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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 11:10

 

Dans les couloirs d'un musée

j'ai traqué une petite fée.

Elle était bien espiègle,

et avait le regard d'un aigle.

 

Chaque fois que je l’apercevais,

dans un éclair elle disparaissait

et là, de sa voix fluette

entamait une chansonnette.

 

« Monsieur le gardien,

monsieur le gardien,

ne vois tu donc rien ?

Voilà un gredin !

 

Tu ne l'auras pas,

tu ne l’auras pas,

à travers tes doigts

il va filé bas.

 

Monsieur le gardien,

monsieur le gardien,

gare à l'arrière train,

voilà qu'il revient. »

 

et je recevait invariablement un coup sur le derrière

sans que je n'ai même eus le temps de l’apercevoir.

Tandis que j'étais seul en train de souffrir,

je l'entendais s'éloigner dans de petits rires.

 

Un jour, j'ai eus une idée

pour pouvoir l'attraper.

Il me fallait un miroir

et une cage en ivoire.

 

Lorsqu'elle vit sont reflet dans la glace,

elle fut alors comme clouée sur place,

ne pouvant s’empêcher

de plaisamment s'admirer.

 

Elle ne me vit pas ouvrant la cage

et l'enfermer dans un geste sauvage.

Ainsi je m'étais débarrassé de se fardeau

en l'exposant parmi un capharnaüm de bibelots.

 

Mais là haut, sur son étagère je l'entendais

toute la nuit, à grands sanglots qui pleurait.

Alors me sentant carrément honteux,

je l'ai libérée de son sort malheureux.

 

Depuis elle passe de longues heures à se mirer

devant le miroir que j'ai négligemment laissé,

et passe le reste du temps

à inventer des petits chants.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:13

 

Lors d'un banquet royal

un lutin caché sous les tables

se gavait de la nourriture qui tombait gâchée

que les convives orgiesques laissaient tomber.

 

Il vivait dans les souterrains secrets du châteaux

et phagocytait les les banquets et les trésors royaux.

Il était assez malin, discret et petit

pour n'avoir jamais été pris.

 

Un soir où il furetait dans les cuisines

il se retrouva nez à nez avec une petite maline,

une jeune fée pilleuse

qui était assez peureuse.

 

Il y eut une longue discussion

pour décider qui avait raison

et finalement ils en vinrent aux mains

pour savoir qui s'emparerait du butin.

 

Mais leur furieux désaccord

se finit brusquement dans le noir,

car leur querelle ne passa pas inaperçue

et ils eurent pour témoin un cuisinier pansu

 

qui les piégea sous une marmite

qui servait à faire cuire les frites.

Car ces deux petits voleurs

valaient leurs pesant d'or.

 

Cela signifiait pour le chameau cuisto

qu'il allait devenir riche très bientôt.

Et effectivement lorsqu'il présenta ses acquisitions

il fut assaillit de plein de mirobolantes propositions.

 

Et finalement il les céda au monarque

contre assez d'or pour remplir une barque.

Et les deux petits querelleurs finirent comme décoration

sur la table du banquet qui était le sujet de leur dissension.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:34

 

Lors d'un long voyage, j'ai perdu une case.

C'est que je suis tombé sur une sacré occase.

Il y avait un type un peu dérangé

qui avait une montgolfière à échanger.

 

Mais en fin de compte, c'était un vrai roublard,

car elle ne se gonflait qu'en y brûlant du lard

et en plus, il y avait des trous dans tout les coins du ballon

qui était en fait confectionné avec des peaux de saucissons.

 

Pour y pallier, j'ai échangé contre un neurone

une bonne grosse poignée de vieilles rustines.

Du coup, j'ai pu m'élever dans les vents

qui m'ont emmenés loin du continent.

 

J'ai survolé des régions inconnues et exotiques

où j'ai croisé tout un tas d’animaux sympathiques.

Un jour, j'y ai eu une demande saugrenue d'un perroquet

qui voulait une de mes cases pour être moins simplet.

 

Mais comme mon moyen de transport

était depuis peu définitivement mort,

je lui ai proposé de la troquer contre une pirogue

et un coin tranquille pour me servir de gogues.

 

Après l'échange, je me suis retrouvé voguant sur l'eau

en beuglant à la jungle qu'il n'y avait rien de plus beau.

Mais dès les premiers grands méandres,

je me suis échoué près d'une salamandre.

 

Je l'ai suivie le long de la plage

où j'ai vu une famille de singes.

