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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 11:02

 

Bien le bonjour, et oui, me voici enfin de retour

de mon expédition à trois milles pieds sous ma tour.

Je suis donc descendu avec une grosse hache,

un gros cochon pour me précéder et une torche.

 

À la lumière des flammes, j'ai vus ce qui faisait des éclats,

ce n'était que de gros diamants qui tapissent les parois.

Ah, je vous dis, ces trolls, pour un peu, ils auraient peur de leur propre ombre.

De simples reflets sur des cailloux, et ils croient qu'ils vont finir dans la tombe.

 

Après de longues minutes de lumière intense,

la composition des murs se fit plus dense,

et la luminosité est enfin revenue à la normale

pour profiter de cet environnement spectral.

 

J'y sentais de la fraîcheur, et une odeur de décomposition,

c'était sûrement dus à cette multitude de champignons

qui rendaient l’atmosphère un brin puant,

et il y coulait des filets de bave très gluants.

 

Après avoir passé ce champ de globes fongiques,

devant nous, s'ouvrait une grande caverne magique.

Il y poussait comme des boules de dentelles,

tissées avec soin par de fragiles demoiselles.

 

Mais ce n'était que des cocons de repas,

d'araignées grosses comme des chats.

Nous passâmes les ouvrages de ce repaire si beau,

pour reprendre notre route à travers le boyau.

 

Faisant avancer en cadence mon ami porcin,

par devant moi pour éviter les pièges malsains,

nous atteignîmes après une longue descente,

une grotte remplie de bestioles grouillantes.

 

J'étais là, déçu, arrivé au bout de ce tunnel,

sans avoir rien découvert d’exceptionnel.

Quand j'entendis bailler

dans un recoin caché.

 

Je m'approcha de la source du bruit,

et y vis, un énorme ver tout gris.

-quelle est cette présence qui viens en mon repaire,

pour me réveiller après un sommeil millénaire ?

 

Voilà qu'en plus il me parlais,

et dans ma tête il s'insinuait.

Je lui demanda ce qu'il pouvait bien être,

il me répondit qu'il était un vieux poète.

 

Il avait, il y à longtemps, créé le monde du dessus,

pour pouvoir s'y reposer en paix après avoir pondu.

Il était aussi, le père et la mère des tout premiers dieux,

et il avait creusé cette retraite en les laissant à leurs jeux.

 

Nous discutâmes pendant de longues heures,

il était vraiment avide de connaître nos erreurs.

Je pris finalement congé par obligations, lui promettant

de lui ramener en visite ses enfants et leurs descendants.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:26

 

Ça y est, j'ai préparé mon matériel

pour aller explorer les tunnels

qui s'enfoncent apparemment sans fin sous mon donjon,

bien en dessous des catacombes creusées par un dragon.

 

C'est un de mes troll qui m'a signalé leur emplacement.

Il s'était trompé de chemin quand il est tombé devant.

C'est fou ce qu'ils peuvent êtres peureux

ces petites gargouilles au gros nez véreux.

 

C'est qu'ils ont l’imagination fertile,

il aurait entendu et vu en bas, parait-il,

des crissements et des frottements de chitine,

ainsi que des éclats de lumière cristalline.

 

Pour éviter de me retrouver au milieux du salon

sans y être annoncé d'un quelconque démon,

je leur ais à tous demandé si se ne serais pas un raccourci

vers un des enfers dont je n'aurais pas du tout été avertis.

 

Mais ils m'ont assurés de ne pas en avoir connaissance.

Alors, ma curiosité s'est mise à me titiller fort les sens.

Avoir un monde à moi, inexploré

qui m'attend juste sous mes pieds.

 

Pour un peu, j'en aurais embrassé

le monstre aux gros pieds palmés

qui traîne entre le fond de mes douves et les vieux marais.

Bon je vous laisse, et si je m'en sors, je vous le raconterais.

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 11:53

 

Aujourd'hui, on a eu un orage assez violent,

avec en prime de grosses rafales de vent.

