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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 11:11

 

Sur une verte plaine infinie

s'étendait des milliers de tipis,

un terrible ouragan

y souffla tel un dément,

soulevant tous les abris

jusqu'au ciel si gris.

 

Au dessus des gros nuages

s’envola le peuple sage.

Sur d'innombrables lieux

ils parcoururent les cieux.

Se dissipant peu à peu, l'orage

les firent atterrir sur une plage.

 

Aussi loin que portait les yeux,

s'étendait devant un océan bleu.

Le reste était du sable blanc

qui scintillait tel du diamant,

offrant un tout nouveau milieu

où vivre à ce peuple heureux.

 

Eux qui vivaient en grande partie

sous un ciel maussade et de pluie,

furent grandement étonnés

de trouver un si bel été

qui pas un jour n'a faillit

tel leur idée d'un paradis.

 

(musique pour accompagner : Creepshow "thème")

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 11:41

 

De cette vaste étendue bleue,

il en avait tout plein les yeux

quand il est allé au large

pour entamer son long voyage.

 

Et depuis il a navigué

sans plus jamais se retourner.

Il est partit à l'aventure,

aussi gonflé que sa voilure.

 

Croisant de drôles de créatures

aux proportions de démesure,

des animaux si fabuleux,

aux corps écailleux et visqueux.

 

Pour rien au monde, pas même une bière

il n'aurait mis un pied à terre,

c'est juste si il s'ancrait aux ports,

qu'il repartait toutes voiles dehors.

 

À la moindre rumeur de sol

on se prenait une gifle au vol.

nul ne sait quel fut son destin ?

Peut être une histoire de marin.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 17:36

 

Perché sur le sommet du monde

un corbeau déversait sa faconde

en interminables tirades

qu'il déclamait aux dryades.

 

Celles-ci flattées de tant d'attentions

lui proposèrent de devenir leur échanson.

Le corvidé fou de joie

tout aussitôt accepta.

 

Il était le plus heureux au près de ses muses

à leur servir de fraîches boissons exquises.

Mais dans ce cadre idyllique

il devint bien vite alcoolique.

 

Rentrant de plus en plus tard,

le plumage tout en pétard,

en oubliant de glorifier ces damoiselles

et plongeant son bec dans toutes les gamelles.

 

N'y tenant plus, les belles en colère

rompirent alors sont contrat aviaire

et le chassèrent du grand arbre

sans aucun préavis ni palabres.

 

Depuis, notre ami a dessoûlé

et ne croasse plus aux divinités

mais part écumer les bars

avec son collègue le renard.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 17:31

 

La course du temps est devenue folle,

les montres molles batifolent et caracolent.

Tout à l'heure, mon horloge comtoise

s'est mise à égrainer les framboises.

 

Elle n'était pas du tout à l'heure,

mais déboussolée et toute en pleurs.

Le balancier ne se balançait plus,

mais faisait des sauts touts tordus.

 

Les vieux d'un coup ont rajeuni,

et les jeunes, et bien ils ont vieilli.

Quand aux aiguilles de mon antique tocante

elles zigzaguaient et étaient toutes branlantes.

 

Tout ça c'est de la faute du vieux coucou

qui depuis plusieurs jours est devenu fou,

il s'est envolé de sa pendule

pour aller picorer des pilules.

 

Des trucs pas vraiment très nets

qui l'ont fait tomber sur la tête.

Depuis, il n'a toujours pas voulu réintégrer ses pénates

et au lieu de compter le temps il se prend pour un mainate.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 09:36

 

J'ai pu avoir la permission

de vous conter ma version.

Cela c'est passé un soir d'automne

où dans la brume les sons résonnent,

 

et pourtant, pas un chuchotement, pas un bruit,

ne se faisait entendre jusqu'à ce que retentisse un cri.

Occupé à récolter des graines de tourments

je n'ai nullement prêté attention à ce hurlement.

 

Bien trop absorbé par les fantômes

qui par ce temps mettent à nu leurs âmes.

C'est au détour d'un bosquet

que j'ai aperçut le tourniquet.

 

Au bas de celui-ci, il y avait une fille en pleurs

qui portait sur ses épaules un grand malheur.

Je me suis approché en m’annonçant,

et lui demanda quel était sont abattement.

 

Elle me raconta qu'elle était allé avec son fiancé

dans un parc pour y flâner et puis pique-niquer.

