Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:45

 

je suis parti faire le tour du monde

pour vérifier si la terre est bien ronde.

J'ai d'abord marché

jusqu'au portes de la cité,

 

mais je n'ai rien constaté d'extraordinaire

à part un chien qui suivait un dromadaire.

Alors, j'ai continué au loin

jusqu'au bord d'un ravin.

 

Là, j'ai vus deux hirondelles

qui s'enfuyaient à tire d'ailes,

poursuivies par un canardnivore

qui était à la recherche d'or.

 

J'ai ainsi poursuivis ma route

toujours rongé par le doute.

Mais des montagnes à la mer,

et des prairies aux déserts,

 

je n'ai rien trouvé de concluant,

à part quelques poissons volants

tous attirés hors de l'eau

comme si le bas était en haut.

 

Je ne sais pas si je n'aurais jamais la réponse

à ce mystère qui depuis longtemps me tracasse,

mais je continue sans relâche mon voyage

en espérant un jour tombé dans les nuages.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:34

 

Il y avait un vieux dromadaire

assis sur un rocking-chair

qui jouait un ancien air

sur une flûte traversière.

 

Quand vint à passer un hérisson

qui s'arrêta sur le paillasson.

Il salua le maître de maison

et demanda quel était cette chanson.

 

L'ancien dit que c'était une comptine

qui parlait d'antiques bottines

qu'avait découvert une fouine

dans le terrier d'une de ses cousines.

 

Elle les aurait enfilées

et avec se serait envolée.

Mais elle aurait tellement monté

qu'elle se serait fait dévorer.

 

Car au dessus des nuages

il y avait une demeure sans âge

ou réside un ver pas très sage

qui mange tous ceux qui sont de passage.

 

Voyant alors le petit hérisson tout tremblant

le camélidé dit que ce n'était qu'un conte pour enfants,

et qu'il ne faut pas prendre les histoires pour comptant

où il finirait par se faire dépouiller de ses piquants.

 

 

 

(musique : Vivaldi "concerto pour flûte traversière op10" )

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 13:55

 

Assis sur un nid sauvage

je regardais danser un singe.

Du haut de mon perchoir,

d'un coup, je me laissa choir

pour atterrir au pied du primate

et jouer avec lui les acrobate.

 

Mais l'agile petit velu

n’appréciant pas les intrus.

s'est soudainement jeté toutes dents dehors

sur les parties exposées de mon corps.

J'ai finalement réussis à l'arrêter,

mais j'avais perdu le bout de mon nez.

 

Alors je me suis mis en rage

et lui ordonna de se tenir sage

où je préparerais une gamelle

pour y faire bouillir sa cervelle.

Obéissant à contre cœur,

il s'effondra en pleurs.

 

Je lui demandais pourquoi un tel chagrin

tandis que moi je ne m'étais pas plaint.

Il me manquais pourtant un morceau

à extrémité de mon pauvre museau.

Mais dit-il, c'est là qu'est justement le soucis,

j'ai maintenant dans la bouche un goût de ranci.

 

Je lui ai dis qu'il ne s'en prenne qu'à ses humeurs,

car après tout, je n'étais pas son quatre-heure.

Alors je suis partis comme j'en avais ma claque

des facéties de ce vilain petit macaque.

Depuis, je suis allé voir un célèbre petit homme

pour demander une greffe au fil doré, pour ma pomme.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:03

 

en cueillant des champignons

je suis tombé sur un gnome,

il avait l'air bien mignon

et pas plus haut qu'une pomme.

 

Pourtant il n'était pas vraiment charmant,

c'était un petit être désagréable

qui m'ordonnait de partir immédiatement

avant qu'il ne m'écrase sous un érable.

 

Il devait avoir des tendances suicidaires,

j'ai même pensé qu'il devait être fou

pour m'interpeller sur cet air,

il cherchait sûrement des coups.

 

Je lui ais demandé si il s'était regardé,

avec sa carrure de sauterelle.

Je pouvais sans efforts l'écraser

d'un seul de mes orteil.

 

Mais il se mit à rire

et disparut d'un bon.

Il venait de s'enfuir

sans explications.

