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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:41

 

Je me suis mis à écrire

pour simplement me décrire.

Un peu martien,

mais pas de trop loin.

 

Un corps surmonté d'une tête

avec incrusté des mirettes,

et aussi de grandes mains

pour applaudir avec entrain,

 

ainsi qu'un postérieur

pour asseoir mes valeurs.

Parfois quelque peu absent

mais tout de même présent.

 

Des jours, pris entre deux feux

entre ce que j'ai et ce que je veux,

et d'autres en total abandon

à la simple contemplation.

 

Alternant entre la folie

et une soudaine apathie.

Voilà, enfin bref, je m'amuse

bien que de temps en temps j'abuse.

 

Donc ce n'est pas drôle tous les jours

de s'improviser joyeux troubadour,

c'est que je ne suis qu'un être,

heu...m'enfin peut-être...

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 16:23

 

Il fut un temps

où les villes sentaient le ciment,

et les routes,

se paraient de vapeurs de mazout.

 

Une ère où les plantations

fleuraient bon la pollution,

avec sa pellicule de pesticides

qui donnait un petit goût acide.

 

En cette période, les soirs d'hiver

on se réchauffait au nucléaire,

et les torrides journées d'été

on se cloîtrait pour ne pas brûler.

 

On avait de tout en excès

pour le plaisir de faire des déchets,

les océans un brin acides,

n'étaient pas encore ces mares putrides.

 

On se gavait de nourriture transgénique

avec un arrière goût d'amertume nostalgique.

On pouvait même raser des forêts

pour se faire une partie de cricket.

 

Tu n'imagine pas comment ça pouvait être bien avant,

nous n'avions pas à vivre sous terre en mangeant les gens,

on buvait de l'eau et non des liquides corporels,

et il y avait même de l’oxygène naturel.

 

 

(musique : Zoufris Maracas "dis papa"

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 18:21

 

Flaque de temps

dérive lentement,

accroche au passage

d'anciens présages.

 

Poussière d'éternité

sur un univers éclaté,

contemple les millénaires

de mondes éphémères.

 

Goutte d'infini

enjambant les galaxies,

passe silencieuse

frôlant les nébuleuses.

 

Souffle d'effondrement

s'enfonce dans le néant,

finissant son histoire

au travers un trou noir.

 

Pensée d'atome,

universel idiome,

à la création

de civilisations.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:44

 

Derrière chacune des fenêtres,

il y avait un monde à paraître.

Si par hasard, vous passiez par le sas des toilettes,

vous atterrissiez dans le pays des hommes sans tête,

 

sitôt que vous franchissiez celui du bureau,

vous vous retrouviez entre les mains du bourreau,

et si vous passiez par la lucarne de la cuisine,

on vous mettait au turbin sur la planète usine.

 

Mais c'est en traversant le placard

juste après la porte des dortoirs

que les choses devenaient vraiment intéressantes,

car on y entrait dans un univers aux mœurs décadentes,

 

où les étoiles frayaient avec les trous noirs,

et les planètes étaient en quêtes de pulsars.

Là où la nature damait le pion

à toutes sorte de civilisations.

 

C'était là, la maison de l’esthète

qui se nichait dans un coin de sa tête,

étouffée par l’humanité

à l'encéphale lobotomisé.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:37

 

Parlons de mathématiques

pour éviter les statistiques,

car j'ai une petite préférence pour le hasard

puisqu'il implique beaucoup de bazar.

 

Commençons par la loi de Murphy,

toujours beurrée, mais jamais ravie.

Puis j'aime trop le chaos,

l’improbabilité c'est si beau.

 

Quand à la recherche absolue,

pour un mathématicien c'est l’inconnue,

il ne leur était pas concevable de la mettre au masculin,

sinon leurs recherches ne seraient pas allées bien loin.

 

Après, il y a l'alternance,

un concept fort dense,

ou comment un simple pile ou face

puisse encore leur faire des farces.

 

Si on les écoutaient, on n’arrêterait pas avec les matheux,

car tout ce qui nous entour pour eux n'est rien qu'un jeu.