Il y avait, caché derrière d'épais buissons ce vieux jeu défraîchit

sur lequel elle s'était assise pour que son amant lui donne le tournis.

 

Mais bien qu'avec précaution il lança le manège,

celui-ci s'emballa, et lui donna vite le vertige.

Il accéléra et accéléra tant et bien

qu'elle se retrouva projetée au loin.

 

Mais en ouvrant les yeux,

il n'y avait plus son amoureux,

et elle était dans le brouillard

dans cet endroit si bizarre.

 

Je lui ai expliqué avec douceur qu'elle se trouvait au pays des ombres,

là où les spectres aux âmes perdues se retrouvent en grand nombres,

mais qu'elle n'avait absolument rien à craindre,

car aux vivants ils ne pouvaient pas s'en prendre.

 

Et étant le gardien de ce monde, récolteur de leurs tourments,

j’étais le plus qualifié pour pouvoir remédier à son déplacement.

Je la fis reprendre place sur cette vieille roue de bois,

ais plongé en son cœur pour sentir quel était ses lois.

 

Alors, d'un geste au dessus de cette machine ronde,

je l'ai renvoyée par delà l'éther dans son monde.

On m'a dit qu'elle était bien rentrée,

c'est pour cela que j'ai pus vous en parler.

 

 

(musique : sonate Haendel )

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:14

 

En me promenant dans la montagne

main dans la main avec ma compagne,

nous sommes tombés sur un ours brun

qui avait vraiment un gros chagrin.

 

Je lui ai alors demandé ce qui le tracassait.

Il me répondit qu'il y avait des jours qu'il chassait,

mais il n'avait encore rien attrapé

et il était terriblement affamé.

 

Il me demanda de faire pour lui un petit geste,

en lui payant un sandwich voir quelques restes.

Malheureusement il ne restait pas une miette

à récupérer dans le fond de ma musette.

 

Mon amie proposa d'aller lui chercher un repas

et puis de revenir lui rapporter d'un bon pas.

Mais il dit, pourquoi vous laisserais-je partir

alors que j'ai sous la patte de quoi me nourrir.

 

Mon pauvre lui dis-je, je n'ai que la peau sur les os

vous risqueriez de vous blesser, se serait ballot,

à la limite vous pourriez goûter mon amie,

avec elle vous seriez un peu mieux nourri.

 

L'ours n'y tenant plus

dévora ma copine dodue,

et se servit de mes os

pour se tailler un banjo.

 

 

 

(musique : Fanfare Pourpour "pour des ours" )

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 12:10

 

Petit Jeannot le lièvre était accro au chocolat,

et bien qu'il faisait tout pour pas que ça se voit,

il se trahissait souvent par de petites tâches

sur le bout de son museau et de ses moustaches

 

puisque ce vilain polisson

mangeait comme un cochon.

Il était vraiment prêt à toute sortes de bassesses

pour se procurer ces friandises pleines de promesses.

 

Il avait détourné le panier magique

de son cousin le lapin de pâques,

en avait dévoré tout les œufs

les déclarants forts délicieux.

 

Quand à la poule du bedeau

qui pondait des œufs cacao,

il l'avait enfarinée et mise à cuire au four

pensant qu'il en sortirait une forêt noire.

 

N'en pouvant plus de ses facéties,

le voisinage se fâchât contre lui,

ils le plongèrent dans un gros tonneau de chocolat fondant

et le bannirent après l'avoir roulé sur des caramels collants.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:31

 

Voyageant dans un monde surréaliste

j'ai rencontré un homme bien triste,

il venait d'échapper à un sale trépas

devant une auberge pas très sympa.

 

Elle avait gloutonnement essayé de le dévorer

avant même qu'il ne passe sa porte d'entrée.

Sitôt après, voilà pas que déboule

un troupeau de pierres maboules.

 

Si il n'avait pas trouvé un lampadaire

qui ne donne qu'à midi sa lumière

et qu'il n'y avait pas joué les ouistitis

il aurait finit en tapis tout aplatit.

 

Il avait pu finalement s'en sortir

en s'accrochant à un gros menhir

qui volait fort bien bas

attiré par ce brouhaha.

 

Et là, recueilli à bord de mon bateau de journal

il m'expliquait pourquoi il n'avait pas le moral.

Alors, je l'ai conduit en cure thermique

pour que plus jamais il ne panique.

