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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:52

 

En quête du temps

j'ai pris les devants

en laissant courir les années

pour mieux les rattraper.

 

J'en ai d'abord pris par paquet de trois

que j'ai secouées et remises à l'endroit,

ensuite j'ai attrapé des paquets de dix

que j'ai mis de côté pour les prémices.

 

J'ai pioché par ci par là quelques années

que j'ai mises à sécher pour les saupoudrer

sur une poignée de millénaires

que j'ai dégusté en dessert.

 

Je me suis alors préparé une brassée de siècles

que j'ai délicatement disposé en arc de cercles

pour avoir une meilleur vision

du devenir des civilisations.

 

J'ai juste bloqué une semaine

pour tenter d'éradiquer la haine,

et puis je me suis donné un mois

pour vivre la vie d'un roi.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 17:37

 

Un jour, il est possible que vous fassiez un pas

et qu'il vous emmène à des lieux de là.

Que vous vous retrouviez dans un monde inconnu

en plein milieu d'une gigantesque avenue

 

bordée de lacs et de profondes forêts

où chantent des oiseaux et des criquets.

Et que dès la seconde enjambée

vous soyez d'un coup propulsé

 

dans une immensité désertique

où trônerait une vieille boutique

qui proposerait toutes sorte de babioles

et d'huiles étranges dans de petites fioles.

 

Au troisième pas il se pourrait que vous vous perdiez,

mais là il ne faut surtout pas que vous paniquiez,

ou vous seriez aspiré dans une terrible chute sans fin

sans la possibilité de faire un pas plus loin.

 

Et donc serein vous entamez le quatrième

qui au pas de votre porte vous ramène

où vous rentrez pour prendre du repos

jusqu'à ce que vous rechaussiez vos sabots.

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 14:48

 

La mobilité dans l’immobilité

d'un océan sans gravité

où plongent d'en bas

des oiseaux de bois.

 

Une intense végétation

s'élevant en lévitation

déchire la musique du silence

par le chuchotement de son essence.

 

La violence des orages

de ciels sans nuages

lancent leurs éclairs

plus clairs que l'air.

 

Des rafales de vents féroces

sans le moindre souffle ni force

détachent les étoiles

suspendues à la toile.

 

D'insaisissables lumières sombres

projettent d’improbables ombres

s'étirant en brumes évanescentes

éclatées en fleurs iridescentes.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 14:10

 

Coincé dans ce corps

je suis déjà mort,

perdu dans les méandres de ma tête

j'entends sonner un chœur de trompettes.

 

Brisant mes chaînes

que je laisse à la traîne,

je part pour un éternel

voyage dans l’irréel.

 

Quand le temps d'un soupir

s'écrit les pages de l'avenir,

je survole la trame des songes

que j'absorbe tel une éponge.

 

De là, je pars dans l'abîme du temps

pour contempler la migration des titans

en route pour le grand chaos, leur dernier grand combat,

celui de la fin de toute chose dans l’immensité de l’au-delà.

 

Et je me perds avec délice dans l’éther

à contre courant des ondes de l'univers,

en compagnie des placides cétacés de cristal

qui évoluent avec grâce à travers le voile.

 

 

 

(musique : Richard Strauss "ainsi parlait Zarathoustra" )

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 16:21

 

Parti vers un destin

qui pour de bon scellera mon sort

par de radieux lendemains

ou le pourrissement de mon corps,

 

je m'interroge sur le sens de la vie,

ce qui pousse les hommes à agir,

laissant tout pollué, et tout détruit,

abandonnant au chaos l'avenir.

 

Certains pourtant n'ont pas arrêté de se battre

pour essayer de réparer ce mal,

tandis que des enfants continuent de naître,

s’attendant à trouver un monde idéal.

 

Alors qu'ils grandiront au milieu des détritus

et seront nourris aux produits chimiques et transgéniques,

qu'ils seront exploités et finiront au rebut,

puis serviront à boucher les fissures des centrales atomiques.

 

Finalement, quoi de plus beau pour les vacances

que de visiter les zones que l'on a détruites

par notre arrogance et notre insouciante décadence,

puis constater que nous n'avons plus de limites.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:21

 

Traverser les frontières de l'infini

à travers les méandres de l’insensé

pour atteindre les champs d'incendies

qui jamais ne s’arrêtent de brûler.

