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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 12:47

 

J'ai été demain et je serais hier,

j'irais glisser sur le destin et dévoilerais l'hiver.

Mais à la croisée du matin s'étirait la lumière

pour abolir la douleur et alléger les peines.

 

Alors, sans faillir, en douceur j'ai déversé les miennes.

Dès lors, un sourire sans humeur à inondé mes veines.

 

C'était une nouveauté pour un mutin qui noyait la mer,

sortait ses pieds du chemin et courrait à l'envers,

ronflait à la pensée du vin et s'enivrait dans l'éther.

 

Ainsi, en dansant un rythme immobile

saisi par un vent aux rîtes volubiles

qui hurlant un calme inaudible

s'est reflété serein sur l'arrêt amer.

 

J'ai oublié le rien qui emprisonnais cet air,

et ai sans sourciller repeint mes traits de misère.

 

 

(musique: Dead boy's poem "Nightwish" )

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 09:58

 

Après un temps d'oublis,

on vous impose de la propagande.

Des réclames biens pourries

qui grillent le cerveau et fout les glandes.

 

La seule liberté qui nous reste

est de leur donner toujours et encore de l'argent,

cette invention indigeste

qui précipite notre monde dans le néant.

 

Tout n'est pour eux qu'affaire de bénéfices

de rentabilité de pouvoir de mensonges et de perfidie.

Empoisonnant nos filles et nos fils,

en se prenant pour des rois alors qu'ils ne sont que bandits.

 

Avons nous donc finalement perdu la raison,

ou sommes nous devenus si stupides

que nous nous laissons enfermer dans leur prison

qu'ils nous présentent comme le bonheur ultime.

 

 

( Saez : des p'tits sous. )

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 10:37

 

j'ai fais le tour de la terre

pour chercher un peu de réconfort,

mais je n'y ai trouvé que la misère

orchestrée par ceux qui se disent fort.

 

Alors je suis parti naviguer sur les océans

pour trouver la paix et la sérénité,

mais je n'y ai vus que des déchets flottants

et des nappes de pétrole irisées.

 

Je suis donc monté sur les plus hauts sommets

pour y respirer à plein poumons la pureté de l'air

mais je n'ai pas sentit ce a quoi je m'attendais,

car j'étais pris dans un nuage de fumée et de poussière.

 

J'ai donc décidé de quitter la planète,

quel ne fut pas ma surprise en sortant de l'atmosphère,

j'y ai été bloqué en me cognant la tête

par un bric-à-brac de satellites qui faisaient barrière.

 

Alors je suis rentré chez moi,

un peu déçus, pas mal outré et surtout déconfit,

et me suis couché sous les draps

pour ne plus jamais remettre le nez hors du lit.

 

 

  musique: (ainsi parlait zarathoustra -Richard Strauss)

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 09:53

 

Tu as claqué la porte

aux ailes du destin

et écrasé ce cloporte

qui souriait au matin.

 

Mais il te reste tant à écrire

avant l'arrivée des ombres du soir,

et tout ce chemin à parcourir

dans les reflets dorés du miroir.

 

Pourtant tu es si certaine

de la valeur de tes décisions

que tu deviens hautaine

dès que l'on approche de ton giron.

 

Alors tu ne te fais aborder

que par la haine et la démence

pour ne pas laisser percer

toute cette condescendance.

 

Mue par un ardent désir

de combler ce profond vide

qui te ronge à en mourir

quitte à tomber dans le joug du perfide.

 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 10:38

 

Une musique lentement s'élève

de la forêt à travers la brume,

faisant remonter des racines la sève

éveillant la chorale des siffleurs à plumes.

 

Engourdis par cette froide humidité,

les insectes cuirassés dans leur carapace de chitine

se sentent comme prisonniers,

ils rêvent de sang chaud et de squelette interne.

 

Un chant qui fait dresser les oreilles

des rongeurs et des herbivores,

créant un intérêt sans aucun pareil

pour l'ensemble des carnivores.

 

Car ce matin, aux premiers rayons du soleil

éclora la première ellébore

et ainsi, pendant que chacun s'émerveille

tous écoutent la mélodie de l'aurore.

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:35

 

Face à cet écran vide

je me gratte le bide,

le cerveau réduit en compote

de cette propagande despote.

 

Vautré sans possible mouvements

enserré dans les pans du divan,

gavé de poisons cochonneries

qui précipitent mon sursit.