Je veux bien m'amuser à analyser le quantifiable,

mais pas décortiquer chaque atomes d'une table.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 18:08

 

Mourir dans l'absurde,

le cœur qui lâche d'une blessure.

Partir d'un monde rude

sans pleurs qui fâchent, juste une fêlure.

 

Crever pour s'enfuir

d'une vie qui n'en finit, ne cède.

Crier pour en finir

avec les pourris, avec ici, la merde.

 

Croupir dans ce marécage puant

qu'est devenu la société.

Souffrir de l'image du décadent

qui pue à s'en décomposer.

 

Macérer dans l'immonde consommation,

suant jusqu'à sa dernière goutte.

Museler la faconde des populations,

noyant sa colère dans la déroute.

 

 

(musique : "Nora Luca" Gipsy star )

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:32

 

trois petits mots

prononcés par un idiot

se sont sauvagement battus

pour savoir qui aurait le dessus.

 

Tout d'abord, le mot d'ordre

se retrouva dans les cordes,

car pour lui, le classement

était ce qu'il y a de plus important,

 

et vu qu'en sortant de la bouche

ils sont partis en escarmouche,

forcément ce fut le bazar

et il se retrouva à broyer du noir.

 

Ensuite, survint un terrible duel

entre le mot d'est et le mot d'elle.

Bien sûr, celui que l'on prenait en exemple

souhaitait se voir attribuer un espace plus ample,

 

et comme de bien entendu, le discret

avec le bien rangé instaurèrent un décret,

leur permettant de sortir d'un seul coup.

Ce qui fit passer l'idiot pour un pauvre fou.

 

 

 

(musique : La Tordue "les mots" )

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:05

 

Summum de la gourmandise,

napper le bout des doigts

de gouttes de chocolat

coulant dans la main sans surprise.

 

Saveur fondant dans la bouche

qui arrache un sourire

avant un grand soupir,

un petit plaisir farouche.

 

Qu'il soit noir, amer ou au lait,

il enrobe le cœur

d'une plaisante douceur

c'est bien pour cela qu'il nous plaît.

 

 

(musique : Olivia Ruiz "la femme chocolat" )

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:10

 

un départ

sans au revoir

se prépare

dans le noir.

 

Couché sur un lit,

presque centenaire

dort tout rabougri

un vieux grabataire.

 

Dépourvu de malice,

soldat d'une antique guerre

combattant le vice

en répandant le sang à terre.

 

Mais il s'était repentit

de toutes ces vies dérobées

qui le visitait dans son lit

pour ne pas le laisser oublier.

 

Alors, il attendait serein

que le temps vienne l'extirper de ce triste monde

où il ne comprenait plus rien,

prêt à rejoindre ses démons dans la tombe.

 

 

(Musique : Boris Vian "le déserteur" )

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 10:53

 

En route vers l'inconnu,

je suis parti sans retenue

découvrir de nouvelles contrées

vierges de toute identité.

 

Des pays extraordinaires

où c'est toujours l'hiver,

peuplés de troupeaux revêches

se nourrissants de neige fraîche.

 

Des continents merveilleux

où le ciel est toujours bleu,

emplis de nuées d'oiseaux marins

pépiant de joie du soir au matin.

 

Rencontrer des peuplades isolées

d'une sagesse jamais égalée,

communiquant avec la nature

pour influencer leur futur.

 

Approchant des civilisations pacifiques

vivants de potions et de filtre magiques,

n'ayant pas connaissance de la guerre

ni de la malveillance ni de la misère.

 

Marchant sous des cieux éternels

qui le jour sont couleur de miel,

et la nuit se parent de myriades d'étoiles filante

inondant le paysage de lumières chatoyantes.

 

Traversant des forêts de résineux

vous enivrant des parfums capiteux

s'échappant d'incroyables tapis de fleurs

poussant spontanément à toute heures.

 

Escaladant des montagnes de cristal

mouchetées d'éclats de rubis et d'opales,

emprisonnant les rayons du soleil

pour embrasser son cœur vermeil.

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