 

Plonger dans leurs flammes roses

et s'enivrer de leur chaleur alcoolique,

s'en extraire pour trouver l'apothéose

et s'imprégner de ses récits colériques.

 

Se baigner dans les lacs de lumière,

se laisser bercer par les vagues d'ondes,

nager avec les poissons de verre

et remonter dans leurs bulles blondes.

 

Assister le jardinier dément

à semer les graines d'ombres

pour récolter les fruits du néant

protégés de leurs coques d'ambre.

 

Chevaucher les nuages de matière dense,

les faire rouler sur les vapeurs mortes,

et les lancer pour une dernière danse

avec les fumées incertaines en escorte.

 

Voguer sur le silence de la musique

se propageant en vagues sur la trame,

et observer les gouttes d’harmoniques

se briser sur la coque au rythme des rames.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 10:27

 

L'univers en expansion

s'enfle et se détend

projetant ses neutrons

à travers le temps.

 

Disposant dans le froid

et le vide de la matière noire

de formidables supernova

reflétées sur des galaxies miroir.

 

Accélérant de sombres étoiles

écrasées par leur masse

pour déchirer un point du voile

et entrevoir l'envers de l'espace.

 

Soufflants sur des amas stellaires

à travers des sursauts gamma,

embrasant ainsi la matière

dans un ultime et brillant éclat.

 

Parfois, sur un coup de cœur

prend sous son bras de petites planètes

pour y semer la vie par erreur,

la sentir naître, évoluer et disparaître.

 

 

(Musique : Yves Jamait "le bar de l'univers" )

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 11:58

 

Les brumes se sont levées sur le monde

un matin d'humeur immonde.

Elles se sont déversées sur les villes et villages

engloutissant tout sur leur passage.

 

Semant l'angoisse dans chaque interstices,

brisant l'espoir partout où elles s’immiscent.

Menant au désespoir chaque créature,

faisant pourrir à petit feu la nature.

 

Ce monde devenu gris sans horizon,

ayant engendré folie et déraison,

se meurt lentement loin des regards,

sans plus une pensée ni le moindre égard.

 

Chaque cellule se gorgeant d'eau,

fait sortir de leur lit les ruisseaux,

transformant plaines et montagnes

en furieux torrents et mers planes,

 

rendant ainsi l’atmosphère

plus liquide qu'une rivière,

obligeant les dernières créatures pathétiques

à se changer en êtres aquatiques.

 

 

(musique : La gadoue )

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:32

 

Aujourd'hui j'ai fait une grande découverte,

j'ai appris que le ciel pouvait être bleu,

que le soleil pouvait briller au dessus de nos têtes

et que les gens pouvaient être heureux.

 

Je ne sais si ce vieillard disait vrai

ou si ce n'était que les délires d'un vieux gâteux,

mais depuis je rêve de cieux qui brilleraient

et d'un air doux qui s'engouffrerait dans mes cheveux.

 

Je n'ose imaginer ce que serait la nature

sans ces éternels nuages de cendres gris,

voir percer ça et là dans les plaines la verdure,

marcher pied nu sur un sol doux comme un tapis.

 

L'eau, la boue et la glace

remisés en arrière plan tel des souvenirs,

on y verrait fleurir à la place

des arbres, des chants et des rires.

 

Qu'il serait bon de sentir les parfums du printemps,

d'entendre les notes cristallines des oiseaux,

de voir allongé dans les prés verts des amants

et de s'étendre à l'ombre parce qu'il ferait chaud.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 13:09

 

Vivre comme un chien

ça ne me fait plus rien.

Je veux ramper dans la rue,

y mettre mon âme à nu.

 

Basculer dans le caniveau

voir le monde à travers des barreaux.

Mais les putes et l'alcool

sur fond de rock'n'roll

 

chantent en moi l'indifférence

sur un refrain de souffrance,

où je distille mon venin

répandu au creux de mes reins

 

pour évacuer la colère

entre les joints et les bières.

Je vomis des discours politiques

qui me font haïr du public.

 

Harcelé par les journalistes

qui me veulent sur leur liste

pour me griller le cerveau

dans leurs émissions et infos,

 

faire regonfler leur orgueil

en me crachant à la gueule.

Alors je fait une dernière pose

avant que tout n'explose.

 

Je prend mon café et mon héroïne

avant de crever dans un champ de mines.

Et j'attendrai au milieux des bombes

que l'on vienne profaner ma tombe.

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