 

 

(musique : Emilie Simon "attack of the killerbirds"

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 13:04

 

Une histoire tout droit sortie d'un livre

déambulait dans les couloirs

d'un antique et sombre manoir

se demandant pourquoi on l'avait fait vivre.

 

Elle avait beau secouer les rayonnages,

pour tenter d'éveiller ses consœurs,

des dictionnaire aux feuilles sans auteurs.

Mais rien, pas même un mot ne sortait des pages.

 

Alors, désespérée, elle hantait la demeure,

en ces lieux si vides et morts,

sans même un petit cafard

pour lui tenir compagnie et la distraire.

 

Mais un soir ou dehors rugissait un orage,

la porte d'entrée s'ouvrit brutalement,

il y entra un personnage dégoulinant.

Et un éclair illumina son visage sans ages.

 

Il appela les occupants d'une voix forte,

mais de l'intérieur ne lui répondit que le silence.

Haussant les épaules, il se rendit à l'évidence,

le manoir était vide, et il referma la porte.

 

Il posa au sol ses affaires gorgées d'eau,

et poussé par la curiosité,

il entreprit de visiter

chaque pièces, du bas jusqu'en haut.

 

L'histoire l'observait cachée dans un coin,

et quand il s'éloigna de ses affaires

elle voulut jouer les commères

et entama une fouille avec grand soin.

 

Il avait laissé là, comme une invitation un manteau et une besace.

Les multiples poches du manteau

étaient remplies de vieux stylos,

le sac contenait des parchemins et une pierre froide comme la glace.

 

Il savait maintenant que les lieux étaient vides,

étant passé dans chaque salles,

de la cave aux combles archi sales.

Il revint à l'entrée où l'attendait ses affaires humides.

 

Mais là, il s'aperçût que l'endroit n'était pas si désert,

car sur sa besace était penché une masse informe,

qui était sombre et composée de mots hors normes.

Alors il s'en approcha en silence par derrière.

 

Arrivé à distance qu'il estima raisonnable, il l'interpella

en lui demandant ce qu'elle était,

et pourquoi elle fouillait dans ses effets.

Habituée à la solitude elle avait oublié l'étranger, et à ses mots sursauta.

 

Elle lui expliqua à mots découverts

qu'elle s'était retrouvée hors de son manuscrit

et qu'elle n'avait pus éveiller aucun autre écrit,

c'est ainsi, qu'elle errait seule depuis lors.

 

Mais le brave homme étant écrivain,

lui concocta une histoire

qui lui tailla sur mesure,

et comme il était aussi magicien,

 

ensuite, il sortit une formule qui lui donna vie

avec l'aide de sa pierre de glace,

et il les présenta avec grâce.

Heureuses, elles le remercièrent tel de vieilles amies.

 

Depuis on peut entendre résonner dans le manoir

des rires, des contes et des chants

qui se répondent mutuellement

aussi bien sous un soleil éclatant que dans la nuit noire.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:47

 

J'ai dus emprunté une bétaillère

pour embarquer une vache laitière,

car j'avais à nourrir un bébé

d'une espèce jamais rencontrée.

 

Mais lorsqu'il fallut faire monter à l'arrière

cette bonne grosse et placide mère,

elle se mit soudain à ruer

comme une vache enragée.

 

J'ai même perdu une molaire,

et sans me mettre en colère,

je l'ai finalement domptée

et avec soulagement enfermée.

 

Je pus enfin rejoindre ma chaumière

construite au centre d'une clairière.

J'en fus pleinement soulagé

et courus voir le nouveau né.

 

Il n'avait pas bouger de sa panière

installée tout contre la cuisinière

permettant de le chauffer,

où il dormait à point fermés.

 

Attendri par la bouille du petit père,

sans bruits je suis sorti de son repère

pour aller extraire l'ongulé

et lui présenter le petit déjeuner.

 

Mais ce ne fut pas une mince affaire

de la garder en place pour la traire.

Mais s'étant pendant ce temps réveillé,

le petit chérubin se mit à pleurer.

 

Alors pour le faire taire,

près de moi je l'ai posé à terre.

Mais à peine je me suis retourné

que la vache il l'avait dévoré.

 

Bon, ce ne fut que sa première,

mais qu'est ce que j'en étais fière

de mon tout petit protégé,

croisement d'un ogre et d'un démon affamé.

 

 

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