 

Je criais que c'était digne d'un lâche

de lancer des menaces

et de disparaître dans une cache

quand il faut parler en face.

 

Mais j'entendis un rire lugubre

résonner à travers les bois,

et je vis avec étonnement un arbre

s'avancer lentement vers moi.

 

Le lutin me redemanda de poser ses champignons,

ou il ferait de moi du compost.

Mais je les avais trouvés, il n'en était pas question.

C'est alors que l'arbre me réduit en compote.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 12:31

 

Durant les siècles qui ont passés

j'ai parcouru le monde de ports en ports,

à la recherche d'une légende cachée

qui renfermerait un fabuleux trésor.

 

J'ai parfois erré en démon

en me déplaçant avec fureur,

rasant châteaux et maisons

dans un élan de mauvaise humeur.

 

Fouillant chaque pierre

qu'une à une je désolidarisais,

jusqu'aux fondations sous terre

au cas ou elles recèlerait un secret.

 

Tantôt me déplaçant en vagabond,

allant de villes en villages

me faisant inviter dans chaque maisons,

questionnant les fous et les sages.

 

À certaines époques j'ai remplacé la mort

dans son labeur aux quatre coins de la planète,

ne laissant derrière moi que des corps

après avoir farfouiller dans leurs tête.

 

Et finalement au milieux du 20ième siècle

j'ai mis la main sur une fantastique invention

qui me fit oublier l'objet de ma quête

et enfin me permis d'avoir chaud aux roustons.

 

Car dès la découverte de l'apparition du slip

je me suis quand même un peu radouci,

et ne prend plus tout le temps le monde en grippe

depuis qu'est confortablement installé mon zizi.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 10:25

 

Je me suis attelé à la tâche éreintante,

de retarder mes coucous et tocantes

qui jonche les allées de mon vieux manoir

et dont les clefs débordent d'un grand tiroir.

 

Après avoir fini de toutes les remonter,

il m'est resté dans les mains une petite clef.

Après mûres réflexions,

je suis allé voir au donjon.

 

Tout en haut de la tour,

dans une pièce sans jour,

posée au centre sous un vieux drap malade,

se cachait une antique horloge à colonnades.

 

Elle semblait ne plus fonctionner,

mais lorsque je l'ai remontée,

les rouages se sont animés en cœur

comme si elle ne s'était arrêté qu'hier.

 

Il y avait plusieurs cadrans

gravés de signes différents.

C'était des alignements astronomiques

de plusieurs regroupements cosmiques.

 

Lorsque j'ai inséré la clef sous les chiffres dans la serrure de réglage,

les aiguilles se sont lancées anarchiquement dans une course sauvage.

Elles finirent par ralentir et reprendre leur cours.

Mais le cadran semblant donner les heures,

 

avançait de pas moins de cent quarante minutes.

Alors, j'ai tourné la clef pour remédier à cette faute.

L'erreur, c'est que c'était des millénaires,

et la pendule me projeta à une époque obscure

 

ou toute vie semblait avoir depuis longtemps désertée

ce lieu étrange parsemé d'indéfinissable roches taillées,

côtoyant d’impressionnants abîmes

d'où jaillissait de gigantesques flammes.

 

J'entendis un cri inhumain déchirer le silence,

semblant sortir d'une gueule d'où émane la puissance.

Et de l'épaisseur des nuages, aussi gros qu'une montagne,

sortit un dragon de pierre, suivit de sa compagne.

 

Voyant s'approcher ces êtres venus d'ailleurs

et ne voulant pas jouer les perturbateur,

j'ai retourné la clef dans l'autre sens

pour regagner le cours de mon existence.

 

J'ai fait aménager la tour pour plus de confort,

et ais rangé la clef dans un solide coffre fort.

Car quand on joue avec le temps,

on ne sait jamais ce qui nous attend.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:53

 

j'ai sorti l'épée du fourreau

pour combattre un blaireau.

Mais le vieux dinosaure

m'a dit que j'avais tort.

 

C'est que voyez vous,

c'est un grand filou,

ce n'est pas vraiment qu'il est sage,

mais il a toujours un vieil adage.

