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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:19

 

En cette fin d'année 2012, je vous propose pour changer un peu, une petite chanson sur l'amour. Ouais, ouais, je sais vous allez me dire c'est mièvre, mais bon, il en faut pour tout le monde après tout.

Aller, je vous laisse avec ces quelques mots susurrés à l'oreille des filles.

 

 

Ensemble allons la haut contempler l'horizon,

admirer le coucher de soleil

avec pour seul témoin le ciel,

instants de plénitudes ou nous nous rappellerions.

 

Quand nous faisions l'amour,

ton corps heurtant mon corps

comme pour une mise à mort,

du soir jusqu'au petit jour.

 

Dans les bras d’Émilie,

ou bien alors était-ce une autre

avec qui je me sentais bon apôtre,

on se disait c'est pour la vie.

 

Tout ces moments dont j'ai jouis,

j'aurais voulu pouvoir les figés

pour ne jamais plus les oubliés,

que se soit avec Rosa ou bien Marie.

 

Et bien que je sois comme un fou

quand elles me prennent entre leurs bras

et puis qu'elles me murmurent tout bas

donne m'en encore plus, je veux tout.

 

Pour ensuite me laisser crever dans le caniveau,

après avoir sauvagement consommé nos ébats

que nous brûlions jusqu'au bord du trépas

où tu m'abandonnais là, laissé sur le carreau.

 

 

(musique : Skunk Anansie "Hédonism" )

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:22

Ce petit poème n'est pas à mettre sous toutes les mirettes.

alors dehors les enfants et puis aussi leurs parents...

 

 

Non, ne pleure pas gentil petit n'enfant,

si pour ton premier noël tu n'aura rien,

ce n'est pas parce qu'il n'y a plus d'argent.

C'est que trois jours avant se sera la fin.

 

C'est que papa à préféré tout investir

l'argent pour le réveillon dans des bouteilles,

qu'il s'empresse depuis lors d'engloutir

jusqu'à tomber, et recommencer au réveil.

 

Quand à maman, pauvre créature,

elle se réfugie dans ses émissions et bouquins

censés émanciper les femmes mûres

mais qui lui enlève ce qui lui reste d'humain.

 

Et puis il y a aussi le grand frère

qui passe son temps à beugler et frapper,

cloîtrer dans sa chambre aux posters

pleins de monstres et de filles à peine drapées.

 

Tandis que la sœur, grillée des neurones,

tout les jours scotchée devant son ordinateur

et pendue en permanence à son téléphone,

toujours en pleure pour des histoires de cœur.

 

Alors arrête de chialer et réjouis toi,

puisque dans quelques jours petit veinard

tu ne sera plus opprimé sous ton toit,

car elle va disparaître ta famille de connards.

 

 

(musique : "Endors-toi" Gérard Lenorman )

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:58

 

réfugiés dans la mélancolie

comme dans un douillet abri,

on s'y évade on s’y enfuit

jusqu'au bout de la vie.

 

Prisonniers de notre temps

on hurle le besoin de changement,

toujours blasés, jamais contents,

aveugle à ce qu'offre le présent.

 

Changés en zombis cupides

par toujours trop avides

de toutes ces choses vides

qui s'entassent en tas putrides.

 

Plongés dans l'overdose de la communication

la solitude s'insinue comme un poison

jusque dans le cœur de nos maisons

où chacun est immergé dans sa propre attraction.

 

On a comment marcher,

en toutes occasions motorisés

alors, jamais plus fatigués

dans ces nuits devenues journées.

 

Perdus dans un avenir qui crève,

son cadavre pourrissant sur la grève

on y respire ses émanations corrosives

qui rongent lentement nos rêves.

 

 


 

(musique : Saez "les échoués" )

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:15

 

le monde a aujourd'hui disparu

sous un épais brouillard continu.

Les plantes privées de leur source nourricière,

dépérissent dans ce qui reste de lumière.

 

Les animaux, dans une morne léthargie,

se sont tous lentement endormis,

se laissant petit à petit gagner par la mort,

n'ayant plus la force de bouger leur corps.

 

Les cœurs vaillants autrefois si héroïques,

sont gagnés par des pensées mélancoliques.

Les chansons des grands optimistes

se sont muées en histoires bien tristes.

 

Les survivants ivres

surpris par le givre,

se sont alors figés

pour le reste de l'éternité.