Ils étaient tous tellement forts et intelligents

que je suis devenu leur admirateur le plus fervent.

 

Je leur demandai souvent comment ils savaient tant de choses

et que d'apprendre d'eux serais pour moi vraiment l'apothéose.

Un jour, exaspérés, ils me répondirent que pour ne pas finir idiot

il fallait conserver, ménager et surtout faire travailler son cerveau.

 

 

(musique : "Jump in the line" Harry Belafonte )

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 11:19

 

Il y a fort longtemps, je ne sais plus comment, j'avais perdu le sommeil.

Je l'ai cherché du plus profond des abysses jusqu'au cœur du soleil.

Ne le trouvant point, je suis allé questionné de vieux sages

qui m'ont fortement conseillé d'aller en parler à un ange.

 

Après de bien longues pérégrinations,

j'ai trouvé l'être ailé au fond d'un vallon.

Ne sachant plus depuis quand il y avait échut,

il avait oublié toute chose, et je dus repartir déçus.

 

Mais n'ayant qu'une idée en tête,

bien que fatigué, je repris ma quête.

Un jour, sous le soleil brûlant d'un désert,

je suis tombé sur une étrange cruche de verre.

 

Quand je la dégagea du sable, il en jaillit un bon gros génie.

Après l'avoir questionné, il m'invita à allé demander à la nuit.

Sans repos, il m'a fallu de longs mois de marche

pour dénicher la grotte où la journée elle se cache.

 

Mais après sa nocturne et harassante tâche de travail,

je dus attendre pour pouvoir l'interroger qu'elle se réveille.

À l'arrivée du soir, je l'ai harcelé pour qu'elle me plonge

dans ce lieu que j'avais perdu, ou naissent tous les songes.

 

Mais elle m'a dit qu'elle n'était pas marchande de sable,

et qu'elle ne pouvait rien à mon état et c'était regrettable.

Mais elle m'indiqua la demeure d'un sorcier africain

qui pourrait sans doute me donner un coup de main.

 

Bien que las de ces années d'investigations,

je la remercia et repris ma progression,

en route pour m'en remettre à la sorcellerie

d'un vieux fou sûrement tout rabougris.

 

Arrivé au cœur de ce continent,

je ressentis un fin changement,

comme une sensation de liberté

que l'on ne peut que rêver.

 

Alors que je me croyais définitivement perdu,

un homme d'une grande prestance vers moi est venu.

« voilà que je trouve enfin celui qui m'est envoyé par la nuit » me dit-il.

Et face à mon ébahissement, il m'invita à le suivre d'un signal subtil.

 

On arriva dans une très grande case

ou il m'invita à me mettre à mon aise.

Là, il me parla d'un vilain sortilège dont il allait me désenvoûter.

Et au son d'une litanie je m'endormis noyé dans une épaisse fumée.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:24

 

Pour m’échapper du cauchemar d'un monde de déchéance,

sur les ailes d'un millier de corbeaux

je me suis laisser emporter à la recherche d'une nouvelle chance

pour trouver un coin bien plus beau.

 

Avec mes corvidés nous avons fait le tour de la terre,

mais nous n'avons trouvé aucun endroit qui avait été épargné.

De partout était des décharges et d’infinis déserts.

Alors, n'ayant plus d'avenir sur cette planète, nous l'avons laissé.

 

Nous sommes aller conquérir de meilleurs cieux,

s'installer dans un monde vierge

sans se retourner pour un dernier adieu

ni même lui allumer un petit cierge.

 

Nous avons voyager pendant longtemps,

dépassé de nombreuses et belles étoiles

en nous laissant dériver sur leurs vents,

et nous sommes arrivés au bord de la toile,

 

là ou elle se déchire pour laisser passer la lumière,

nous l'avons franchit avec le plus grand respect,

et nous avons été ébahis par ce qu'il y avait derrière.

Mais on nous a interdit de dévoiler le secret.

 

Tous les corbeaux y sont maintenant aux anges,

et moi même j'y suis plus que comblé,

nageant avec délice dans cet univers fort étrange

qui vit là, pur depuis des milliards d'années.

 

 

(musique : "Il est libre Max" Hervé Cristiani )

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:08

 

Plongé au cœur des abysses,

un mystère depuis longtemps perdu

attend le moment propice

pour revenir au monde du dessus.

 

Pendant des éternités,

cet être cent mille fois antique

dormant dans l’obscurité

faisait un long rêve aquatique.