 

Alors moi je l'ai cru,

et devant tans de vertu,

j'ai prestement déposé les armes,

plein de remords et de larmes.

 

Mais le vieux saurien

ne parlait pas pour rien.

Tandis qu'il me déversait ses tirades,

discrètement il plumait le plantigrade.

 

Quand je lui ai fais remarquer,

il m'a dit que c'était pour se raser,

et le nudiste pour la route

il servirait de casse-croûte.

 

Mais j'ai tout de suite sentis le piège,

et je ne suis pas rentré dans son manège.

Non, on ne me fera pas prendre des vessies pour des lanternes,

je sais bien qu'un reptile ça n'a pas une once de poil sur la couenne.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:22

 

Par un malencontreux effet pervers,

je me suis retrouvé la tête à l'envers.

Forcément, de cette position je voyais le ciel en bas

et ne pouvais qu'imaginer le haut à chaque pas.

 

Dans la vie de tout les jours,

ça peut vous jouer des tours.

Par exemple, quand vous vous servez un café,

vous avez la fâcheuse tendance à en mettre à côté.

 

Et si vous êtes un mec, et que vous allez aux toilettes,

ce n'est pas si évident de bien viser dans la cuvette.

Et quand je me retrouve dehors sous la pluie,

je ne vous dis pas comment le nez il se remplit.

 

À part le fait que si je me laisse pousser les cheveux

je suis sûre de ne pas me les retrouver dans les yeux.

Sinon, je confirme qu'il n'y a que des inconvénients

depuis que je suis au cou d'un adorateur de Satan.

 

 

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 13:29

 

C'est l'histoire d'un prince déchu

parce qu'il était par trop farfelu.

Tandis qu'à la cours on respecte le protocole,

monsieur folâtre, s'amuse à dépend et picole,

 

opérant moult tours pendables

sur l'assemblée des notables,

jusqu'à son vieux paternel le roi

qu'il à mis souvent dans l'embarras.

 

Ils ont bien essayer de le mettre sur le droit chemin

en lui imposant des responsabilités, mais en vains.

C'est ainsi que le dernier espoir de son père

fut de l'envoyer au loin pour faire la guerre.

 

Il l'a donc promus général

pour aller bouter son rival,

pensant qu'alors sur le champs de bataille

n'ayant guère le choix il se montre de taille.

 

Mais que nenni, car le petit facétieux

ne voulait pas envoyer de gens aux cieux.

Il remplaça les charges de poix par de la mélasse,

lancées au cœur de la mêlée, figeant les armées sur place,

 

pour le plus grand désarroi des monarques des deux empires

qui se mirent d'accord pour l’évincer de toutes cours et le bannir.

Mais il continu pourtant chaque jours à faire scandale

par des farces à la populace ou marchant nu en sandales.

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:21

 

par une nuit sans réverbères

j'ai promené mon revolver.

Je lui ai tout d'abord fait visiter

les avenues et beaux quartiers

 

d’où l'on a rapporté plein de souvenirs.

Des colliers de diamants et de saphirs,

et de grosses valises

remplies de devises.

 

Après cela, je l'ai emmené à la rencontre

de grandes œuvres et de toiles de maîtres.

J'ai tout naturellement commencé par le musée Dali,

mais par un étrange phénomène il s'est tout ramolli.

 

Que pouvais-je bien faire d'une d'une tel arme

qui ne ferait aucunement peur aux gendarmes.

Bien sûr, j'ai pris mes jambes à mon cou,

car la sécurité n'avait plus peur du tout.

 

Et bien finalement je l'ai collé sur un tableau,

et comme tout le monde le trouve trop beau,

je l'ai mis en vente sur un site d'enchères.

Car en fin de compte, ça rapporte plus l'art.

 

 

(musique : "downtown revolver" the bloody hollies )

Repost 0
Published by orcheon - dans fables
commenter cet article

Bienvenue !

  • : orchéoniades
  • orchéoniades
  • : Bonjour, ou bonsoir, visiteur, ici tu découvriras des textes sous toutes formes, humour noir, humour, et poésie. En proses je dispose de mes écrits.
  • Contact

blog vert.

Recherche