 

 

(musique : Bach "prélude N°1 )

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:52

 

vieille planète électrique

prise dans une toile de câbles,

par dessus un cœur mécanique

qui lentement s'ensable.

 

Grippant un à un ses rouages,

laissant apparaître des pointes d’oxydation

perçants les fragiles engrenages

de ses structures aux immenses dimensions.

 

Les cris d'antiques transformateurs

lançant par intermittence de brillants éclairs,

grincent sous d'intenses douleurs

d'une tension redoublant toujours de colère.

 

Secouant les myriades d'atomes

de cet univers robotisé,

s'étendant en fer et en chrome

sans jamais s'arrêter.

 

Montant jusqu'au firmament

et plongeant loin dans le cœur

de ce monde mourant

victime de son incessant labeur.

 

Prise dans son ambition infernale

d'expansion et d'envie dominatrice,

sur une nature autrefois ingérable

disparue sous les assauts de ce vice.

 

Pensant dominer la vie, la matière et l'atome

la faune s'est elle même éliminée,

laissant le soin aux machines autonomes

de continuer à produire et se multiplier.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 10:59

 

les champs hier inondés

sont aujourd'hui de vastes plaques de glace,

où les lièvres intrigués sont cloués sur place

sous le regard des canards amusés.

 

Sur les arbres blanchis de givre,

les oiseaux serrés les uns contre les autres

attendent que le soleil enfin se montre

et que sa chaleur les enivrent.

 

Quelques brins d'herbe résistants,

la tête dépassant de ses lacs gelés

font le bonheur des ruminants égarés

dans ce monde devenu blanc.

 

Tapis au fond de leur trou

les loirs se sont retirés, pour la saison dormir,

chaudement lovés, forçant leur cœur à ralentir,

pour passer l'hiver tout doux.

 

Les écureuils tête en l'air

ont déjà oubliés les cachettes

où ils ont enterré leurs noisettes

pour tenir le rude hiver.

 

Au matin, sortant de leur foyers bien chauds,

s’exposent à leurs regards hagard

ces grandes et éphémères patinoires

mettant en joie les grands et les marmots.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:53

 

Pataugeant les pieds dans l'eau,

j'ai attrapé un rhume de cerveau.

Le vent dans les cheveux

m'a propulsé dans les cieux.

 

Je suis retombé sur mes pieds

et j'ai sentis la roche se briser.

Puis le monde s'est tue,

Et le froid est venu.

 

Une chute de glace

m'a cloué sur place.

Une myriade de blanc flocons

m'ont recouvert jusqu'au menton.

 

Le ciel s'est ensuite dégagé,

la lune s'est mise à briller,

et le givre a tout recouvert.

Mais c'est normal, c'est l'hiver.

 

 

(musique : Boby lapointe "l'été où est-il" )

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 10:28

 

Oh marches d'épouvantes

cache aux yeux des mortels

tes degrés qui serpentent

aux pays éternels.

 

Cheminant aux temples

taillés dans l'obsidienne,

de leurs faîtes contemplent

les putrides plaines

 

où se meuvent démons

poussant de sombres âmes

aux puits de feu sans fond

dans des rires infâmes.

 

Que ne m’accueillez vous

en vos routes suintantes

de corrosives boues

toujours dévorantes.

 

 

(musique : Toccata & fugue en D mineur "J.S.Bach" )

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 11:54

 

c'est un coup de poignard

dans les recoins de la mémoire,

un souvenir amère

qui pousse à la colère.

 

Puis lentement soufflé

par de douces pensées

arrachant alors un sourire

sur une perspective d'avenir,

 

porté sur les ailes

de rêves éternels,

façonnés sans retenue

pour que l'espoir continue.

 

 

(musique : extrait de la flûte enchantée "chanson de papageno" )

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 12:50

 

Vastes champs de métal

poussant tel un verger du mal

empoisonnant lentement

la planète et le cœur des gens.

 

Titanesques montagnes de béton

s'étendant sous la bénédiction de démons,

plus froid qu'un tombeau,

patiemment rongé par les eaux.

 

Insondables océans de plastique

à teneur hautement tyrannique,

pourrissant le paysage,

inaltérable pour de nombreux âges.

 

Terrible gangrène

que la production humaine,

précipitant le monde de demain

vers son inexorable fin.

 

 

(musique : Yves Jamait  "Jean-louis" )

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