Je dînais bien au chaud lorsque soudain,

le toit de la maison s'envola dans le lointain.

 

En un instant ma purée se changea en soupe

et l'eau se mit a déborder de ma coupe.

Je me leva rouge de colère,

et ma chaise en tomba à terre.

 

Le choc fut tel, que des lézardes zébrèrent

le sol qui se fissura, et les murs tombèrent.

Me déranger pendant mon repas,

je vous le dis, ça ne se fait pas.

 

Je suis allé chercher mon tromblon

dans les décombres de la maison,

je l'ais alors chargé de gros sel

et suis aller me mettre en selle.

 

J'ai donc sortit ma mobylette

et ais remplacé les roulettes

par de bon gros parachutes dorés

qui à l'aide du vent mon fait décoller.

 

Je suis allé m'expliquer avec St Pierre,

mais il avait un alibi, il était en prière.

Il m'a dit qu'au bar d'là porte d'à côté,

il avait vu Zeus sortir un peu cuité.

 

Effectivement, un peu plus loin,

je le vis titubant et bien plein.

Il se battait contre des chimères,

et lançait grondements et éclairs.

 

Ah, moi j'allais le dessoûler,

et le ramener à la réalité.

J'ai vus carrément rouge quand un flash

m'a frôlé, et en plus roussit les moustaches.

 

Là, c'était trop, j'ai mis pied à terre,

puis, ais visé directement son derrière.

Il en a été sacrément surpris,

et en a laissé tombé son fourbis.

 

Si bien, que dessous les nuages,

tout le pays fut touché par l'orage.

Il beugla et m'injuria tout en se retournant,

mais se tut en voyant mon regard pas content.

 

Qu'il ait mal au dessus des cuisses,

ce n'était que pour moi de la justice,

après tout, ce n'est qu'une divinité,

ça ne va pas non plus le défriser.

 

Pour s'excuser, il m'envoya

des héros pour réparer tout ça.

Je dois reconnaître, qu'ils ont bien travaillé,

je dirais que c'est un peu trop pour le quartier.

 

Ce n'est pas vraiment les statues,

géantes à l'entrée de l'avenue,

ni la fontaine aux lions,

mais je dirais le panthéon.

 

Ces douze colonnes grecques,

de plus de dix-sept mètres

qui décore l'entrée colossale

de ce palais très provençal.

 

Maintenant, de la terrasse je domine le coin,

et fait vraiment de l'ombre à tous les voisins.

Mais je peut enfin dîner en paix,

même si un dieu attrape le hoquet.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 10:57

 

Aujourd'hui, je suis sortis de mon bois,

c'est vrai que ce n'est pas la première fois,

mais il y avait fort bien longtemps

que je n'avais vus la ville effectivement .

 

Et bien, moi j'ai trouvé

que ça avait bien changé.

Outre le fait que les magasins soient tous identiques,

et qu'il n'y ait quasiment plus une seule petite boutique.

 

Les populations sont devenues hétéroclites,

même les pigeons ne prennent plus la fuite.

J'y ais rencontré le grand Schtroumpf pouèt,

qui sortait avec Robin des bois trop pompette.

 

Quand est arrivé Peter Pan

jaloux de voir son amant,

dans les bras d'un vieux hors la loi,

il a piqué une crise, il était aux abois.

 

Il est allé prendre ses valises en carton

et est partit avec Batman en mission.

Il y avait Maya l'abeille faisant la manche,

se faisant chassée par des pervenches.

 

Quelques jeunes de cités,

des vampires assoiffés.

Se querellaient assez bruyamment

avec un gang de zombis militants.

 

Je ne sais pas si c'est moi qui deviens vieux,

ou bien les gens qui sont devenus furieux,

mais je trouve que le monde reste serein

alors qu'il y à de plus en plus de lutins.

 

Comme si les contes de fées,

associés aux dessins animés

s'étaient matérialisés dans les rues,

sans que j'en ais jamais rien sus.