 

Et dans l’excès, sans commune mesure

pour aller aux toilettes je prend la voiture,

avant de commander à distance

un pauvre ersatz de pitance,

 

pour ensuite tomber dans un sommeil artificiel

grâce à de multicolores pilules enrobées de miel

et passer des nuits sans rêves

pour ne pas me laisser de trêves.

 

Et puis au petit matin

se bâfrer de produits malsains

pour ne pas s'écarter

du chemin qui nous est imposé.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 11:59

 

En m'imprégnant de l'odeur

de ma palette de couleurs,

j'ai eu tout un tas de frissons

de ces fréquences à l'unisson.

 

Cet ensemble de senteurs

m'ont enserré le cœur

et caressé l’ouïe

de doucereux bruits.

 

Avec chacun sa gamme de température

allant du froid polaire à la brûlure,

où chaque goutte est une matière

tantôt sucrée et parfois amère.

 

Tandis que individualité de ces goûts

se trouve soit dur ou alors un peu mou

dans une bulle de temps

qui s'étire loin du présent,

 

semblant être à portée de main,

filant sur une corde d’airain,

mais pourtant à des années lumières

de la moindre pensée terre à terre.

 

 

 

(musique : "clair de lune" Beethoven )

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:36

 

D'un dessin de mélancolie

le ciel et les ombres se confondent dans le gris,

l'attente lue sur les visages

aux regards perdus sur d'autres rivages

se transforme en profondes rides,

grossiers traits creusés de vide.

 

Le paysage semble se recroqueviller

comme pour éviter d'y être regardé.

Pris dans cette sombre spirale

tournant dans un rythme infernal,

trouble la totalité du tableau

semblant faire ressortir tout les maux.

 

Arrive alors une vague de froid

qui s'insinue sournoisement par le bas,

figeant d'un coup tout l'ensemble

sans que le moindre brin ne tremble.

 

Dans ce monde devenu blanc

sous le pinceau un peu rageant

du peintre insatisfait

d'un sentiment trop peu abstrait.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:58

 

Je déplore ce manque d'humanité

qui sévit sur cette terre,

ce désir tordu de s’entre-tuer,

ce besoin de faire la guerre.

 

La plus grande des déficience

de ces êtres qui semblent si méchants,

ce sont leur manque d'intelligence

qui leur font détruire leur environnement.

 

Leur faiblesse, cette envie de domination,

de faire des esclaves de leurs congénères,

cette habitude de raser et bétonner des régions,

de briser, de tuer, de se complaire dans la colère.

 

Quel est ce besoin de se prendre pour un dieu,

de décider pour les autres,

dire ce qui est bien pour eux ou alors odieux

en se prenant pour de bons apôtres.

 

Faisant fit de toute morale

ne respectant qu'une loi,

celle de celui qui tire les balles

et qui se prend pour un roi.

 

 

( Musique : miséréré à 9 "king's collège" )

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 12:14

 

Depuis que mon cœur est parti,

il y a mon âme qui frémit

et mon sang qui se refroidit.

Mes membres se sont figés,

mes os se sont alors effrités

et mes dents ne font que claquer.

 

Je contemple de mon banc

le manège des passants

et les jeux des enfants.

Je regarde simplement tomber le soir

et les ombres s'allongeant sur le square,

appelant l'obscurité et le désespoir.

 

C'est l'heure que choisit la tourmente

pour pousser les paumés sur la mauvaise pente

et leur insuffler des pensées méchantes.

Ils se transforment en dealers de poisons

que distille les veines de nos prisons

pour engendrer le malheur et la destruction.

 

Lorsque pointe le petit matin,

disparaissent les derniers mutins,

laissant traîner les restes de leur festin.

Cadavres abandonnés aux charognards

en quête de chaos dès la sortie du plumard,

suivi au lueurs du soleil par des hordes de cafards.

 

Cette population en déchéance

qui ne compte plus que sur la chance

pour sortir de leur vie de souffrances.

Zombies en attente de rédemption,

troupeau décérébré de moutons

qui stagne saison après saison.

 

Et l'herbe lentement se meure

dans ce parc où s'installe la terreur

d'où pourtant ne s'élève aucune clameur.

Chacun y continue son chemin solitaire,

sans le moindre petit regard en arrière

en longeant chaque jour de nouvelles barrières.

 

 

(musique : Saez "jeune et con" )

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