n’appréciant pas les intrus.

s'est soudainement jeté toutes dents dehors

sur les parties exposées de mon corps.

J'ai finalement réussis à l'arrêter,

mais j'avais perdu le bout de mon nez.

 

Alors je me suis mis en rage

et lui ordonna de se tenir sage

où je préparerais une gamelle

pour y faire bouillir sa cervelle.

Obéissant à contre cœur,

il s'effondra en pleurs.

 

Je lui demandais pourquoi un tel chagrin

tandis que moi je ne m'étais pas plaint.

Il me manquais pourtant un morceau

à extrémité de mon pauvre museau.

Mais dit-il, c'est là qu'est justement le soucis,

j'ai maintenant dans la bouche un goût de ranci.

 

Je lui ai dis qu'il ne s'en prenne qu'à ses humeurs,

car après tout, je n'étais pas son quatre-heure.

Alors je suis partis comme j'en avais ma claque

des facéties de ce vilain petit macaque.

Depuis, je suis allé voir un célèbre petit homme

pour demander une greffe au fil doré, pour ma pomme.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 11:08

 

aussi vif que l'éclair

je me faufile évitant la lumière.

Plus petit qu'un écureuil

je m’aplatit au besoin comme une feuille.

De mes oreilles toutes rondes

j'écoute ce qui se raconte dans le monde.

En permanence affamée

je visite vos maisons et greniers.

Cachée au fond de mon trou

j’attends pour échapper au gros matou.

Dans mon nid de nuages

je rêve à des meules de fromage.

On me trouve si jolie

c'est normal car je suis une souris.

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