 

Je ne sais pas, mais je les ais trouvés bizarres,

ces villes qui ont eut leurs jours de gloires.

Je ne vais plus oser de mon domaine sortir,

de peur de rencontrer le gros casimir.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:14

 

Une araignée tissait une toile de glace

pour attraper des éclats de lumières,

sur le dos d'un grand tigre féroce

qui se prélassait dans une carrière.

 

Notre petite arachnide maline,

inlassablement sa toile filait

sur cette belle fourrure féline

pour réussir son plan secret.

 

Quand elle fut enfin satisfaite,

bien gavée de points lumineux

et qu'alors son œuvre fit complète,

elle rassembla dans un sac ses vœux.

 

Et en attendant le soir,

entonna doucement une litanie

qui devait réaliser ses espoirs,

l'attente de toute sa vie.

 

Un secret volé à un vieux sage,

celui de briller sans égale.

Vraiment un très ancien sortilège

celui de devenir une étoile.

 

Lorsque enfin arriva la nuit,

l'araignée brillait de mille feux,

son sac de vœux alors elle ouvrit,

et elle fut emportée dans les cieux.

 

Aujourd'hui, le soir, dans le ciel,

on peut la voir tisser sa toile

là haut, en brillant de plus belle

entre les myriades d'étoiles.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:02

 

Je suis partis pour mes vacances,

quelques jours en station spatiale.

Mais ce petit voyage dans l'espace

et bien, ne fut pas vraiment banal.

 

À mon arrivé, j'ai été pas trop mal accueillis

par un espèce de vilain petit singe sans poils

dont le doigt brillait pour désigner les sorties,

et qui vendait des téléphones pour les étoiles.

 

Les deux seuls animateurs n'étaient pas très enjoués.

L'une, ne proposait que des sorties animalières

dans de vieilles carcasses de vaisseaux tout rouillés

à photographier de gros cafards et leur reine mère.

 

Le second, nous proposait au choix,

soit, entraînement au maniement du sabre laser

en faisant voler des objets sans les doigts,

ou apprendre à chevaucher de très grands vers.

 

Le chef de la mini cuisine du bord,

un géant tout poilu et sans vocabulaire,

pouvant à peine bouger son corps,

ne nous servait que d'infects galets verts.

 

Un couple de touristes

qui se plaignaient tout le temps,

que le séjour était triste

on subitement pris le champ.

 

Tant mieux, car ils étaient enquiquineurs,

à sans arrêt vouloir tout chasser,

de l'ewok de compagnie au robot nettoyeur.

En plus leurs locks étaient mal coiffées.

 

Et il y avait aussi ce type tout nu, un voyageur temporel

complètement ravagé,

qui criait à l'apocalypse dès qu'il voyait un robot poubelle,

en courant se cacher.

 

Ce ne fut pas des congés de tout repos,

même que le pilote du retour, je ne vous dis pas,

il était complètement fou dingo,

il pilotait les yeux clos, car la force guidait ses bras.

 

M'enfin, je suis bien heureux de retrouver la terre,

car ici, les cinglés sont moins dangereux

pour s'en échapper, il suffit de sortir par la porte arrière

et d’appeler un taxi pour partir loin d'eux.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 10:30

 

Planant au dessus des ondes,

j'ai aperçus l'avenir du monde.

Une vision vraiment extraordinaire

de la planète en avant première.

 

Le travail le plus dur,

sera pousseur de voiture.

Pour économiser l'essence,

un décret de la présidence.

 

Dans les rues, les gens seront multicolores,

car la mode sera de se peindre sur le corps.

À cause d'un réchauffement d'enfer

obligeant à sortir nus comme des vers.

 

Les grenouilles auront tellement grossit

dans les rivières et étangs de tous pays,

qu'elles serviront à tirer les wagons

dans les grands parcs d'attractions.