 

Quand une cargaison de déchets

jetés en mer par les humains

virent d’échoués sur celui qui rêvait,

le sortant de son sommeil serein.

 

Il s'étira très longuement

comme seul peuvent le faire ceux qui dorment des millénaires,

se souleva du fond de l'océan

et remonta à la surface pour goûter à cette nouvelle ère.

 

Pendant ce temps, toute la surface de la planète

était secouée de tremblements de terre,

des tornades se déchaînaient ainsi que des tempêtes,

et de la lave s'élevait de partout en geysers.

 

L'être sans âge sortit de l'eau,

s'ébroua pour chasser les dernières bribes de songes

et ouvrit ses titanesques naseaux

pour aspirer l'atmosphère accumulée pendant les âges.

 

Alors, toute vies animales aussi bien que végétales,

comme si elles n'avaient jamais existé, d'un coup se sont éteintes.

Et quand il ouvrit les yeux, il retrouva son monde normal.

Finalement ça n'avait été qu'un rêve toutes ces vies grouillantes.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 11:52

 

J'ai rencontré Pierre Noël,

il avait le visage tout rouge et dégueulasse,

il vivait dans les poubelles

et se saoulait avec de la mauvaise vinasse.

 

Son passe temps favori

était de sculpter des petits jouets en bois

qu'il emportait avec lui

quand il partait en mission sur les toits.

 

Car toutes les nuits il passait par les cheminées

pour s'introduire chez les gens,

puis sans le moindre bruit, prestement les voler

et repartir en laissant un présent.

 

Accompagné d'une bande de gredins

équipés de sacs en peau de rennes

pour entasser et embarquer le butin

jusqu'à ce que l'aurore vienne.

 

C'est à cette heure jeune qu'ils regagnaient leurs pénates,

les bras chargés de trésors et de merveilles.

Alors les gredins pour se détendre combattaient à la lutte,

d'où leur surnom, les lutins du père Noël.

 

 

(musique : chrismas song."we wish you a marry chrismas" )

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:37

 

voici la suite et fin du conte de l'ambassadeur commencé hier.

Bonne lecture.....

 

 

 

Alors, redoublant d'enthousiasme, le messager s'élança sur ce nouveau territoire,

rêvant déjà à de somptueuses rencontres et de festins pour accompagner son histoire.

Mais au bout d'un moment d’ascension, un violent orage rugit,

et les élément se déchaînèrent tant, qu'il du chercher un abri.

 

Il finit heureusement par trouver une belle grotte

qui malheureusement pour son nez sentait la crotte

et qui semblait s'empuantir davantage

à chaque grondement de cet orage.

 

C'est alors que pour la première fois depuis des mois,

il entendit derrière lui s'élever une puissante voix.

L'émissaire en se retournant, se trouva face à un démon qui venait de sortir de sous terre.

Comme à son habitude, le seigneur de ces montagnes venait profiter du chant des éclairs.

 

« - et bien, qu'avons nous là, demanda-t-il, tout content,

ne serais-ce pas un voyageur égaré qui se cache du temps ?

- que nénni, répondit le jeune homme, je suis ici pour vous rencontrer,

ainsi que tout ceux que mon chemin pourrait me faire croiser.

 

- me rencontrer dis tu ? Personne depuis la nuit des temps n'est venu me voir,

puisque tout le monde sait bien que quiconque s'approche d'ici je le dévore.

Car je suis le fléau des âmes égarés et la terreur des vagabonds, jeune sot !

- mais je ne suis ni l'un ni l'autre, je suis ici pour conter mon roi et son château.

 

- Hum, fit le démon, effectivement, cela demande réflexion,

surtout, qu'il y a fort longtemps que je n'ai tenus conversation.

Très bien petit homme, je suis prêt à écouter ce que tu as à dire,

mais si tes mots ne me plaisent pas, je te met aussitôt à rôtir. »

 

Notre jeune aventurier qui pourtant n'était pas bien malin

compris quand même que de sa verve dépendait son destin.

Alors il raconta l'histoire de son roi et de son pays,

il enchaîna avec sa courte vie et celle de ses amis.

 

Mais le démon depuis trop longtemps solitaire en voulait toujours plus,

encourageant le conteur à parler de tout jusqu'à la moindre petite puce.