 

Moi, je vous le dis, ce qui m'a vraiment épaté,

c'est que avions et bateaux auront fusionnés.

Ils voleront juste en dessous de la surface de l'eau,

propulsés par des méduses et tirés par des radeaux.

 

Voilà, je voulais seulement vous dire

ce que j'ai vus de la vie dans l'avenir.

Le garder pour moi aurait été vraiment égoïste.

Ah, j'allais oublié, ça n'existera plus les terroristes,

 

ils auront été remplacés par des marchands de pompons

qui bien évidemment remplaceront les slips et caleçons.

Par contre tout le monde se doit de trier

les vieilles paires de chaussettes usagées.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:42

 

Dans un tout petit arbre magique,

un éléphant façonnait une barrique

pour recueillir la rosée

des feuilles au goût sucré.

 

Dans l’enchevêtrement de ses racines,

une famille composée de vaches félines

tricotaient une multitude de pensées heureuses

pour s'envoler par dessus des mers rocheuses.

 

Au firmament des cieux,

un requin bien vieux,

chantait de longues sérénades

aux nuages qu'il mangeait en salade.

 

Une tortue bien solitaire,

galopait dans un désert

entièrement remplit

de bananes et de kiwis.

 

Et moi rêvant d'aventures enchantées

je me suis enfuis sur la pointe des pieds

loin de ce monde rocambolesque

sans aucune figures romanesques.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:49

 

Une fleur m'a tirer la langue près d'un mur,

j'ai bien crus que je devenais fou pour sur

en voyant cette hallucination étrange.

Mais un lion à costume à franges

 

m'a assuré qu'il l'avait lui aussi vue,

et me dit que ce n'était pas une berlue,

qu'il avait remarqué que depuis quelques temps,

les plantes avaient de drôles de comportements.

 

Il en avait parlé avec un peuplier,

qui l'avait tout de suite rassuré.

Donc, je m'inquiétais pour rien,

que c'était normal, tout allait bien.

 

Mais il arriva la lune,

descendu sur une plume.

Elle me dit que le félin était cinglé,

et qu'il ne fallait surtout pas l'écouter.

 

Les plantes ne parlent pas,

c'est que tu deviens gaga,

il te faudrait consulter un psychologue,

avant de te mettre à parler à tes gogues.

 

Mais pour me rassurer,

une licorne est arrivée.

Elle a chassé prestement ces deux bavards,

qui ne me racontaient que des bobards.

 

Accompagnée de son ami le lutin,

elle m'a assuré que je n'avais rien,

que ce n'était qu'une bande de crapauds

notoirement reconnus comme des idiots.

 

Tous repartirent sur un arc-en-ciel,

pour rejoindre notre vieux soleil,

qui m'a sourit et fait un clin d’œil.

Je n'osais pas marcher sur une feuille,

 

par peur de risquer de la froisser,

et me mettre à dos tout le potager.

Car si j'ai tout bien suivis,

je suis encore sain d'esprit,

 

mais que j'ai été le jouet

d'une bande de simplets

qui m'ont fait prendre une fleur

pour une illusion de rêveur.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 11:43

 

Deux petits flocons

posés sur mon balcon,

ont parlés boutique,

devant une vieille tique.

 

L'un parlant température,

l'autre de dame nature.

Le premier du climat qui se réchauffe,

le second de l'insecte devant qui est moche.

 

Un petit coup de vent

l'a soufflé doucement

sur la vitre du patio,

ou il a fondu aussitôt.

 

La tique se sentant insultée,

voulu parler au flocon resté.

Celui ci, prétentieux la snoba :

-tu n'est pas digne de moi !

 

Un oiseau se posa en douceur

à portée de l'insecte suceur.

Qui grimpa au chaud

en regardant de haut

 

elle piqua bien goulûment le volatil,

qui se lâcha sur le flocon peu volubile.

Ce n'est pas parce qu'il se croyait supérieur

qu'il n'est pas mort dans la merde et sans peurs !

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