Après des jours et des jours de récits,

où chaque brin d'herbe furent décrits,

 

le petit homme, la bouche sèche, fut à cours d'idées

et se creusa la tête afin de ne pas se faire dévorer.

Mais le démon sanguinaire

voulait encore des histoires.

 

Il lui promis, que si il lui en racontait encore au moins vingt,

il laisserait libre le petit conteur de reprendre son chemin.

Alors le jeune homme improvisa et enjoliva ses rêves les plus joyeux

pour le plus grand plaisir de cet être terrible et incroyablement vieux.

 

Mais il tenu parole, bien qu'il soit un démon perfide.

Et laissa l'humain reprendre sa route en direction du vide.

En réalité, il laissait une chance

à un très vieil ami d'enfance.

 

L'être sans âges salua le petit homme d'un rire sardonique

et le regarda partir en direction du passage entre les pics.

L’émissaire cheminait, fier de cette rencontre hors du commun.

Mais il s’avançait, vers le bord où s'étend le grand vide sans fin.

 

Passé le sommet, il tomba dans le néant

où à son étonnement il croisa un géant.

Qui malheureusement était un dévoreur de chairs

mais qui n'en avait plus vu depuis des millénaires !

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:24

 

Il y a fort longtemps, aux confins du monde

vivait au cœur des montagnes immondes

un vraiment terrible et très ancien démon

qui se nourrissait des égarés et des vagabonds.

 

En ce temps là, un roi un peu fou

qui voulait être reconnus de partout,

envoya des émissaires

sur la totalité des terres,

 

pour conter la bonté de leur monarque

qui était en réalité plutôt fantasque.

À chaque êtres, tribus ou royaumes qu'ils auraient à croiser,

ils se devaient de parler de leur sire dans toutes les contrées.

 

Parmi ces émissaires, se trouvait un jeune homme

joyeux, mais pas beaucoup plus haut que trois pommes,

qui lorsque le roi avait appelé des volontaires pour un destin glorieux,

avait répondu à l'appel, lui qui ne rêvait que de visiter d'autres lieux.

 

Quand il fut choisi, il eu du mal à contenir sa joie.

Il faut dire qu'il s'était présenté bien peu de candidats.

Tout fier de son nouveau statut et de sa prestigieuse mission,

il partit vers sa destinée, le cœur vaillant, plein de bonnes intentions.

 

Mais la direction qui lui avait été assignée

semblait apparemment bien peu peuplée.

Depuis qu'il avait quitté les lointaines limites incertaines du royaume,

il n'avait encore rencontré aucune âme vivante, pas même un fantôme.

 

Jours après jours, il avançait sur des plaines désolées

sans changements ni aucuns repères pour se diriger.

Mais il gardait l'espoir car il avait un optimisme à toute épreuves,

sûrement dus au fait qu'il lui manquait une case et vivait dans ses rêves.

 

Il se disait que ce devait être juste un coin oublié par la nature,

et n'étant que le premier pays croisé sur le chemin de son aventure.

C'est alors, comme pour lui donner raison,

des formes pointues apparurent à l'horizon.

 

Pas après pas, lentement à sa vue ébahit, se dessina les contreforts

d'une montagne sombre qui semblait aspirer la lumière sans efforts.

Notre rêveur était subjugué par la grandeur du spectacle qu'il contemplait,

car rien en son pays, pas même les grandes tours du château ne l'égalait.

 

À suivre...

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 09:01

 

Ce matin une petite souris

s'est glissé sous mon lit,

j'ai sauté au bas de celui ci

en poussant de grands cris.

 

J'ai courus hors de la chambre

et me suis étalé dans l'ombre.

J'ai alors ramassé mes membres

éparpillés sur le sol de marbre.

 

Je me suis précipité sur l’interrupteur

pour dans la lumière chasser mes peurs,

et suis allé téléphoner à un dresseur

pour qu'il vienne la chasser dans l'heure.

 

Après une longue attente, il a fini par venir,

je lui ais tout raconté et il s'est mis à rire.

Il m'a dit qu'il ne pourrait la bannir,

mais seulement pour un temps la faire fuir.

 

Nous sommes monté en haut,

moi caché derrière son dos.

Il m'a alors montré un petit bout de museau

qui dépassait de sous les draps, que c'était beau.

 

Je lui ai demandé si il y avait moyen de l'attraper,

car j'ai eus de suite envie de l’apprivoiser et l'adopter.

C'est comme ça qu'est né une grande amitié,

et depuis je ne me suis plus jamais effrayé.

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